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Samir Nasri : «Je suis musulman, non pratiquant»
Publié dans Le Buteur le 05 - 03 - 2011

«L'Algérie, je n'y suis allé qu'une seule fois, tout petit. Mes parents sont nés en France, mes grands-parents, mes oncles et mes tantes vivent en France. Je n'ai plus, en Algérie, qu'une lointaine parentèle.»
Le rendez-vous avait été fixé à 15 heures, avec l'aide de son agent, Jean-Pierre Bernès, chez Samir Nasri, à Hampstead. Un quartier londonien très français où le milieu offensif d'Arsenal a acheté une grande maison avec jardin, pour l'opération financière et pour pouvoir, accueillir, grâce aux six chambres, toute la famille lors des vacances scolaires. Même après l'entraînement du matin et trois heures d'entretien, Samir se montre incisif, disponible, souriant. Rencontre avec le meilleur joueur français de l'année 2010, avant l'affiche des matchs retour des huitièmes de la Ligue des champions : Barcelone-Arsenal.
Mardi à Barcelone, à quoi penserez-vous au milieu de vos équipiers, dans le vestiaire du Camp Nou ?
Peut-être à ce mot de Xavi, tellement vrai, avant le match aller, à l'Emirates Stadium : «Ce match-là, j'aurais payé pour aller le voir.» Moi aussi. Mais mardi, je serai sur le terrain du Camp Nou, ce stade vibrant et mythique qui fait aussi la grandeur du Barça. L'année dernière, nous avons perdu 4-1. Mais jouer là-bas a été magnifique. Quand vous entrez sur le terrain, l'ambiance et l'histoire vous obligent à faire un grand match. C'est le stade de Johan Cruyff, ce génie, ce visionnaire.
Comment vous préparerez-vous à cet événement ?
Longtemps, j'ai fait les matchs avant, dans ma tête. J'arrivais vidé. Maintenant, j'écoute de la musique, j'aime déconner. Avec Arsenal, nous avons un rituel : on se met en rond, à six ou sept, et on doit jouer à une touche de balle. Celui qui fait trois erreurs prend un coup sur l'oreille ! C'est dans le tunnel que le match commence. Moi, je ne baisse jamais les yeux.
Que représente un match contre ce Barcelone-là ?
Le Barça est le plus beau message envoyé aux pessimistes qui croyaient le football réservé aux grands gabarits. Xavi, Iniesta, Messi sont tous des nains de jardin (il rit) qui ont le contrôle total du ballon et qui respirent le jeu. Le football est une philosophie et peut devenir une alchimie. À Arsenal et à Barcelone, la passe jaillit et arrive parce qu'il n'existe aucun ego surdimensionné. Aucune jalousie. Au Barça, la saison dernière, quand Ibrahimovic a remplacé Eto'o, que les autres se sont aperçus qu'il ne partageait pas la même philosophie, ils n'ont pas toujours eu envie de lui donner le ballon…
Cela vous est-il arrivé de refuser une passe ?
Non. Mais si le mec n'est pas mon ami, ce n'est pas parce que je lui ai passé la balle que j'irai boire un café avec lui après le match.
Quel sens donnez-vous au geste de la passe ?
La passe doit être un cadeau. Elle doit être faite dans le bon tempo, dans le sens du jeu. L'idée de passe ne doit pas être banalisée parce qu'un cadeau n'est pas un acte banal.
Au match aller, il y a votre passe décisive pour Andreï Archavine qui marque le but de la victoire 2-1…
Tout commence, dans un jeu à trois, par la passe que m'adresse Cesc Fabregas dans la profondeur, d'un extérieur du pied. Course longue. Aller au but ? J'y pense. Je choisis le crochet, je remets le ballon sur mon pied gauche. Trois défenseurs barcelonais sont sur l'unique attaquant d'Arsenal. Et Archavine arrive. Arsène Wenger nous dit toujours que, dans la surface plus encore qu'ailleurs, le ballon donné doit être un plaisir et une offrande. Je le lui donne d'une touche, sur son pied droit, et il le reprend d'une touche, du côté où ça vient.
Vous aviez été arrêté dix-sept jours pour une déchirure de sept centimètres aux ischio-jambiers. Sur votre démarrage, violent, vous n'avez pas eu peur ?
