Le pétrolier américain Chevron, qui s'est vu interdire le mois dernier par la justice brésilienne de reprendre ses activités d'extraction au Brésil après une fuite de brut sur une plateforme, n'abandonnera pas le pays, a affirmé l'un de ses dirigeants. Nous n'abandonnerons pas le Brésil, nous sommes là pour rester longtemps, a déclaré à des journalistes Don Stelling, président de Chevron pour l'Amérique latine, lors du deuxième congrès sur les hydrocarbures organisé à Puerto La Cruz (nord-est). Le groupe a assuré être en train de travailler à relancer le projet Frade en eau profonde au large de Rio, où une grave fuite, au mois de novembre 2011, avait causé la dispersion de l'équivalent de 3 000 barils de brut en mer. Chevron a interrompu volontairement, par précaution, ses activités brésiliennes en mars, après avoir détecté une autre fuite en mars 2012 à 3 kilomètres de la première, mais s'apprêtait à les reprendre. Mais la justice brésilienne a ordonné le 1er août à Chevron et à l'opérateur Transocean, lui aussi actif sur le site, de suspendre sous 30 jours leurs activités au Brésil. Le groupe public brésilien Petrobras détient 30% de Frade. Ils (Petrobras) nous ont apporté leur soutien, nous travaillons ensemble, a affirmé M. Stelling. Selon M. Stelling, Chevron a correctement fait face à cette deuxième fuite. Cela aurait pu être une fuite massive, mais nous l'avons gérée de manière appropriée et rapide. Elle n'a pas tué un seul poisson ni oiseau, il n'y a pas eu de blessé et le pétrole n'a jamais touché la côte, a-t-il affirmé. Concernant la fuite du mois de novembre, Chevron affronte plusieurs actions en justice au Brésil et des demandes d'indemnisation portant sur plusieurs milliards de dollars, des sommes contestées par l'entreprise. En cas de non respect de la décision de justice, Chevron et Transocéan sont en outre menacées d'astreintes de 250 millions de dollars par jour.