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Le FMI tremble face à "l'escalade des menaces" économiques
Publié dans Le Maghreb le 14 - 04 - 2016

Le FMI a assombri mardi son tableau de l'économie mondiale face à une "escalade des menaces" venant de Chine et des grands pays émergents mais également d'Europe, où un "Brexit" pourrait causer de "graves dégâts".
"Il n'y a plus vraiment de place à l'erreur", affirme le chef économiste du Fonds monétaire international, Maurice Obstfeld, appelant à une action "immédiate" des gouvernements. Après 3,1% en 2015, le produit intérieur brut (PIB) du globe ne devrait plus progresser que de 3,2% en 2016 et 3,5% en 2017, marquant un recul respectif de 0,2 et 0,1 point par rapport à janvier, selon les nouvelles projections du Fonds monétaire international qui tient son assemblée de printemps cette semaine à Washington. Six ans après la crise financière, le FMI semble particulièrement préoccupé par le cocktail qui grippe l'économie mondiale: chute des cours des matières premières, difficile transition chinoise, coup de mou des marchés émergents et morosité dans les pays riches. Une nouvelle récession planétaire n'est pas encore au programme mais pourrait s'approcher dangereusement si l'activité continuait de se détériorer. "Une croissance plus faible laisserait l'économie mondiale à la merci de nouveaux chocs et augmenterait les risques de récession", admet le FMI dans ce rapport semestriel.

Transition chinoise
Une fois encore, les pays émergents concentrent les inquiétudes avec des perspectives de croissance au plus bas depuis "deux décennies", selon l'institution de Washington. La Chine devrait bien résister cette année (6,5% de croissance prévus) mais sa perte d'appétit pour les matières premières, couplée à la chute des cours du pétrole, se font durement sentir dans les pays qui les exportent, notamment en Afrique sub-saharienne.
Le FMI prévient par ailleurs que la transition de Pékin vers une économie davantage fondée sur la consommation pourrait être "moins douce" que prévu, au risque de créer de nouvelles turbulences financières. D'autres grands pays émergents sont, eux, déjà dans le dur. Le Brésil, plongé dans une grave crise politico-financière, et la Russie, frappée par les sanctions liées à l'Ukraine, devraient ainsi s'enfoncer dans la récession cette année avec des contractions respectives de 3,8% et 1,8%, d'après ces nouvelles prévisions.

Récession au Brésil
La récession économique du Brésil en 2016 sera plus grave que prévu, a prédit mardi le Fonds monétaire international (FMI), en raison des crises économiques et politiques qui secouent le géant latino-américain. Selon le rapport du FMI, le Produit intérieur brut (PIB) du Brésil, qui a reculé de 3,8% en 2015, se contractera de 3,8% également cette année (le Fonds tablait en janvier sur un recul de 3,5%) et devrait stagner en 2017.
"La récession au Brésil est plus accentuée que prévu", a souligné le Fonds, qui prévoit pour l'ensemble de la région Amérique latine-Caraïbes une contraction économique moyenne de 0,5% (contre -0,3% attendu en janvier). Le Mexique, l'autre grande économie latino-américaine, progressera en revanche de 2,4% en 2016 et de 2,6% en 2017. Les économies émergentes et en développement de la région enregistreront quant à elles une croissance de 4,1% cette année et de 4,6% en 2017. Le Brésil, qui avait particulièrement bien résisté à la crise économique et financière mondiale de 2007-2008, a été frappé ces dernières années par le ralentissement chinois et la chute du prix des matières premières. La première économie d'Amérique latine lutte depuis près de cinq ans contre un ralentissement économique qui a viré à la crise en 2015. 2016 sera ainsi la deuxième année de suite de récession pour le Brésil, un fait inédit depuis les années 1930-1931. Le pays est englué dans une grave crise politique qui pourrait déboucher sur une destitution de la présidente de gauche Dilma Rousseff, accusée par l'opposition de maquillage des comptes publics. La crise est envenimée par le méga-scandale de corruption Petrobras qui éclabousse son Parti des travailleurs (PT) et d'autres formations de sa coalition en lambeaux. Sans capacité d'épargner, le Brésil a été relégué à la catégorie spéculative par les trois grandes agences de notation.

