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Moraliser... mais contre qui ?
Publié dans La Tribune le 22 - 07 - 2017

La semaine qui s'achève, malgré sa très médiatisée scène de chasse où, pour une deuxième ou troisième fois, c'est le gros gibier qui est traqué et non le menu fretin, pose plus de questions qu'elle n'apporte de réponses. Ou alors si peu. Abdelmadjid Tebboune, ci-devant Premier ministre et qui a usé ses fonds de culotte dans les sièges confortables, mais hérissés d'épines, de «la préfectorale», n'est certainement pas homme à se laisser griser par le premier vent venu. La saison de chasse qu'il a ouverte est un axe - mais pas le seul- de la feuille de route attachée en pièce jointe à la décision par laquelle il a été nommé au poste précédemment occupé par son collègue, ancien wali comme lui, Abdelmalek Sellal. A ce niveau de responsabilité, il n'est pas dégradant ni abaissant de se réclamer d'un mentor auquel on affirme une loyauté à toute épreuve et à qui on doit une obéissance absolue. Dans le bras de fer qui l'oppose depuis quelques jours au puissant patron des patrons du FCE (Forum des chefs d'entreprises), le Premier ministre a pris soin de faire savoir qu'il ne fait qu'«appliquer le programme du président de la République». La «couverture est-elle pour autant suffisamment immunisante» ? Rien n'est moins sûr, jusqu'à preuve du contraire. Car, entre appliquer le programme du Président et exécuter une instruction claire de sa part, la différence n'est pas que de degré. Ou M. Abdelaziz Bouteflika a personnellement et clairement instruit son Premier ministre de rabaisser le caquet à certains «oligarques», à commencer par le premier d'entre eux, en l'occurrence Ali Haddad, ou il ne l'a pas fait. En attendant d'y voir plus clair, le Premier ministre a gagné une grande partie de l'opinion à sa cause, alors que des responsables politiques et des capitaines d'industrie connus se sont montrés satisfaits de son mode opératoire. Il n'est, du reste, que de voir comment le «front» de soutien à Ali Haddad s'est fissuré à vitesse grand V. Mais l'Exécutif reste l'Exécutif, pourrait-on rétorquer. Bien vrai, il peut faire et défaire des fortunes, orienter ou «désorienter» des investissements, faciliter ou compliquer à l'envi… Ce qui revient à dire que, quand on est un grand patron investisseur, il vaut mieux être dans les bonnes grâces du pouvoir et du gouvernement que du côté des empêcheurs de tourner en rond. Quitte à manger son chapeau quand «nécessité fait loi».
Aux dernières nouvelles, il se dit que le patron du FCE ne serait pas près de manger son chapeau ni d'avaler son béret. Loin de hisser le drapeau blanc, il s'apprêterait même à livrer bataille, avec les ouailles qui lui sont restées fidèles, au Premier ministre. La suite promet assurément d'être palpitante. Avec, en perspective, soit une clarification définitive du cadre juridique et du climat - politique aussi ?- qui vont encadrer et impulser le nouveau modèle de développement économique moins tributaire de la rente pétrolière, soit la persistance des équilibres de la rapine et des passe-droits que procure une commande publique généreuse.
Allez, encore un effort, Messieurs qu'«on nomme grands», optez pour la clarté, la transparence, le respect des lois. Vous perdrez le soutien, trop cher payé, des oligarques, mais vous gagnerez l'estime des sans-dents et de ceux qui n'ont pour viatique que la sueur de leur front.
A. S.


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