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Halima revient toujours à ses mauvaises habitudes !
Publié dans La Tribune le 27 - 11 - 2011

Il y a quelque ressemblance entre la situation politique dans l'Algérie de novembre 2011 et celle qui prévalait en Espagne durant le même mois de 1976. Il existe en effet une certaine similitude entre les deux processus de réforme politique, au moins dans la démarche préconisée. Pour sortir du franquisme, les Espagnols avaient adopté sept lois qui ont servi de socle politique à la Ley para la Reforma Politica, la Loi pour la Réforme Politique approuvée le 18 novembre 1976 par les Cortes Generales et soumise à référendum le
15 décembre de la même année. Dans le cas de l'Algérie, le président Abdelaziz Bouteflika a décidé de faire adopter par le parlement sept lois essentielles préparées par le gouvernement en lieu et place de la présidence de la République. Ces lois sont approuvées en prélude à une future modification par référendum de la Constitution. Dans les deux pays, les gouvernements n'ont pas trouvé rapidement les formes viables pour impulser la réforme urgente des régimes. Dans les deux cas, des forces inertielles et des énergies de résistance sont entrées en action. En Espagne comme en Algérie, le temps était également un problème et les promesses de réformes n'aboutissaient pas. En tout cas, pas d'une manière permettant de mettre en place une transition démocratique et un passage sans frais d'un régime autoritaire à un régime libéral. Au pays de Cervantès, les résistances et les blocages étaient le fait de ce qu'on appelait le «bunker», c'est-à-dire les plus immobilistes des franquistes. Ces forces réactionnaires avaient peur d'assister à l'effondrement du régime et continuaient donc d'opposer une résistance ferme au changement grâce aux organes de pouvoir qu'elles contrôlaient encore, à savoir le Conseil National du Mouvement National, le Conseil du Royaume et les Cortes. Dans l'Algérie algérienne, ces forces se recrutent dans l'Administration, le Parlement et notamment au sein de l'Alliance Présidentielle. Dans cet attelage de bric nationaliste et de broc islamiste, le FLN et le RND rivalisent d'ardeur pour dévaloriser des textes qui ne sont pourtant pas d'une grande audace démocratique. Lorsqu'il a décidé de lancer des réformes politiques, qu'il a voulues profondes et audacieuses, le président Abdelaziz Bouteflika avait sans doute en tête le Printemps arabe et le précédent espagnol. Il connait surtout la vie politique de son pays, l'âme et la culture de l'Administration et davantage les politiques algériens. Il connait particulièrement le Parlement qu'il tient en très haute estime, au point de ne s'y s'être jamais rendu pour, notamment, s'y adresser à la nation. Il sait que ses deux chambres sont les deux faces d'une même monnaie, celle d'un Parlement mal élu où siègent quelques branquignoles et autant de pieds-nickelés en mal de légitimité et en déficit chronique de crédibilité. Pourtant, c'est à ce Parlement démonétisé que le chef de l'Etat a confié la validation de textes qui traduisent si peu l'esprit et les ambitions de son discours réformateur du 15 avril 2011. Résultat des courses parlementaires, des textes dévitalisés et des réformes inacceptables et peu crédibles si elles étaient adoptées en l'état. Aux yeux de l'opinion algérienne qui n'en est pas dupe, comme du point de vue des principaux partenaires étrangers de l'Algérie, ces réformes, qui risquent de finir en eau de boudin, ne valent même pas un SMIG démocratique. En décidant de ne pas commencer, d'entrée de jeu, par une révision constitutionnelle par voie référendaire, le chef de l'Etat n'ignorait rien des ressorts de résistance au changement d'un Sénat ou d'une APN dont l'ADN politique les incline naturellement à refuser de signer leur acte de décès démocratique. Malgré tout, c'est au parlement qu'est revenu le rôle d'amorcer le processus de réforme. Mais le Président savait, comme le dit l'adage arabe, que Halima revient toujours à ses plus vieilles habitudes, les plus mauvaises, évidemment. Peut-être a-t-il voulu mettre ces maçons parlementaires au pied du mur démocratique, achevant de les discréditer en les soumettant à l'épreuve du changement ? Pour mieux reprendre la main, après avoir neutralisé les forces de blocage et d'inertie au sein du régime ? Espérons-le. Pour rebattre les cartes et, peut-être, repartir d'une feuille blanche, le président de la République a toutes les cartes en main. Il peut décider d'une seconde lecture des textes. Utiliser l'arme atomique de la dissolution d'un Parlement qui s'évertue à brouiller les cartes. Ou, plus simplement, légiférer par ordonnance dès la fin de la session parlementaire d'automne, comme l'y autorise la Constitution. Il est maître du jeu, maître de l'horloge même s'il n'en a plus beaucoup de temps. Si on était dans une partie de poker, le président Abdelaziz Bouteflika serait un joueur en position tardive, un dealer (donneur) ou un cut off, à savoir, le dernier ou l'avant-dernier à parler. Avant le peuple qui a la plus haute main, bien sûr.
N. K.


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