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Des lobbies contre la santé
Face à la réforme, ils se déchaînent
Publié dans La Tribune le 07 - 11 - 2009


Photo : S. Zoheir
Par Hasna Yacoub
Dernièrement, le Premier ministre Ahmed Ouyahia, en sa qualité de secrétaire général du RND, a reconnu, en répondant à une question sur la politique du médicament, que «la guerre des lobbies gangrène ce secteur» et a promis que le gouvernement va sévir. Il a avoué qu'il existe en matière de médicament un bras de fer et des intérêts monstres mais, selon lui, l'Etat est déterminé à faire face au chantage.
La détermination de l'Etat s'est affichée depuis quelques années déjà avec la mise en place d'une réforme du système de santé. Une réforme qui a provoqué beaucoup de remous. Certains proclament que leur préoccupation majeure est la santé des Algériens, on est toutefois obligé de constater que les considérations financières, y compris personnelles, sont au cœur du débat. Rien n'est donc facile pour tenter d'améliorer la piètre performance d'un système qui consomme annuellement une partie importante du PIB de l'Algérie.
Etat des lieux et perspectives
En effet, d'une part la facture des importations de médicaments connaît une importante croissance (1,4 milliard de dollars en 2007 et près de 1,3 milliard de dollars pour les 9 premiers mois de 2008), d'autre part, l'industrie locale des médicaments ne tourne actuellement qu'à 20% de ses capacités. Pour faire baisser la facture et promouvoir l'industrie, la dernière décision du gouvernement a été d'interdire l'introduction en Algérie de 1 000 produits pharmaceutiques fabriqués localement. Mais c'est loin d'être gagné. Il suffit, pour s'en rendre compte, de rappeler les mesures prises par l'Etat entre 2000 et 2005 qui faisaient obligation d'investissement de production locale pour les importateurs, une interdiction d'importation pour les produits fabriqués localement. Pourtant, la facture d'importation du médicament n'a cessé d'augmenter. Quelle est la raison de cet échec ?
Les importateurs ont trouvé un moyen simple et élémentaire pour contourner l'obligation d'investir dans le pays au bout de deux ans : une fois le délai fixé arrivé à expiration, certaines firmes ferment et renaissent sous un autre nom. Quand au niveau de la production pharmaceutique locale, il est resté marginal, ce qui a entraîné de graves pénuries sur le marché, organisées souvent par des lobbies qui provoquent des ruptures de stocks.
Il faut dire aussi que plusieurs producteurs locaux ont mis la clé sous le paillasson. La mise en place d'une stratégie nationale de développement est aujourd'hui urgente. Une stratégie qui ne peut être élaborée sans la collaboration des opérateurs de la pharmacie. Cette voie de sortie de crise devra, de l'avis de tous, tenir compte de tous les aspects liés au marché du médicament.
Ecueils et obstacles à lever
Les entraves rencontrées par la production nationale qui freinent ainsi son essor doivent être levées et, en premier lieu, il faut revoir la réglementation. Les fabricants algériens ont souvent dénoncé le traitement préférentiel pour les fournisseurs étrangers par rapport aux importateurs algériens et aux producteurs. Ils ont également affirmé que l'enregistrement de médicaments fabriqués localement relève d'un parcours du combattant : sur les 70% des parts de marché des médicaments importés, 75% sont enregistrés alors que seulement 25% des produits fabriqués localement sont enregistrés sur la part du marché de la production nationale qui est de 30%. Reste maintenant l'encouragement du médicament générique qui doit passer par une décision de favoriser sa fabrication et non son importation. Car, l'encouragement du médicament générique est un des moyens utilisés dans de nombreux pays (y compris les pays développés) pour aider à préserver les équilibres financiers des systèmes de sécurité sociale. En Algérie, il faut le dire, la sécurité sociale se trouve à bout de souffle.
Le lobby pharmaceutique pèse lourd sur nos finances publiques.
L'assurance-maladie débourse, chaque année, près de 150 milliards de dinars dont 64 milliards de dinars dans les remboursements de médicaments. Mais l'Etat veille à faire baisser cette facture. D'ici à la fin 2012, le gouvernement compte boucler sa réforme de la Sécurité sociale et, déjà, le ministre de la Santé, Saïd Barkat, s'est félicité de l'économie qu'a induit l'interdiction de l'importation des médicaments produits localement et aurait, selon lui, permis, jusque-là, d'économiser 200 millions de dollars.
Mieux encore, l'Algérie, après moult difficultés, a réussi à imposer un tarif de référence adopté par la CNAS pour 180 dénominations communes internationales (DCI), représentant 2 100 à 2 500 marques. Dès le début, des lobbies «anti-tarif de référence» se sont constitués. Certains d'entre eux ont réclamé la révision de la mouture de la liste publiée au Journal officiel. Arguments : imperfections liées à l'absence de générique sur le marché ou celles liées aux tarifs inférieurs aux prix publics. Mais cette décision a fait un heureux : le groupe pharmaceutique public Saidal qui a crié victoire puisque beaucoup de ses produits ont été pris comme base pour les tarifs de référence. Sur 270 produits de Saidal, 96 ont été tarifés. Mais la bataille n'est pas terminée : des licences d'importation d'exclusivité existent encore, ce qui se traduit par la rétention de stocks et des pénuries organisées. De même, la lenteur et la longueur des procédures d'enregistrement et d'approbation des programmes d'importation déstabilisent l'approvisionnement du marché. Donc, il faut aller vers des solutions pour faciliter les procédures et bannir la bureaucratie et non pas l'interdiction des importations.


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