Honnêtement, j'ai eu peur dans la première demie heure. À un moment donné, j'ai fait un sprint, ça m'a libéré pour la deuxième mi-temps. N'oubliez pas que, cette année, j'ai enfin pu faire une vraie préparation physique et que cet arrêt m'a permis de recharger la batterie. C'est vrai que, sur mon côté, j'ai fait beaucoup d'allers-retours : je ne pouvais pas laisser Gaël Clichy seul face à Daniel Alves et Pedro !
Cette victoire sur Barcelone, c'est la preuve qu'Arsenal a grandi en Europe ?
C'est formidable car, pour le retour, c'est une tout autre histoire. Zidane avait dit : «Le Barça, c'est comme le Brésil. Il faut aller le chercher. Si vous les laissez jouer, vous êtes morts.» On a fait jeu égal au début et ça nous a fait du bien. Ensuite, on savait que Barcelone développerait son jeu, c'est le Barça quand même ! Ibrahimovic et son jeu de tête n'étant plus là, on les a laissés attaquer sur les côtés. On avait décidé de fermer l'axe, d'essayer de couper la relation Xavi-Iniesta-Messi, de nous concentrer sur le cœur du jeu barcelonais. Et on avait confiance dans l'intensité du football de la Premier League. Sur la fin, ils ont cédé physiquement.
On a l'impression, malgré la défaite d'Arsenal en finale de la Coupe de la Ligue (2-1, face à Birmingham City, dimanche dernier), que vous êtes un homme de grands matchs.
J'aime les grands matchs. J'en ai toujours rêvé quand j'étais gamin. Leur atmosphère me donnait des frissons. Maintenant encore, je suis comme un gosse au milieu des autres. Il faut que les joueurs nous fassent rêver. Quand tu les vois ensuite, ça oblige à l'humilité. Quand tu rêves, tu gardes une part d'enfance. Et mon jeu a besoin d'insouciance.
Au sous-sol de votre maison, dans la vaste salle réservée au home cinéma et au billard, vous jouez au jeu vidéo Fifa 2011, dont vous êtes l'un des héros. Quel effet cela vous fait ?
Ça me fait bizarre. Je me souviens de quand je jouais aux jeux vidéo, de quand j'essayais de prendre le ballon aux grands joueurs. Maintenant, je joue avec mes petits frères et ce sont eux qui tentent de me le prendre ! C'est marrant…
Ce jeu, c'est le signe de votre réussite professionnelle.
Oui, et c'est plutôt flatteur. Mais ça reste virtuel. L'important, c'est ce qui se passe sur le terrain, le vrai.
L'année prochaine, les basketteurs français de NBA, Tony Parker en tête, seront probablement les sportifs français les mieux payés. Vous, vous êtes en pleine ascension, vous êtes le footballeur le plus «bankable» Comment vivez-vous cela ?
«Bankable» ou pas, tout va si vite dans le football… Je ferai peut-être partie du haut du classement, on verra. Jusque-là, je ne regardais même pas. J'ai 23 ans et, honnêtement, l'argent n'a jamais été mon moteur. J'ai toujours privilégié les choix et les joies sportives. De ce parti pris dépend ma progression – et l'argent que je mériterai. Je n'ai pas envie, pour l'argent, de signer dans un club où je ne jouerai pas le football que j'aime, où je ne serai pas épanoui. Nous gagnons déjà des salaires considérables. La priorité est donc de faire une grande carrière et de gagner des titres. C'est beaucoup plus important que tout le reste.
Vous venez d'un milieu modeste, ce rapport à l'argent n'est pas forcément simple.
Votre question est légitime. Je connais la valeur et l'importance de l'argent de par mes origines. Simplement, il faut savoir évoluer avec un nouveau train de vie, dans le respect de ses valeurs. Un entourage très sain, la famille, de bons agents, permet de ne pas s'enflammer.
Quand on vous dit que vous êtes le meilleur de votre génération, comment réagissez-vous ?
Le meilleur, moi ? Ça ne veut rien dire. Je suis toujours en quête de progression. En travaillant, en écoutant, en lisant, en m'instruisant, je peux mieux faire. J'aime me tenir informé, l'actualité me passionne, je lis les journaux, j'aime les autobiographies, j'y apprends des erreurs des autres ou de ce qui les a fait avancer dans la vie. Ça permet de garder un esprit vif, peut-être une intelligence et il me paraît impossible que ce ne soit pas utile sur un terrain.
