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L'ambassadeur du Maroc exprime les regrets de son gouvernement
L'Algérie écarte la thèse de «l'incident isolé»
Publié dans La Tribune le 03 - 11 - 2013

Dès son retour à Alger, hier, l'ambassadeur du Maroc, Abdallah Belkeziz, a exprimé les «regrets» de son gouvernement suite à la violation du Consulat général d'Algérie à Casablanca et la profanation de l'Emblème national, qu'il a qualifiées d'«acte inadmissible», a indiqué, hier, le ministère des Affaires étrangères. «L'ambassadeur du Royaume du Maroc, M. Abdallah Belkeziz, a été convoqué, cet après-midi (dimanche), au siège du ministère des Affaires étrangères où il lui a été rappelé la demande pressante formulée vendredi dernier auprès du Chargé d'Affaires de son ambassade pour obtenir le plus rapidement possible les explications circonstanciées sur la violation inacceptable des locaux consulaires algériens à Casablanca et la profanation impardonnable de l'Emblème national, le jour même de la célébration du déclenchement de la glorieuse Révolution du 1er Novembre», a précisé le ministère dans une déclaration à l'APS. En réponse, «l'ambassadeur a exprimé les regrets de son gouvernement et a indiqué que le ministre des Affaires étrangères du Royaume du Maroc s'est entretenu avec l'ambassadeur d'Algérie à Rabat le jour même de la violation de l'enceinte consulaire algérienne pour ‘‘condamner cet acte inadmissible''», ajoute le ministère. Toutefois, le ministère des Affaires étrangère a rappelé à l'ambassadeur «que l'Algérie n'accorde pas de crédit à la thèse de l'‘‘incident isolé'' et encore moins au ‘‘fait divers'', et ce sur la base d'une analyse rigoureuse des éléments visuels de preuve entourant le double forfait perpétré par un individu faisant partie d'un groupe de manifestants hostiles à l'Algérie et à ses hauts responsables [...]. Dans ce contexte, les autorités algériennes demandent à être associées, selon une forme appropriée et conformément à la pratique internationale, à l'enquête pour déterminer les faits et s'assurer que les suites appropriées ont été engagées à la suite de cet incident particulièrement grave», a indiqué la même source.
Le rappel du ministère des Affaires étrangères exprime la position des autorités algériennes qui attendaient des explications de la part du gouvernement marocain suite à l'attaque du consulat d'Algérie à Casablanca et l'arrachage de l'emblème national, mais en écartant la thèse de l'acte isolé.
Abordant la polémique née depuis le 1er novembre, date symbole pour les Algériens, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, avait déjà émis le vœu que «l'enquête annoncée par le Maroc révèle qu'il s'agit d'un acte isolé et qu'il n'existe aucune implication de près ou de loin des autorités marocaines et que le jeune impliqué assume ses responsabilités», ajoutant que «c'est alors que les choses reprendront leur cours normal». Au lendemain de l'acte, inacceptable, les autorités marocaines ont essayé de se draper derrière l'explication de «l'acte isolé».
Un argument qui ne peut pas tenir même si l'agence marocaine MAP cite une intervention «immédiate» des forces de l'ordre. Car, dans les faits, il n'y a eu intervention qu'après l'attaque. Ce qui ne manque pas de renforcer l'idée d'un acte programmé. Il n'est pas inutile aussi de relever qu'un appel à manifester devant le consulat algérien de Casablanca a circulé, dans les réseaux sociaux, depuis le 30 octobre. L'appel était du domaine du public sur la page Facebook du Mouvement des jeunes royalistes (MJR). A ce titre, il est difficile de croire la thèse marocaine, selon laquelle les forces de l'ordre auraient été prises de court par Hamid Naanaa, l'auteur du faux «acte isolé». Et quand l'acte est commis le jour du 1er Novembre, date de la commémoration du jour du déclenchement de la Guerre de libération, c'est que la manipulation a été fortement mise à l'œuvre. C'est ce qu'a déclaré, vendredi dernier, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani. Dénonçant l'acte caractérisé, Amar Belani dit avoir relevé «avec consternation que l'emblème national avait été profané en ce jour sacré du 1er Novembre qui symbolise la communion des peuples maghrébins dans l'épopée de la libération de l'Algérie».
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères soutient, à ce propos, que «les éléments de preuve, examinés par des experts algériens, ne donnent pas de crédit à la thèse de l'acte isolé avancée par les autorités marocaines». Et si on se fie aux propos de M. Belani, il est clair que les autorités algériennes ne semblent pas prêtes à se contenter de quelques explications sommaires de la part du gouvernement marocain. «Nous attendons des explications circonstanciées qui ont été exigées de la partie marocaine», a relevé M. Belani, critiquant par ailleurs «la poursuite de la mobilisation des foules autour de notre ambassade à Rabat et de notre consulat à Oujda, car celle-ci est de nature à déboucher sur la répétition de ce genre de dérapages graves».
A. Y.
Le Maroc exprime ses regrets
L'ambassadeur du Maroc, Abdallah Belkaziz, a exprimé dimanche à Alger les «regrets» de son gouvernement suite à la violation du consulat général d'Algérie à Casablanca et la profanation de l'emblème national, qu'il a qualifiées d'«acte inadmissible», apprend-on auprès du ministère des Affaires étrangères. «L'ambassadeur du Royaume du Maroc, M. Abdallah Belkaziz, a été convoqué, cet après-midi (dimanche), au siège du ministère des Affaires étrangères où il lui a été rappelé la demande pressante formulée vendredi dernier auprès du chargé d'affaires de son ambassade pour obtenir le plus rapidement possible les explications circonstanciées sur la violation inacceptable des locaux consulaires algériens à Casablanca et la profanation impardonnable de l'emblème national, le jour même de la célébration du déclenchement de la glorieuse Révolution du 1er Novembre», a précisé la même source dans une déclaration à l'APS. «L'ambassadeur a exprimé les regrets de son gouvernement et a indiqué que le ministre des Affaires étrangères du Royaume du Maroc s'est entretenu avec l'ambassadeur d'Algérie à Rabat le jour même de la violation de l'enceinte consulaire algérienne pour ‘‘condamner cet acte inadmissible''». «Il a été rappelé à l'ambassadeur que l'Algérie n'accorde pas de crédit à la thèse de l'‘‘incident isolé'' et encore moins au ‘‘fait divers'', et ce sur la base d'une analyse rigoureuse des éléments visuels de preuve entourant le double forfait perpétré par un individu faisant partie d'un groupe de manifestants hostiles à l'Algérie et à ses hauts responsables». «Dans ce contexte, les autorités algériennes demandent à être associées, selon une forme appropriée et conformément à la pratique internationale, à l'enquête pour déterminer les faits et s'assurer que les suites appropriées ont été engagées à la suite de cet incident particulièrement grave».
«Il a été également fait observer à l'ambassadeur, Belkaziz, que les autorités marocaines ont, en vertu de l'Article 31 de la Convention de Vienne sur les relations consulaires, l'obligation spéciale de prendre les mesures nécessaires pour protéger les locaux consulaires et empêcher qu'ils ne soient envahis et que la paix du poste consulaire ne soit troublée ou sa dignité amoindrie». Le ministère des Affaires étrangères, qui «souligne toute la responsabilité du gouvernement marocain dans la création du climat de tension et d'escalade qui prévaut actuellement, réaffirme la nécessité d'une prise de position claire et sans équivoque de sa part quant à l'impératif du respect des symboles de
l'Etat algérien en toutes circonstances», a conclu le ministère dans sa déclaration.


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