A partir d'Alger, plus exactement à la salle El Mouggar, quelques éléments représentant le patrimoine culturel de la ville de Chlef sont exposés à la faveur du mois du patrimoine, (du 18 avril au 18 mai). Initiée par l'Office national de la culture et de l'information (ONCI), cette expo qui se poursuivra jusqu'au 30 mai prochain se décline en une panoplie de bijoux d'argent, mettant en relief tout le savoir-faire de Malika Ghoubali, une orfèvre en la matière. Ce rendez-vous, somme toute artisanal est selon l'artisane, un moment important qui permet de " mettre en valeur la culture et le savoir des hommes qui, depuis des millénaires veillent à sauvegarder le patrimoine matériel et immatériel". Malgré le manque criard de la matière première, Malika Ghoubali, ne se résigne pas du tout, au contraire, puisque contre vents et marées, elle se débrouille pour continuer ce labeur fascinant mais difficile qu'elle affectionne tant. Elle dit elle-même d'ailleurs, qu'elle est la " digne héritière de Hadj Ghoubali ", un symbole dans cette région de l'ouest. Le bijou et même sa confection, c'est filial chez les Ghoubali. C'était donc, selon cette artisane, un long apprentissage fait de patience et surtout de ténacité, pour sortir d'un bout d'argent tordu, toutes les merveilles du monde. "Les bijoux en argent sont indémodables. Ils ont leur propre clientèle" dit-elle avec assurance. La création de bijoux peut devenir une réelle passion. De fait, avec un peu de pratique, on peut fabriquer des fantaisies, bijoux en argent et en or ainsi que même des perles. Avoir des outils et apprendre les techniques, c'est important, la patience et la persévérance feront le reste. Les différentes techniques utilisées ne sont pas compliquées, bien qu'elles demandent un peu d'expérience avant d'être totalement maîtrisées.