L'intelligence… Arsène Wenger et Laurent Blanc sont vos entraîneurs à Arsenal et en équipe de France. C'est votre football, votre chance.
Je me suis toujours identifié à leur vision du football. Une équipe qui a le ballon et qui a besoin de ce ballon pour gagner, dont les joueurs sont toujours en mouvement, dont le plaisir réside dans la simplicité, comme les petites choses de la vie. La simplicité, c'est le plus difficile à accomplir. En football, c'est : contrôle, passe, bon appel, mouvement. Ce qui sollicite l'intelligence du jeu. Sinon, toutes les équipes de CFA joueraient comme le Barça.
L'élégance, c'est important ?
Les joueurs élégants sont souvent efficaces. Un joueur ne doit pas être enfermé. Il a besoin de sa liberté pour s'exprimer. À condition, bien sûr, de ne pas sortir du cadre collectif. Zidane a-t-il jamais été plus grand que lors de France-Brésil
(1-0) en quarts de finale de la Coupe du monde 2006, en Allemagne ? Tous les gestes techniques qu'il a accomplis l'ont été à bon escient, jamais pour dire : « Regardez, je fanfaronne. »
Quelle est la nature des liens qui vous lient à Arsène Wenger ?
Il m'a fait progresser dans tous les domaines. J'ai une très bonne relation avec lui. Son comportement envers moi est toujours droit, c'est très rare et c'est essentiel. Car je marche beaucoup à l'affectif. Je suis arrivé à Londres à 21 ans et il m'a donné du temps et de la confiance alors que d'autres managers veulent tout et tout de suite. Quand je me suis cassé la jambe, il m'a permis de revenir à mon rythme. Après la claque de la non-sélection pour la Coupe du monde 2010, j'ai pris deux mois de vacances, pour la première fois de ma vie. Quand je suis revenu de Los Angeles, de Las Vegas, de Dubai, j'étais tout neuf, comme un nouveau-né. Je me suis dit : «Tu as la confiance de tes partenaires et de ton coach, il ne peut rien t'arriver.» Nous restons tous avec Arsène Wenger parce que nous voulons enfin gagner avec Arsenal. Et moi, je sais que je prendrai du plaisir sur le terrain, comme lors des matchs de quartier joués à quatre contre quatre avec mes potes.
Sauf lorsque vous devez serrer la main à William Gallas.
Si un jour j'écris, comme lui, mon autobiographie, j'espère avoir plus intéressant à raconter qu'une histoire de place piquée à un ancien dans le bus de l'équipe de France. Quand on pense au bus de Knysna… Un bus est un bus. Normalement, il nous amène au même endroit, quelle que soit la place qu'on occupe… Contre Tottenham, j'ai refusé de serrer la main à Gallas. Il a déclaré à la presse : «C'est dommage pour lui.» Je ne lui serrerai pas non plus la main la prochaine fois. Je suis généreux avec ma famille et mes amis, mais je suis quelqu'un de rancunier aussi. Les défenseurs qui me mettent des coups le savent bien.
Avez-vous déjà commis des erreurs ?
Oui, ça m'est arrivé quand j'avais 19 ans. On me présentait comme l'héritier de Zidane, j'avais été élu meilleur Espoirs de la Ligue 1, et j'ai eu du mal à me remettre en question. Ces erreurs, je les connais.
Ne pas avoir joué France-Brésil (1-0, le 9 février, au Stade de France) a été une grosse déception ?
Une déception, simplement. Avec tout ce qui s'est passé en Afrique du Sud, on repart de tellement loin. Le match qui comptera vraiment sera le Brésil-France de Maracana, en finale de la Coupe du monde 2014 ! Mais c'est vrai que de Pelé au Mexique, en 1970, à Ronaldo, les Brésiliens m'ont toujours fait rêver. Le Brésil est la patrie du football, et même du football absolu. Je me souviens tellement du 12 juillet 1998. J'étais à la maison, à Marseille, dans mon quartier. Là où j'ai grandi, où j'ai vécu vingt et un ans. Il y avait toute ma famille, mon père qui est un mordu de foot et même mes tout petits frères, des jumeaux qui venaient de naître. Ils étaient sortis de la maternité le 6 juillet. Il y avait une ambiance de fou, et moi, j'avais 11 ans.
Vous étiez Zidane ou Ronaldo ?
