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L'hypermarché Famili Shop, le «Conforama» de Blida
Ouvert depuis un peu plus d'une année
Publié dans La Tribune le 16 - 08 - 2009


Reportage de Billal Larbi
Unique hypermarché à l'échelle nationale, le Famili Shop, situé juste à l'entrée de Blida (en venant d'Alger), constitue le point de mire de milliers de personnes qui viennent chaque jour s'y approvisionner. Seuls ou en famille, les gens viennent acheter toute une panoplie de produits.
En Algérie, ce genre de commerces a commencé à voir le jour avec l'arrivée des fameux Carrefour et Blanky. En fin de semaine, il connaît une forte affluence. Venus pour la plupart en automobile, les consommateurs y font leurs courses de la semaine. A la manière des grands noms de la distribution comme Leclerc, Conforama, Auchan ou Printemps, Famili Shop compte se faire un nom, et pas n'importe lequel. «Le premier en Algérie», nous a-t-on assuré.
C'est incontestablement l'habillement et, surtout, l'alimentaire qui accapare l'intérêt des uns et des autres. Ce n'est d'ailleurs guère un hasard si cette grande surface (la plus grande que compte le pays avec une superficie de 5 000 m2 pour la surface couverte et 22 000 m2 réservés au parking et un coût de réalisation estimé, nous a-t-on dit, à 120 millions de dinars) réalise plus du tiers de son chiffre d'affaires dans l'alimentaire.
Des rayons d'épicerie fine, avec plusieurs gammes de produits frais exotiques, un traiteur, une boucherie, une poissonnerie... bref, tout a été conçu pour se recentrer sur les besoins de base du consommateur. Fini la consommation à tout-va. L'hypermarché Famili Shop fait désormais la place belle à l'alimentaire, surtout à la veille du début du mois de Ramadhan. En cette circonstance, inutile de dire que ce lieu connaît un grand rush des citoyens. Rien qu'à voir les plaques minéralogiques des véhicules stationnés au parking, on se rend compte que les gens viennent des régions limitrophes (Alger, Tipasa, Médéa, Aïn Defla, Chlef) mais aussi de régions bien plus lointaines.
Avec l'avènement de cet hypermarché, les consommateurs se sont habitués à trouver toute l'année dans les rayons des fruits et légumes qui n'étaient auparavant disponibles qu'à certaines périodes de l'année. Dans les hypermarchés, la palette des produits proposés est plus large qu'ailleurs. C'est sans doute ce qui explique la grande affluence dont fait l'objet ce centre commercial (certains avancent le chiffre de 30 000 visiteurs/jour). Selon des habitués des lieux, le pic de fréquentation se situe, durant la période hors congé, aux heures de sortie des bureaux. «Mais pendant la période estivale, les gens viennent à toute heure d'autant que l'endroit est climatisé comme vous vous en êtes sûrement rendu compte», nous dira un responsable de rayon. La manière dont les gens procèdent aux achats résume tout le symbole de la société de consommation. Poussant un chariot (ce dernier constitue l'une des caractéristiques de cet hypermarché avec, bien entendu, le libre-service), les gens font le tour des rayons avant de jeter leur dévolu sur un produit donné. «Depuis qu'il a ouvert ses portes [il y a un peu plus d'une année, ndlr], j'y viens régulièrement tous les week-ends. Aujourd'hui, je ne suis pas ici uniquement pour cause de Ramadhan. Je préfère faire toutes mes courses ici. Le sens de l'organisation et du professionnalisme n'a presque pas d'égal. Vous êtes bien accueilli et servi, avec en prime le sourire. Ce n'est toujours pas de gaieté de cœur que l'on met la main à la poche pour régler ses achats, mais, ici, croyez-moi, on le fait tout en sachant pertinemment qu'on en a eu pour son argent. La notion de service est loin d'être un vain mot. Pour ce qui me concerne en tout cas, je vous dirai que, dès que je suis venue pour la première fois, je ne me suis pas empêchée d'y revenir», nous dira Samia, une enseignante, dont le teint bronzé attestait de manière indéniable qu'elle venait de passer un séjour au bord de la mer. La même impression s'est dégagée de la brève discussion que nous avons eue avec Amine, un émigré venu spécialement pour passer le mois sacré chez ses parents à Blida.
Tout en dégustant une pizza (avec l'un de ses amis) au niveau de la pizzeria située tout juste à l'entrée nord de l'hypermarché, notre interlocuteur, qui ne cachait pas sa satisfaction devant une réalisation d'une telle envergure (à telle enseigne qu'il nous a dit qu'elle constituait une fierté pour la ville de Blida), exprimera son souhait de voir pareils édifices construits à travers les villes d'Algérie. «Tout un chacun sait que le rapport qualité-prix est d'une importance capitale dans toute activité commerciale. Ayant fait le tour de nombreuses grandes surfaces en France, je peux vous affirmer que les prix pratiqués y sont attractifs. En tout cas, ils sont minutieusement étudiés en fonction d'un certain nombre de paramètres», lancera-t-il d'un ton sûr et qui atteste qu'il maîtrise bien son sujet.
