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La Libye, deux ans après le «sauvetage» de l'Otan
Insécurité, instabilité politique, économie en crise
Publié dans La Tribune le 16 - 09 - 2013

Après avoir mis fin au régime de Mouammar Kadhafi, il y a aujourd'hui près de deux ans, la Libye est encore loin de jouir de la prospérité et de la stabilité promises par les Etats qui se sont empressés d'envoyer leurs avions pour, officiellement, «sauver» le peuple libyen. L'actuel gouvernement central se caractérise par une faiblesse chronique à l'image de l'immensité du territoire libyen, un des pays les plus vastes d'Afrique. Le règne des milices locales, de plus en plus puissantes dans ce pays livré à lui-même, pose un danger permanent pour la stabilité future d'un pays en difficile voie de reconstruction. Depuis la tenue, le 7 juillet 2012, des premières élections libres dans l'histoire de la Libye, la sécurité ne cesse de s'y dégrader. Même les deux plus grandes villes du pays Tripoli et Benghazi sont aujourd'hui le théâtre d'assassinats de responsables de la sécurité, de militants politiques et de personnalités des médias.
Un ancien colonel de la défunte agence de sécurité intérieure libyenne à Benghazi a été tué récemment dans l'explosion de sa voiture dans le quartier Al Salam.
Ce qui fait souffler sur la Libye post-Kadhafi un vent d'insécurité généralisé qui rebute tous les voyageurs vers ce pays. Les autorités sont dépassées par les événements. La capitale souffre de grandes difficultés d'approvisionnement en eau et en électricité, et les services sont livrés à eux-mêmes. Les médias occidentaux et arabes qui n'arrêtaient pas de vanter, il y a peu, le miracle libyen se sont soudainement tus.
Le miracle libyen n'est pas beau à voir.
Les velléités indépendantistes se font aussi de plus en plus prononcées dans un pays où les inégalités géographiques dans la répartition des puits de pétrole sont évidentes.
Aujourd'hui, les autorités libyennes sont tellement débordées par le pouvoir ostentatoire des milices qu'elles ont perdu le contrôle du pays et «la Libye a quasiment arrêté de produire du pétrole», selon le journal britannique The Independent.
Le secteur pétrolier libyen est dans le creux de la vague avec un niveau de production qui a chuté dangereusement. La commission énergie, qui fait office de Parlement, parle d'un sérieux risque de «niveau zéro» de production. Des informations ont fait état récemment de deux cargos en attente de chargement au port de Harika, dans l'extrême-est de la Libye qui peineraient à être ravitaillés en pétrole brut à partir des champs pétroliers, aujourd'hui fermés.
Le pays vit de ses réserves, selon des déclarations de certains responsables, et si la situation perdure le gouvernement aura même du mal à payer les salaires des fonctionnaires. Deux ans depuis l'intervention étrangère le pays n'en finit plus de s'enfoncer dans le chaos. Les violences se sont même intensifiées avec une recrudescence des attentats singulièrement dans la ville de Benghazi. Les autorités peinent à rebâtir un appareil sécuritaire solide et aucune structure étatique ne peut se targuer d'être irrémédiablement stable. Les milices armées, hors de tout contrôle, font régner la loi du plus fort. Pour l'actuel Premier ministre, Ali Zeidan, la situation est extrêmement complexe à juguler, «les armes se sont répandues parmi la population et les groupes armés ne sont pas assujettis aux ordres supérieurs». La situation est telle que le ministre de l'Intérieur Mohamed al Cheikh a démissionné pour impossibilité d'influer sur la situation sur le terrain.
Le ministre démissionnaire n'omettra pas de charger Zeidan sur son incapacité à reconstruire une armée forte pour protéger l'intégrité du pays. Une grande partie de la Libye échappe aujourd'hui au contrôle du gouvernement. Le sud du pays, un territoire immense, est aujourd'hui considéré comme zone interdite. Le risque de partition est plus que jamais d'actualité. Le régionalisme est exacerbé et certaines minorités se considèrent comme marginalisées.
Ils menacent aujourd'hui d'entrer en «désobéissance civile». Le siège du Congrès général national (assemblée de 200 membres, élue le 7 juillet 2012) a été envahi et saccagé. C'est dire la considération en vigueur vouée aux institutions naissantes. Le pays est devenu une plaque tournante du trafic d'armes, ainsi qu'une zone de repli et base arrière pour les groupes djihadistes de tout acabit.
Les autorités libyennes sont dépassées par une situation sécuritaire chaque jour plus compliquée. Le 15 septembre 2011, l'ex-président français Nicolas Sarkozy saluait à Benghazi l'avènement d'une «nouvelle Libye», au lendemain des bombardements dévastateurs de l'Otan. «Vous avez voulu la paix, vous avez voulu la liberté, vous voulez le progrès économique. La France, la Grande-Bretagne, l'Europe seront toujours aux côtés du peuple libyen.»
M. B.


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