Mohamed Rahmani Les fortes pluies qui se sont abattues sur la région de Annaba ces 5 derniers jours ont causé quelques dégâts et bien des désagréments aux populations habitant la ville et sa périphérie. Selon les services météorologiques, il est tombé pas moins de 80 mm de pluie, parfois ce sont de grosses averses qui durent plus d'un quart d'heure et parfois ce sont des pluies fines et continues qui ont touché tout le territoire de la wilaya. Les dégâts occasionnés par ces intempéries sont localisés particulièrement dans la partie basse de la ville, située en dessous du niveau de la mer. En effet au quartier populaire La Colonne, certaines habitations ont été envahies par les eaux et les occupants, aidés en cela par les éléments de la Protection civile, ont dû évacuer les lieux avant que l'eau ne soit pompée. Du côté de la cité Ausas, les ruelles sont inondées et les trottoirs submergés, malgré les travaux de mise en place d'un système d'évacuation des eaux pluviales exécutés il y a près de 2 ans. Il faut dire que les avaloirs n'avaient pas été curés en prévision de ces précipitations. Des avaloirs bouchés par toutes sortes de détritus jetés par les commerçants et les habitants sur les trottoirs et même au dessus de ces ouvrages. À Seraïdi, c'est un affaissement qui a été constaté à l'entrée de cette petite ville située au nord du chef-lieu de wilaya et il a fallu l'intervention rapide des services des travaux publics pour rétablir la circulation qui avait été bloquée pendant des heures. En ville ce sont particulièrement les trémies qui ont été à l'origine d'un ralentissement de la circulation automobile, obligeant les conducteurs à faire de longs détours pour rejoindre leurs destinations. À la trémie de la cité du 8-Mars, les eaux pluviales se sont accumulées atteignant un niveau dangereux interdisant ainsi tout accès. Ce sont des files de plus de 2 kilomètres qui se sont formées et l'indiscipline des conducteurs avait rendu presque impossible tout passage au dessus, chacun voulant passer le premier. Cette trémie située à l'entrée sud de la ville draine des milliers d'automobilistes venant des communes voisines, mais aussi des autres wilayas, El Tarf, Guelma, Souk-Ahras, Tébessa et Constantine pour ceux qui empruntent la RN 21. Un bouchon qui a duré des heures et ce n'est que le lendemain que la circulation avait été rétablie. Ce n'est pas la première fois que cet ouvrage, construit pour fluidifier la circulation, est envahi par les eaux de pluie et, à chaque fois, il faut attendre que les services de la DTP interviennent pour le remettre en service. Le système de pompage et d'évacuation des eaux n'a pas fonctionné comme à l'accoutumée et l'on se demande pourquoi rien n'a été fait depuis. Au niveau de la trémie située à l'entrée de la localité de Sidi Amar, c'est la même situation qui se répète à chaque fois qu'il y a de grosses précipitations et aucune mesure n'a été prise pour en finir avec ces incidents récurrents qui causent bien des tracas aux automobilistes. Il est à signaler que dans cette dernière localité, une coupure de courant électrique a duré toute une nuit et une journée entière, plongeant toute la commune dans l'obscurité. Hier encore c'est une autre coupure qui a duré près de 4 heures qui a été enregistrée. M. R.