Une visite au niveau des rayons renseigne on ne peut mieux sur les dires de notre interlocuteur. Un autre citoyen, la soixantaine, tiendra à mettre en évidence la climatisation au niveau de cet hypermarché. «Vous vous rendez compte de ce qu'il serait advenu s'il n y avait pas de climatisation, avec tout ce monde, de surcroît, avec cette chaleur d'enfer ? Les nerfs des gens, déjà à fleur de peau, n'en seraient assurément que mis à rude épreuve», tranchera-t-il. Au niveau des stands, les gens procédaient à leurs achats le plus normalement du monde. Les agents de sécurité, talkie-walkie à la main, veillent au grain. Le stand des produits alimentaires est pris d'assaut (Ramadhan oblige !) et les gens achètent de tout. «Je préfère faire mes achats ici. Les prix sont relativement plus cléments par rapport à ce qui est en vigueur dehors. En outre, l'on est assuré que pour ce qui est de la qualité, l'on n'a pas de souci à se faire ici. De toute façon, pour quelques dinars de moins, je préfère m'approvisionner ici mieux que d'exposer ma santé et celle de mes enfants au danger, en achetant chez les marchands informels», nous dira un père de famille. Outre l'alimentaire, on peut noter l'existence des rayon meubles, électroménager,
chaussures, articles de sport ainsi qu'une librairie. De temps en temps, il arrive que des personnes soient à la recherche de renseignements sur tel ou tel sujet. Dans le cas où une personne voulait de plus amples informations sur un produit, par exemple, les surveillants des stands se chargeaient de lui répondre et avec le sourire, s'il vous plaît ! L'on devine aisément que des directives ont été données dans ce sens (sourire et ne pas donner l'impression d'être gêné ou embarrassé par des questions ou n'importe quel comportement des visiteurs) à tout le personnel pour que les gens soient accueillis dans les meilleures conditions possibles.
Et puisque le propos porte sur les directives, la transition semble toute faite pour parler de la direction de Famili Shop. Son responsable n°1 nous accueille après une brève attente. «J'étais quelque peu occupé avec un nouvel arrivage de marchandises», nous dira Kamel Delleci, directeur général, non sans prendre soin de nous préciser que le nom de l'hypermarché mentionné sur notre ordre mission [Family Shop, expression anglaise] était erronée dans la mesure ou le «y» doit être remplacé par un «i». «Beaucoup, en effet, pensaient à une traduction systématique de l'anglais vers le français», précisera-t-il. Gentiment, il nous demandera de l'accompagner à son bureau. «Vous n'êtes certainement pas sans savoir que nous sommes le seul hypermarché au niveau national.
Cela fait longtemps que nous avons envisagé de bâtir une structure pareille. Mais l'épineux problème du foncier a quelque peu retardé la concrétisation de notre objectif», nous dira notre interlocuteur en guise d'introduction. Ce dernier nous informera que ce lieu commercial se caractérise par une structure de coût optimisée par rapport à d'autres formes de commerce de taille plus réduite (supermarchés, supérettes, épiceries...).Il nous informera en outre que sa
structure emploie quelque 460 personnes, dont une soixantaine de cadres.
Pour ce qui est des produits commercialisés, le DG de Famili Shop nous assurera que ceux qui sont vendus chez lui sont, dans leur écrasante majorité, algériens. «Toutes les grandes sociétés algériennes nous approvisionnent. Dans 80% des cas, nous sommes approvisionnées à partir de l'usine», tiendra-t-il à préciser. Tout en insistant à dire que lui et son équipe font tout pour être à la hauteur des attentes des citoyens, notre interlocuteur lancera un pressant appel aux pouvoirs publics pour qu'ils facilitent la multiplication de ce genre d'espaces commerciaux. «Nous envisageons d'ouvrir de pareils centres commerciaux dans d'autres wilayas. Mais, comme je vous l'ai dit auparavant, le problème du foncier constitue pour nous un écueil infranchissable. Même si ce dernier représente deux fois l'investissement, nous sommes prêts à nous engager dans d'autres projets si des facilités nous sont accordées. Nous avons beaucoup d'ambitions et nous ne comptons pas nous arrêter en si bon chemin», soulignera-t-il. Tout un chacun est convaincu que ce genre de structures commerciales, nonobstant tout ce qu'elles peuvent offrir comme produits et services, est révélateur d'une certaine culture. «Ce n'est qu'en multipliant de tels espaces que l'on pourra venir à bout du marché de l'informel dans ce pays, n'en déplaise à ceux qui pensent que ce genre de structures a quelque peu déshumanisé l'acte d'achat car, selon eux, la relation vendeur/client s'est vue chamboulée», nous diront en chœur des pères de famille.


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