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Mostafa Bendebbagh
Une école, une pensée
Publié dans Info Soir le 08 - 09 - 2006

Créativité n L'artiste a expérimenté, innové en imaginant autrement et fraîchement l'arabesque.
Quelque soixantaine d'objets d'art de l'artiste Mostefa Bendebbagh provenant de sa famille ou de ses amis sont exposés au Musée national des Beaux-Arts et ce, en souvenir de l'artiste, un hommage à titre posthume. L'exposition comprend en grande partie des tableaux, des peintures représentant tout en couleurs des arabesques et des parcours inspirés de l'art décoratif musulman. De ce décor exubérant où naissent, se rencontrent et s'assemblent autant de tracés que de motifs, de volutes que de lignes, ressortent dans cet univers arabesque, des représentations florales et végétales, ce qui donne au dessin une beauté colorée et parfumée. Outre cette représentation florale aux allures ornementales, des inscriptions calligraphiques complètent la collection exposée au musée. Une manière spontanée et créative de représenter l'alphabet arabe et de lui conférer toute sa portée poétique. L'œuvre de Mostafa Bendebbagh révèle un talent, voire une inspiration innée, ce don se traduit à travers un travail qui s'exprime par un geste soigneux, raffiné et détaillé, mais aussi foisonnant, dense et serré. L'art de Mostafa Bendebbagh est à la fois dense et aéré. Une contradiction lui accordant une spécificité dans la manière de représenter l'arabesque.
Mostafa Bendebbagh, selon Dalila M'hamed Orfali, directrice du musée, ne s'emploie pas à faire des arabesques d'une façon artisanale, voire folklorique, c'est-à-dire qu'il ne se cantonne pas à un mimétisme, mais il se livre plutôt — ce qu'a fait, plus tard, Mohamed Racim, pour la miniature — à recréer l'arabesque, en faisant ressortir sa plasticité. L'esthétique s'y manifeste dans toute sa richesse et sa nouveauté. Ainsi, Mostafa Bendebbagh s'est consacré – une vie entière – à faire de l'arabesque, qui s'inscrit dans l'art appliqué, un champ de réflexion et d'exploration. Il a expérimenté, innové en imaginant, en son temps, autrement et fraîchement l'arabesque. Cela a fait de lui une école, une pensée, un chemin à suivre. Son art, il l'a partagé avec des disciples comme Skander et Kechkoul.
Cette exposition marque la date centenaire de l'artiste qui est né à la Casbah et décédé le 22 janvier dernier à l'âge de 100 ans. Il a été, rappelle-t-on, l'élève de l'artisan Abderrahmane Delachi à l'âge de 16 ans et, sept ans plus tard, en 1929, il exposait ses œuvres à l'Exposition universelle de NewCastle en Angleterre.
En 1943, Mostefa Bendebagh, fondateur des arts plastiques en Algérie, a été désigné pour assurer un cours spécialisé à l'Ecole des Beaux-Arts d'Alger. Il expose en 1955 à Paris et après l'indépendance, il a continué à peindre jusqu'à l'âge de 98 ans comme en témoigne une de ses petites-filles.
l L'Algérie se dotera de son premier musée d'arabesques et de calligraphie arabe à l'occasion de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe» pour l'année 2007. Annoncée mercredi par la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi qui inaugurait une exposition au musée national des Beaux-Arts à l'occasion du centenaire de la naissance de l'artiste Bendebbagh, cette réalisation se veut un témoignage de la grandeur des artistes algériens dans ce domaine. Le musée sera situé au niveau de l'un des plus beaux palais de la Casbah, en l'occurrence le palais Mustapha-Pacha. Par ailleurs, Mme Toumi a annoncé un autre projet de réalisation d'une école de métiers du patrimoine en collaboration avec le ministère de la Formation professionnelle.


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