J'avais un pincement au cœur : j'ai toujours été un grand fan de Ronaldo. Quand il est resté à terre après le choc avec Fabien Barthez, ça m'a fait bizarre. Puis, le cœur l'a emporté, je n'ai pas versé une larme sur son sort. Je vous parle et ma jeunesse me revient, mon insouciance… Les jours suivants, au foot, on a tous pris le nom d'un joueur de la finale. Avant, j'étais Ronaldo. Après, j'ai été Zidane. Je ne voulais pas être dans une équipe vaincue. Je suis mauvais perdant. Une défaite et je dors mal les deux nuits suivantes. Je ne me prends plus pour Zidane, je vous rassure. Je suis mature, je veux jouer mon football.
On a l'impression que vous avez toujours été mûr pour votre âge.
J'ai mûri très vite. À 13 ans, j'étais au centre de formation de l'OM. À 17 ans, je jouais avec Marseille. La pression y est tellement forte… On exige de toi ce qu'on demande à des joueurs confirmés. Ça oblige à grandir.
Samir, beaucoup vous considèrent comme le prochain capitaine de l'équipe de France.
Je n'y pense pas mais... J'en serais enchanté! Ça prouverait aussi que je ne suis pas le « petit con » qu'on a dit. J'ai été bien éduqué. Je sais ce qu'est le respect. Et le respect se doit d'être réciproque. Un footballeur ne doit pas se prendre pour quelqu'un d'autre. Le temps des stéréotypes est révolu, quand on devait fermer sa gueule parce qu'on avait 17 ans. Un pro est un pro, quel que soit son âge. C'était ça, le football français : les anciens faisaient la pluie et le beau temps, les jeunes devaient rester à leur place. Il faut être plus ouvert d'esprit.
Avec les Bleus, chantez-vous «la Marseillaise» ?
Oui. D'autres ne la chantent pas et aiment profondément la France. Tout cela est polémique, excessif et n'a pris de l'ampleur que parce qu'il y a eu le débat autour de l'identité nationale. On a dit dans un raccourci saisissant : «Ils ne chantent pas la Marseillaise parce qu'ils n'aiment pas la France.» Michel Platini lui-même ne la chantait pas ! On est français, on est nés en France, on joue pour la France et on cherche à stigmatiser ceux qui ne chantent pas la Marseillaise. C'est de la connerie. Même s'il est devenu très mode de taper sur les footballeurs.
Vous habitez Londres et…
… la notion de melting-pot culturel m'intéresse énormément. Marseille est une ville cosmopolite. France 98, c'est la génération black-blanc-beur. Et je vis à Londres, qui assume son cosmopolitisme. Ici, pas de discriminations. Les gens se promènent tels qu'ils sont. À Londres, on respire un air différent.
Êtes-vous croyant ?
Oui. Je suis musulman. Je ne pratique pas.
Votez-vous, Samir ?
Oui. Il est important que les jeunes aient leur carte électorale et aillent voter. Nous vivons dans une démocratie, nous pouvons nous faire entendre, les élections ne sont pas truquées… Il faut combattre ce taux d'abstention pour ne pas avoir de regrets.
Que vous inspire la devise de la République : «Liberté, égalité, fraternité» ?
Elle est très belle et très forte. Mais, actuellement, ces mots débouchent-ils sur du concret ? Je ne le pense pas.
Suivez-vous de près tout ce qui se produit actuellement au Proche-Orient et au Moyen-Orient ?
Naturellement ! Les générations actuelles en ont marre de se morfondre. Quand le président Ben Ali est parti, le gouvernement est pratiquement resté le même. Où était la révolution ? Maintenant, c'est la Libye. Qui aurait pu penser que Kadhafi se retrouverait dans cette situation extrême ?
Les regards sont aussi braqués sur l'Algérie, d'où est issue votre famille.
L'Algérie, je n'y suis allé qu'une seule fois, tout petit. Mes parents sont nés en France, mes grands parents, mes oncles et mes tantes vivent en France. Je n'ai plus, en Algérie, qu'une lointaine parentèle.
Assisterez-vous au Jeux Olympiques de Londres 2012 ?
J'irai, bien entendu. Même si j'aurais préféré y participer avec l'équipe de France, qui ne s'est pas qualifiée. Quand vous êtes passionné de sport, les Jeux, c'est mythique. Je m'intéresse au basket, au tennis, à l'athlétisme, au sprint jusqu'au 400 mètres, au demi-fond, au fond… J'ai un rêve : porter la flamme olympique.


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