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Patriotisme culturel
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Publié dans La Tribune le 21 - 10 - 2010

Il faut pour avancer, retrouver un zeste de lucidité se rendre à l'évidence et regarder en face le champ culturel qui s'apparente de plus en plus à une administration comme toutes les autres. Et nulle part, dans les grands pays producteurs de biens et services culturels, l'Etat, ses ministères et ses multiples administrations ne produisent, ne peuvent produire et ne veulent gérer la multitude de PME/PMI et les grosses entreprises qui font dans l'édition, le théâtre, le cinéma, l'audiovisuel, les laboratoires et les technologies de plus en plus futuristes, les salles de spectacle, le cirque, la chanson, etc. Mais parallèlement, les pouvoirs publics régulent, légifèrent en accord avec les syndicats et les entreprises pour que les producteurs produisent et pour que les consommateurs se rendent par millions acheter le droit de voir, d'écouter et acheter des produits réalisés par le privé, parce que l'Etat n'est pas réputé commerçant mais nécessiteux de rentrées fiscales, d'emplois que fournissent les industries culturelles qui amortissent les tensions sociales à un certain degré. Dans les grandes démocraties, surtout là où le patrimoine historique, physique, naturel attire des dizaines de millions de touristes chaque année, l'Etat est présent, lourdement. Les grands musées de réputation mondiale, les parcs naturels, des lacs, des palais et châteaux qui racontent l'histoire d'un pays et d'un peuple, de grands théâtres sont pris en charge par les pouvoirs publics à tous les niveaux.
Des théâtres expérimentaux, des corps de ballet, des orchestres symphoniques et d'autres institutions peuvent dépendre de l'Etat. Des nominations très pointues, indiscutables pour les professionnels et les syndicats, sont faites et des budgets votés au Parlement. Le fonctionnaire qui n'est soumis à aucune obligation de résultat (audience, recettes au guichet) dira comme s'il annonçait l'invention du siècle que l'Algérie n'est ni les Etats-Unis, ni le Brésil et encore moins la Corée du Sud, l'Italie ou la France. Et vice versa, ajoutera un haut fonctionnaire de «la tutelle». Alors que se passe-t-il ?Devant une absence totale d'une forte et ambitieuse politique culturelle dont l'expression serait des industries privées qui ne vont pas sortir ex nihilo par la seule volonté politique ou par le simple amour du beau, les productions culturelles dont l'impact et la consommation relèvent du mystère, du goût, d'un cursus social, scolaire, universitaire ou de la séduction, sont aussi des produits. Ces derniers sont conditionnés par l'offre, la demande, un marché qui doit être rentable, des formations nombreuses et complexes et un pouvoir d'achat. Si l'Algérie, dira le fonctionnaire (dont le regard ne pointe que vers le salaire, éventuellement des avantages, des voyages et une bonne retraite) n'a pas le Louvre, la chapelle Sixtine, le pont de Londres, Hollywood ou Bollywood, elle a d'énormes potentialités. Mais si le fonctionnaire n'a pas pour missions de produire, de construire des espaces grand public, l'Etat a le pouvoir, s'il le veut, d'avoir des discussions avec les grands du privé, par wilaya, et progressivement les convaincre, selon des incitations qui existent dans le monde, qu'ils peuvent gagner de l'argent dans les industries culturelles.
Comme c'est le cas en Europe, en Inde, au Brésil, aux Etats-Unis, etc. à moins que «le patriotisme culturel» donc économique ne soit génétiquement dévolu à la seule administration.
A. B.


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