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Président cinglé, «Bundeswehr» infiltrée, islamistes frustrés...
AINSI VA LE MONDE, SELON LA PRESSE
Publié dans La Tribune le 03 - 09 - 2016

Dans son édition en ligne du 30 août, s'intéresse à la personnalité, en apparence dérangée, d'un président bien atypique. En l'occurrence le sieur Rodrigo Duterte, décrit par l'hebdomadaire comme le Bad boy de Manille. «Il injurie l'ONU, le pape, les Etats-Unis, la Chine. Demande à ses concitoyens de se faire justice eux-mêmes. Bafoue l'Etat de droit et se compare à Idi Amin Dada, fantasque dictateur de l'Ouganda des années 70. Président - des Philippines - depuis deux mois, Rodrigo Duterte est un phénomène», relève sur un ton de surprise, Alain Faujas pour qui cet homme est un vrai phénomène.
Dans son édition en ligne du 30 août, s'intéresse à la personnalité, en apparence dérangée, d'un président bien atypique. En l'occurrence le sieur Rodrigo Duterte, décrit par l'hebdomadaire comme le Bad boy de Manille. «Il injurie l'ONU, le pape, les Etats-Unis, la Chine. Demande à ses concitoyens de se faire justice eux-mêmes. Bafoue l'Etat de droit et se compare à Idi Amin Dada, fantasque dictateur de l'Ouganda des années 70. Président - des Philippines - depuis deux mois, Rodrigo Duterte est un phénomène», relève sur un ton de surprise, Alain Faujas pour qui cet homme est un vrai phénomène.
«C'est un drôle de personnage qui est devenu Président des Philippines le 30 juin 2016. Maire de Davao, la capitale économique de l'île de Mindanao, Rodrigo Duterte, alias Rody ou Digong, 71 ans, a été élu en mai avec 39% des suffrages et plus de 6 millions de voix d'avance sur son rival le plus proche. Ses déclarations à l'emporte-pièce, son incroyable vulgarité et, surtout, les appels au meurtre qu'il lance à l'encontre des consommateurs de drogue et de leurs fournisseurs lui ont valu les doux surnoms de Punisher et de Dirty Harry – allusion au personnage de dur incarné à l'écran par Clint Eastwood.
«Depuis son entrée en fonction, on a recensé plus de 1 500 exécutions extrajudiciaires, dont il promet d'amnistier, voire de récompenser les auteurs. L'ONU, Human Rights Watch ou les Etats-Unis – l'ancienne puissance coloniale – s'en indignent ? Il n'en a, dit-il, «rien à foutre» : 92% des Philippins, sondés en juillet par l'institut Pulse Asia Poll, approuvent sa croisade contre l'insécurité.
Méthodes expéditives, déclarations marquantes
«Né à Maasin (province de Leyte du Sud) le 28 mars 1945, Duterte n'a jamais été un chic type. Renvoyé deux fois de l'école pour mauvaise conduite, il manque d'occire un de ses camarades qui s'est moqué de ses origines indigènes. Dans ses veines coule du sang portugais, espagnol, chinois, arabe et malais, mais aussi visayas, maranao et kamayo. Un métissage qui n'a nullement empêché sa famille de faire partie des notables. Son père, Vicente, fut gouverneur d'une province et conseiller du dictateur Ferdinand Marcos, chassé du pouvoir en 1986. Des études de droit conduisent «Rody» au poste de procureur de Davao. Elu sept fois maire de cette localité, il veut mettre fin à l'insécurité. Et qu'importe la manière : il crée des escadrons de la mort chargés de traquer les drogués.
«Fils de p…, rentre chez toi !» a déclaré le président Duterte au Pape François, dont la visite à Manille avait provoqué un embouteillage monstre, en novembre 2015.
En 2009, la publication d'une liste de «criminels» exécutés dans sa commune lui vaut – déjà – un blâme du rapporteur spécial des droits de l'Homme à l'Assemblée générale des Nations unies. Il n'en a cure et bannit la vente et la consommation d'alcool entre 1 heure et 8 heures du matin. Interdit, aussi, de fumer en ville depuis que son tabagisme lui a valu une maladie de Buerger – une pathologie des vaisseaux sanguins. Il a même forcé un touriste étranger récalcitrant à avaler son mégot en public.
Résultat de ce délire sécuritaire ? Les offices de tourisme prétendent que Davao est l'une des villes les plus sûres du pays, ce que les statistiques de la police démentent. Pourtant, pas moins de cinq présidents ont proposé à Duterte le poste de ministre de l'Intérieur. A chaque fois, il a refusé et s'est même fait prier pour se porter candidat à la présidentielle de 2016.
Mépris du droit international
«Mais, une fois décidé, il s'est lancé dans une campagne virulente, injuriant jusqu'au pape François. (…)». «Si j'écoutais les Dix commandements, il me serait impossible de faire mon boulot de maire», éructait-il. Ses concitoyens ont des côtés macho ? Il flatte leurs penchants et se vante d'avoir trois maîtresses en plus de son épouse. «Je prends du Viagra et je l'ai bien dure», ajoute-t-il. Très classe.
«Sa politique étrangère est difficile à cerner. Il hait les Etats-Unis, qui entretiennent cinq bases dans l'archipel. Et fanfaronne qu'il se rendra en jet-ski sur le récif de Scarborough, que la Chine occupe en dépit du droit international, pour y planter le drapeau philippin. Puis dit à Pékin : «Construisez-moi des chemins de fer et je fermerai ma gueule», avant d'y envoyer un émissaire.
«Quant à l'ONU, qui critique ses méthodes contre les narcotrafiquants, il a menacé le 21 août de la quitter et de fonder une organisation concurrente où il inviterait tout le monde, peut-être la Chine et les (pays) africains».
«En matière de sécurité, en revanche, son message est clair : «Appelez la police, sinon, faites-vous justice vous-mêmes si vous avez une arme.» Histoire de montrer sa détermination, il a promis de démissionner au cas où il n'éradiquerait pas en six mois les réseaux de trafiquants. «Ça va saigner !» promet-il. Et en effet, ça saigne. Les réseaux sociaux sont remplis de photos des cadavres, agrémentés de pancartes où l'on peut lire : «J'étais un dealer.» Des milliers de personnes ont couru se dénoncer à la police, préférant être jetées en prison qu'assassinées en pleine rue…
«(…) Malgré les mises en garde de la puissante église catholique, ce mépris total de l'Etat de droit plaît à un peuple que la criminalité galopante exaspère et qui a peu profité des 6,3% de croissance annuelle obtenus sous le mandat de Benigno Aquino III, son prédécesseur.»
Il existe pourtant un autre Duterte, plus subtil. Celui qui propose de modifier la Constitution pour transformer le pays en une fédération où les minorités – notamment les musulmans – trouveraient une place plus juste et pour concéder aux nouveaux Etats une large autonomie fiscale. Celui qui accepte une trêve avec la rébellion communiste de la Nouvelle Armée du peuple, libère ses dirigeants et a ouvert avec eux des négociations.


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