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Tiddis, la mémoire oubliée
Constantine
Publié dans Le Maghreb le 13 - 12 - 2006


Tiddis, que les Constantinois appelaient autrefois "Qsentina El Qdima" (vieux Constantine), mémoire oubliée de Constantine est une cité à prédominance, romaine qui s'étale sur une superficie de 41 hectares, à une trentaine de km au Nord-Ouest de la ville du Vieux Rocher. Appelée aussi "Castellum Tidditanorum" qui signifie le vieux fort, Tiddis occupe une position fortifiée très semblable à celle de Cirta. Elle n'a été classée site historique national qu'en 1992. Cette forteresse qui assurait la protection du territoire environnant de l'antique Cirta vient de renaître et s'ajouter aux merveilleux ensembles de Timgad et Djemila grâce à son trésor archéologique. Elle est en fait un livre à ciel ouvert qui raconte la vie et l'oeuvre des civilisations qui se sont succédé sur ce site et dont certaines remontent loin dans la préhistoire. Tiddis était tout d'abord un village berbère qui s'est développé dès l'époque néolithique représentée par des dolmens et d'autres vestiges encore présents aujourd'hui. Des grottes, des "bazinas" (cimetières) et des fossiles sont les témoins de la préhistoire, cet âge au cours duquel la vaste prairie de Tiddis a servi de terre d'accueil, d'abri et de lieu de protection, voire de survie face à un environnement hostile et impitoyable. Des inscriptions libyques, des stèles phéniciennes et des monnaies numides sont, entre autres, les témoins d'une existence bien antérieure à la civilisation de Rome pendant laquelle l'agglomération se transforma suivant les méthodes romaines d'urbanisme et devint alors "la Respublica Castelli Tidditanorum" (République de l'antique Fort) comme le précise un document d'archives qui se trouve au niveau de la circonscription archéologique, document basé sur la transcription d'une inscription trouvée sur les lieux. La civilisation phénicienne qui devenait plus tard punique, c'est-à-dire un peuple issu d'un croisement entre les Phéniciens et les Nord-africains originaires des lieux, est représentée notamment par une muraille et des échantillons de poterie, de bijoux, de teintures et autres produits qui distinguaient les activités des phéniciens, un peuple commerçant épris d'aventures marines originaire de l'actuel Liban et dont la particularité était la pratique du troc avec les agglomérations et cités qui longeaient les rives du bassin méditerranéen. Les merveilles de Tiddis qui ne doit pas son existence à Rome seule, constituent un panorama qui n'existe nulle part ailleurs, un panorama aussi complet des civilisations qui se sont succédé en Afrique du Nord: Libyque, Punique, Romaine, Byzantine et Musulmane. Le caractère original du site mérite amplement d'être réhabilité et protégé afin qu'il soit un jour classé patrimoine universel ainsi que les monuments historiques qui existent ça et là à travers l'Algérie. Les ruines de ce site plusieurs fois millénaire étaient totalement enfouies sous terre avant d'être découvertes par des spécialistes français avec le concours de la société d'archéologie du musée Gustave Mercier, présentement appelé musée national Cirta, a indiqué Nouar Sahli, un expert en histoire ancienne auprès de la circonscription archéologique de Constantine. M. Sahli, également président de l'association des Amis du palais Hadj Ahmed Bey et de la protection du patrimoine, rappelle que les premières fouilles sérieuses ont été réalisées en 1941, sous la direction d'André Berthier, archéologue et directeur du musée Mercier.

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