Les pays développés se portent mieux
Les pays développés se portent mieux mais leur croissance s'est "ramollie" depuis la fin 2015 et l'héritage de la crise financière continue de "freiner la reprise", souligne le FMI.
Les Etats-Unis font ainsi face à de "d'importants vents contraires" liés au renchérissement du dollar et à la "chute brutale" des investissements dans le secteur énergétique qui a été un "poids pour la croissance américaine", a indiqué M. Obstfeld lors d'une conférence de presse.
Selon les prévisions, le Japon devrait par ailleurs tomber en récession l'année prochaine tandis que la zone euro voit ses perspectives de nouveau assombries (1,5% en 2016) au moment où plane sur la région le spectre d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.
En 2017, l'entrée en vigueur en avril d'un taux de TVA à 10% (contre 8% actuellement) devrait entraîner un petit repli du Produit intérieur brut (PIB). L'institution de Washington tablait jusqu'à présent sur une expansion de 1% en 2016 et 0,3% en 2017. "L'appréciation récente du yen et l'affaiblissement de la demande des pays émergents devraient avoir freiné l'activité au premier trimestre 2016, mais la baisse des prix de l'énergie et les mesures budgétaires adoptées dans la loi de finances rectificative devraient stimuler la croissance", explique le FMI dans un rapport semestriel. "Les mesures d'assouplissement quantitatif et qualitatif prises par la Banque du Japon y compris l'adoption, en février, de taux d'intérêt négatifs, devraient soutenir la demande privée", mais "les perspectives à long terme restent médiocres, du fait principalement de la diminution de la population active", souligne le FMI. Le problème est connu et rappelé à chaque occasion par les organismes internationaux, comme l'a encore fait lundi l'OCDE, exigeant des réformes audacieuses dans le monde du travail pour que davantage de femmes et seniors travaillent. "Il est vital d'opérer des réformes structurelles qui réhaussent la productivité (...) et il est nécessaire de renforcer la dynamique salaire-prix et de rendre la politique monétaire plus efficace", estime le Fonds.
Il insiste sur le devoir "d'accroître l'offre de main-d'œuvre, y compris féminine, d'éliminer la dualité du marché du travail (écart de traitement entre salariés permanents et précaires), de continuer de déréglementer les marchés des produits comme des services et de soutenir l'investissement grâce à une réforme du gouvernement d'entreprise".
"Les autorités devraient envisager d'adopter un objectif de hausse des salaires auquel contribuerait une augmentation des salaires du secteur public et du salaire minimum", recommande le FMI.
Le Japon devrait être en déflation en 2016 (-0,2%), "à cause de la baisse des prix de l'énergie et de l'affermissement du yen au cours des derniers mois".
Le fonds ajoute qu'à moyen terme, la hausse des étiquettes devrait se situer autour de 1% à 1,5% (+1,2% en 2017). Pour autant, ce taux n'est pas encore à la hauteur de l'objectif de 2% qu'espère atteindre la Banque du Japon d'ici à septembre 2017.

Un Brexit causerait de graves dégâts
Le FMI a mis en garde mardi contre les "graves dégâts" que provoquerait une sortie du Royaume-Uni de l'UE, tout en s'inquiétant plus globalement de l'"effritement" du consensus européen et d'une "montée des nationalismes".
"Un +Brexit+ pourrait causer de graves dégâts régionaux et mondiaux en perturbant des relations commerciales bien établies", a estimé le chef économiste du Fonds monétaire international, Maurice Obstfeld.
Un "Brexit" déboucherait sur de "longues négociations" pour trouver un nouveau modèle de coopération et conduirait à "une période prolongée d'incertitude croissante qui pourrait peser lourdement sur la confiance et l'investissement", prédit le Fonds dans ses nouvelles projections mondiales. Les Britanniques diront le 23 juin par référendum s'ils souhaitent quitter l'Union européenne, une perspective qui inquiète les milieux économiques et les dirigeants du globe. Au-delà du cas britannique, le FMI s'inquiète d'un affaiblissement de l'idéal européen sur fond de crise migratoire et de remise en cause de l'ouverture des frontières. "Le consensus politique qui a, autrefois, soutenu le projet européen est en train de s'effriter", déplore M. Obstfeld. En Europe mais aussi aux Etats-Unis, où plusieurs prétendants à la Maison Blanche plaident pour plus de protectionnisme, le débat politique se tourne ainsi de plus en plus "vers l'intérieur" et pourrait se traduire par des "politiques plus nationalistes", ajoute le chef économiste. Selon le responsable, cette rhétorique prospère sur fond d'inégalités de revenus "croissantes" et de profonds changements liés à la mondialisation "qui sont vus comme favorisant les élites en laissant les autres sur le bas-côté". "La peur du terrorisme joue également un rôle", ajoute-t-il. "Il y a beaucoup d'incertitude en ce moment (...) et cela pèse sur la confiance et l'investissement en Grande-Bretagne", a-t-il ajouté. Le Premier ministre britannique David Cameron, qui milite pour le maintien de son pays dans l'UE, a aussitôt donné raison au FMI. "Quitter l'UE poserait des risques majeurs pour l'économie britannique", a-t-il tweeté.

