Faibles investissements, faible productivité, faibles revenus, faible consommation et fatalement faible épargne et donc persistance de la pauvreté.Les recommandations de la Banque mondiale et du FMI se devaient de sortir les pays pauvres de la pauvreté et de les rendre plus riches ou moins pauvres. Elles se devaient de conférer à la prospérité un caractère transfrontalier. Elles se devaient également de créer un modèle de substitution au socialisme mais en réalité n'ont réussi qu'à désorganiser les économies des pays anciennement socialistes qui ont quitté les rives de l'économie dirigée sans pouvoir atteindre celles de l'économie de marché, sauf à considérer que cette dernière, pour ces pays, se résument à la politique des échanges commerciaux. On sait que le FMI se contente de la réalisation de l'équilibre des budgets, de l'inflation contenue, même si le chômage est à deux chiffres. Le FMI se préoccupe de la capacité des pays endettés à pouvoir rembourser. Là est l'essentiel. Nombre de pays, et non des moindres et parmi eux le Brésil et la Russie, sont passés par l'acceptation des conditionnalités du FMI et de la BM, et se sont soumis à leurs instructions. La liste de ces pays est appelée le consensus de Washington. Les résultats obtenus sont très différents selon les objectifs des institutions internationales financières, selon les pouvoirs politiques en place dans les pays "ajustés" et selon les perceptions des populations. Les attentes sont donc différentes. Des objectifs macroéconomiques pour les uns et des objectifs microéconomiques pour les autres.Finalement, nous allons nous situer dans un système de guerre économique édulcorée par l'usage des concepts de coopération économique et d'échanges économiques, le désenchantement à l'égard du l'ultra libéral, dont les qualités ont été tellement vantées par les pays libéraux, sera aussi important que ne l'a été le désenchantement à l'égard du modèle socialiste, sinon plus.