Le contentieux opposant Rome à l'administrateur délégué de Telecom Italia, Flavio Cattaneo, est terminé, a annoncé le ministre italien de l'Industrie, Carlo Calenda, dans un entretien publié par Il Sole 24 Ore. Flavio Cattaneo et Rome s'opposaient sur les modalités du déploiement du très haut débit dans les zones non économiquement viables depuis plusieurs semaines. Ce conflit a attisé les tensions entre l'ancien monopole public et le gouvernement, conduisant Vivendi, premier actionnaire de Telecom, à demander à Flavio Cattaneo d'assouplir sa position, ont dit à Reuters plusieurs sources proches du dossier. Dans l'entretien accordé à Il Sole 24 Ore, Carlo Calenda dit tenir Flavio Cattaneo en haute estime et le qualifie "d'excellent dirigeant". "Quand il a adopté un ton inapproprié vis à vis du gouvernement, je le lui ai fait remarquer. Il s'est excusé et l'histoire c'est arrêtée là", a déclaré Carlo Calenda. Des sources de Reuters ont affirmé cette semaine que Vivendi et Flavio Cattaneo étaient toujours en désaccord et que ces divergences pourraient conduire le groupe français à se séparer du dirigeant italien.
Vivendi tente de placer l'un des siens chez Telecom Italia Vivendi cherche à positionner l'un de ses cadres, Amos Genish, pour occuper un rôle de premier plan chez Telecom Italia, ce qui permettrait au groupe français d'exercer une plus grande influence sur l'administrateur délégué de l'opérateur historique, ont déclaré deux sources à Reuters. Les relations entre Vivendi et l'administrateur délégué de Telecom Italia, Flavio Cattaneo, se sont dégradées après des échanges houleux de ce dernier avec le ministre italien de l'Industrie, Carlo Calenda, et d'autres responsables du gouvernement, sur le déploiement du très haut débit à travers le pays, avaient rapporté à Reuters des sources la semaine dernière. Les propos de Flavio Cattaneo ont agacé Vivendi qui ne veut pas contrarier davantage Rome alors que son influence croissante dans la péninsule est déjà critiquée, selon les sources. Vivendi est le principal actionnaire de Telecom Italia (TIM) avec 24% du capital et détient également une participation de 30% dans le diffuseur italien Mediaset avec lequel il est en conflit. L'administrateur délégué de Telecom Italia a toutefois démenti mardi l'existence de la moindre tension avec les actionnaires du groupe, son conseil d'administration ou le président du conseil Arnaud de Puyfontaine, qui est également le président du directoire Vivendi. Flavio Cattaneo a également qualifié de totalement fausses les rumeurs sur son éventuel départ et a affirmé qu'il resterait à son poste jusqu'au dernier jour de son mandat en 2020. Mais une source proche du dossier a déclaré mardi à Reuters que des tensions entre Vivendi et TIM étaient toujours présentes et une autre a dit que la situation pourrait bientôt s'empirer.