Nationalismes
D'autres risques, moins économiques, pèsent par ailleurs sur la reprise. Conflits, changement climatique, attaques terroristes et épidémies sanitaires peuvent avoir, "sans réponse" adéquate des autorités, d'importantes retombées sur l'activité mondiale, assure le FMI. L'institution a notamment évoqué le poids de la crise des migrants en Europe, et notamment sur la Grèce qui doit faire face à l'afflux de réfugiés alors qu'elle est déjà plongée dans une grave crise économique. M. Obstfeld a estimé qu'Athènes devrait pouvoir bénéficier d'"une certaine flexibilité" et d'un "large soutien" des Européens. L'institution s'est également inquiétée de la montée en puissance des discours protectionnistes en Europe mais également aux Etats-Unis, notamment par la voix du prétendant à la Maison Blanche Donald Trump. "Une croissance plus faible renforce le mouvement de repli sur soi et en faveur de politiques nationalistes", estime M. Obstfeld.

La croissance pour l'Arabie maintenue
Le Fonds monétaire international (FMI) a maintenu sa projection de croissance pour l'Arabie saoudite en 2016, mais l'a abaissée pour les autres pays du Moyen-Orient et d'Afrique du nord, dans son actualisation de l'état de l'économie mondiale publiée mardi.
L'économie saoudienne devrait croître de 1,2% cette année, son niveau le plus bas en sept ans, et remonter à 1,9% en 2017. Les projections sont identiques à celles faites par le FMI en janvier.
Cette prévision de faible croissance a été maintenue en dépit de mesures d'austérité prises par l'Arabie saoudite consistant à réduire les dépenses et à favoriser la croissance des secteurs non-pétroliers après un déficit budgétaire record de 98 milliards de dollars (environ 85 mds d'euros) en 2015.
En décembre, l'Arabie saoudite a réduit les subventions sur les produits pétroliers, l'électricité et l'eau, ainsi que sur d'autres services, dans le but de favoriser la croissance des secteurs non-pétroliers et de maîtriser la consommation.
Le fort déclin des prix du pétrole pèse lourdement sur les perspectives macroéconomiques en Arabie saoudite, écrit le FMI.
Le Fonds recommande pour l'Arabie et les autres producteurs de pétrole davantage de réduction des dépenses, une meilleure maîtrise de la masse salariale et plus de taxes sur les produits non-pétroliers. L'économie saoudienne, qui dépend lourdement des revenus pétroliers, avait connu un taux de croissance de 3,4% en 2015. Les économies du Moyen-Orient, d'Afrique du nord, de l'Afghanistan et du Pakistan (région appelée MENAP) devraient connaître une croissance de 3,1% en 2016 et de 3,5% en 2017, respectivement en baisse de 0,8% et de 0,7% par rapport aux prévisions d'octobre, selon le FMI. La MENAP, qui comprend à la fois des producteurs et des non-producteurs de pétrole, avait enregistré une croissance de 2,5% en 2015. Les prévisions pour les pays du MENAP se sont affaiblies en raison de la chute des prix du pétrole, de l'intensification des conflits et des risques liés à la sécurité, souligne le FMI. Les projections de croissance pour les pays producteurs de pétrole du Conseil de coopération du Golfe (CCG: Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar), ainsi que pour l'Iran, l'Irak, l'Algérie, la Libye et le Yémen, ont été abaissées à 2,9% pour 2016. La projection d'octobre du FMI pour ces pays prévoyait une croissance de 3,8%.
Ces pays ont connu une croissance de 1,9% en 2015. Les pays importateurs de pétrole devraient avoir une croissance de 3,5% en 2016 contre 3,8% en 2015. La projection d'octobre pour ces pays était de 4,1% pour 2016. Pour les seuls pays du CCG, la croissance devrait passer de 3,3% en 2015 à 1,8% en 2016 et remonter à plus de 2% à moyen terme, selon le FMI.
L'économie iranienne, qui a connu une croissance nulle en 2015, devrait croître de 4% en 2016 et de 3,7% en 2017 à la suite de la levée des sanctions internationales.
Le prix du pétrole a dégringolé de 115 dollars le baril en juin 2014 à moins de 30 dollars en février avant de remonter à plus de 40 dollars cette semaine.


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