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Le laboratoire cubain Heber Biotec multiplie ses partenariats en Algérie
Développement de l'industrie pharmaceutique
Publié dans La Tribune le 16 - 02 - 2009

Le partenariat algéro-cubain ne cesse de se développer dans tous les domaines, plus particulièrement dans celui de la santé et de l'industrie pharmaceutique. S'inscrivant dans le cadre de la coopération Sud-Sud, ce partenariat permet à notre pays de profiter des expériences de Cuba, entre autres, sa haute technologie.
Heber Biotec, une société de commercialisation de produits à usage hospitalier au centre de génie génétique et biotechnologique de La Havane, a signé, dernièrement, un accord de partenariat avec le Groupe Saidal pour la production d'un vaccin contre l'hépatite B qui sera fabriqué à Constantine dès le mois de juin prochain. Fondé en 1991, ce laboratoire «est très consolidé et connu, en ce sens que les exportations se font vers tous les continents, L'Amérique latine, l'Afrique, l'Europe et le Moyen-Orient», comme nous l'explique Mme Ibis Portuondo Martinez, sa représentante en Algérie, où il est présent depuis longtemps à travers une gamme de produits diversifiée. La première expédition des interférants recombinants dans notre pays s'est faite en 1998 pour le compte de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH).
Des projets en négociation
Grâce à un accord intergouvernemental, Heber Biotec a fourni à l'Institut Pasteur d'Algérie le vaccin contre l'hépatite B. «C'était grâce à cet accord que ce vaccin est entré dans le programme élargi de la vaccination en Algérie», indique Mme Ibis Portuondo Martinez, ajoutant que nos clients sont, entre autres, la PCH, qui continue à acheter la streptokinase, un traitement contre l'infarctus, de même que la crème Hebermin contre les brûlures.
Un partenariat «très solide» a également été conclu avec Lad Pharma, qui remonte à huit années, pour la fabrication locale de crème Hebermin. D'autres partenariats avec Saidal pour la production de solutions injectables sont en cours de négociations, tout comme c'est le cas pour le laboratoire pharmaceutique privé El Kendi avec lequel un autre partenariat est en phase de développement. Il s'agit de deux projets en cours concrétisation, projets sur lesquels notre interlocutrice a préféré ne pas en dire plus, afin de préserver la confidentialité à ce sujet.
La décision de s'installer en Algérie s'est faite en 2006 à travers un bureau de liaison ayant pour mission le suivi des contrats, des accords et des pourparlers avec les partenaires. Mme Ibis nous apprend que la stratégie mise en place avec l'Algérie est surtout basée sur la diversification des partenaires. «Le marché est vaste et nous pouvons ainsi choisir les opérateurs», rappelant que l'objectif est de renforcer les partenariats existant avec Lad Pharma et Saidal et rester ouverts à d'autres propositions, dans le souci de marquer davantage sa présence en Algérie.
Produits variés et prospection du marché
Cette société pionnière en matière de gammes de vaccin contre l'hépatite B - l'haemophilus influenzae de type B et le vaccin pentavalent - (diphtérie, tétanos, coqueluche, hépatite B et haemophilus influenzae B), fabrique aussi d'autres produits, à l'exemple des interférants alpha 2, la streptokinase contre l'infarctus, le filgastrime pour les patients en traitement oncologique et l'éritropyitine recombinant pour les insuffisants rénaux. Cela en plus du facteur de croissance épidermique par voie injectable et pommade.
Une large gamme de produits génériques est également développée par cette société qui est en train de prospecter le marché
algérien et déterminer ses besoins dans ce domaine. La prospection se fait en se déplaçant aux différentes institutions, ministère du Commerce, entre autres, aux salons spécialisés pharmaceutiques et médicaux, pour se faire connaître et entrer en contact avec les autres opérateurs. Ce travail repose sur le contact direct avec les opérateurs économiques. Lors du dernier SIMEM (Salon international du matériel et des équipements médicaux), «le stand d'Heber Biotec a fait l'objet d'une grande affluence du public. C'était une expérience très intéressante», déclare Mme Ibis. Le plus important,selon elle, c'est d'être sur place pour faire fructifier les contacts.
Notre interlocutrice a tenu à évoquer l'expérience du développement de la biotechnologie et de la science dans son pays, qui a suivi une stratégie très particulière. Selon elle, «le développement de la biologie moléculaire a nécessité l'investissement de beaucoup de moyens, une priorité du gouvernement cubain d'investir dans ce domaine d'activité qui a trait à la santé humaine au service du peuple». Interrogée sur un éventuel investissement propre à Heber Biotec, sa représentante a souligné que le laboratoire est présent à travers des associations mixtes, par la co production ou encore par des projets de développement et de recherche. «Nous n'avons pas encore pensé à nous installer de manière définitive». Les raisons ?
