Quel pays en développement, c'est-à-dire du Tiers-monde, ou du quart monde, n'a pas suivi les prescriptions du FMI, et quel pays s'en est tiré suite à l'adoption des réformes prescrites ? Nombre de pays, et non des moindres, dont parmi eux le Brésil et la Russie, sont passés par l'acceptation des conditionnalités du FMI et de la BM et se sont soumis à leurs instructions. On sait que le FMI se contente de la réalisation de l'équilibre des budgets, de l'inflation non dérapante, même si le chômage est à deux chiffres. Le FMI se préoccupe de la capacité des pays endettés à pouvoir rembourser. Là est l'essentiel. Les résultats obtenus sont très différents selon les objectifs des institutions financières internationales, selon les pouvoir politiques en place dans les pays "ajustés" et selon les perceptions des populations. Les attentes sont donc différentes. Des objectifs micro-économiques pour les uns et des objectifs micro économiques pour les autres. Faibles investissements, faible productivité ; faibles revenus, faible consommation et fatalement faible épargne et donc persistance de la pauvreté. Les recommandations de la Banque mondiale et du FMI se devaient de sortit les pays pauvres de la pauvreté et de les rendre plus riches ou au moins pauvres. Elles se devaient de conférer à la prospérité un caractère transfrontalier et supprimer les obstacles qui l'enferment comme otage à l'intérieur des frontières. Elles se devaient également de créer un modèle de substitution au socialisme mais en réalité n'ont réussi qu'à désorganiser les économies des pays anciennement socialistes qui ont quitté les rives du l'économie dirigée sans pouvoir atteindre celles de l'économie de marché, sauf à considérer que cette dernière, pour ces pays, se résume à la politique des échanges commerciaux. Finalement, dans un contexte où actuellement et pour l'avenir, nous allons nous situer dans un système de guerre économique édulcorée par l'usage des concepts de coopération économique et d'échanges économiques, le désenchantement à l'égard du modèle ultra libéral, dont les qualités ont été tellement vantés par les pays libéraux sera aussi important que ne l'a été le désenchantement à l'égard du modèle socialiste, sinon plus.