«Nous préférons tâter le terrain, partager avec les autres opérateurs en place, exploiter leurs capacités productives pour ensuite penser à élargir l'industrie».
Bien évidemment, Cuba, à travers ces partenariats, notamment par la présence de ce laboratoire, compte accompagner le développement de l'industrie pharmaceutique nationale en lui apportant l'appui technique et en transférant la technologie de pointe dont ce pays dispose. D'ailleurs, Mme Ibis se félicite de la nouvelle loi qui protège et encourage la production locale. «Cela nous intéresse beaucoup, car du fait de l'éloignement et des frais onéreux des exportations que nous effectuons vers l'Algérie, nous préférons développer des partenariats solides sur place et ne pas nous contenter de faire du commerce». La décision d'encourager la production locale et l'interdiction d'importer les médicaments produits localement «est une idée extraordinaire, voire courageuse, dans l'intérêt des Algériens, car le médicament consommé en Algérie était à 80% importé. Cela représentera un défi pour les producteurs locaux de démontrer leur savoir-faire et leurs capacités de répondre aux besoins du marché national. Je pense que la réponse va venir bientôt, notamment de la part de Saidal, un laboratoire qui a une grande expérience dans ce domaine d'activité». Son avis sur le marché pharmaceutique en Algérie ? La représentante des Laboratoires Heber Biotec dira qu'il est en expansion, et est très intéressant. Seulement, souligne-t-elle, il faut vraiment se battre pour s'imposer et avoir sa place car il y a une rude concurrence, notamment avec la présence des multinationales.
A propos du partenariat algéro-cubain, les relations entre les deux pays sont excellentes et ont atteint un niveau maximum actuellement, souligne notre interlocutrice. De plus, ces relations «commencent à se concrétiser, non seulement sur le plan politique mais aussi économique et commercial». Et d'enchaîner : «Cuba est un petit pays mais il a un savoir-faire et beaucoup de choses à transmettre à l'Algérie, un pays doté de grandes potentialités. Cet accord entre Saidal et Heber Biotec est un exemple de progrès de ce partenariat.»
Elevage d'animaux de laboratoire, un projet avec l'Institut Pasteur
La prochaine commission mixte algéro-cubaine, qui se déroulera incessamment à Alger, est très attendue par les opérateurs économiques des deux pays. Elle sera une aubaine pour multiplier les contacts et concrétiser les projets. «Cette rencontre, de surcroît très importante, marquera un point de départ et donnera un coup de pouce aux relations dans différents domaines, notamment la santé, et le sport», commente la représentante d'Heber Biotec en Algérie.
Beaucoup de perspectives sont à entrevoir entre les deux pays. Cuba veut transmettre son savoir-faire en ce qui concerne l'élevage d'animaux de laboratoire dans des conditions acceptables pour les études précliniques et la libération des lots. Pour ce qui est de l'animalerie, un projet est en cours de négociations entre le Centre national des animaux de laboratoire de Cuba et l'Institut Pasteur d'Algérie.
La volonté de développer avec l'Algérie la coordination et la structuration des essais cliniques existe également. Mais cela reste encore au stade des propositions. «Il n'y a pas encore de projet spécifique à ce propos, mais nous avons fourni ces conseils aux autorités sanitaires algériennes qui étaient favorables».
Cette démarche est très importante et a pour but d'accompagner tout effort de développement de l'industrie pharmaceutique, dira la représentante d'Heber Biotec qui souligne aussi tout l'intérêt de la formation des jeunes universitaires et des professionnels dans le domaine de la biologie moléculaire, et le renforcement des liens entre l'université et les entreprises, de même qu'entre les universités et les laboratoires.
B. A.
Un million de dollars de chiffre d'affaires, des résultats en deçà des ambitions
L'année 2008 a été très bénéfique pour Heber Biotec, qui a réussi à réaliser un chiffre d'affaires de 60 millions de dollars. Classé auparavant comme étant une société moyenne, ce laboratoire commence à s'imposer réellement sur le terrain, comme nous le dit la représentante de son bureau de liaison à Alger, Mme Ibis Portuondo Martinez.
Le chiffre d'affaires réalisé en Algérie est de 1 million de dollars et reste en deçà des ambitions fixées qui sont entre 3 et 5 millions de dollars. «Nous sommes encore loin des objectifs que nous nous sommes fixés», indique notre interlocutrice. Les nouveaux partenariats établis avec une
multitude d'opérateurs algériens, Heber Biotec espère renforcer sa présence sur le marché algérien, un marché très compétitif, d'où la nécessité de se battre davantage chaque jour pour arracher sa place. «La présence des multinationales et les habitudes de consommation des Algériens, tournés vers les produits français et italiens rendent les choses difficiles». Mais l'espoir est encore permis, notamment avec le rapprochement de l'Algérie et Cuba, deux pays aux liens d'amitié historiques.
B. A.


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