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Bouira : Les services de gynécologie-obstétrique débordés
Publié dans Le Maghreb le 08 - 08 - 2017

Les services de gynécologie-obstétrique des établissements publics hospitaliers (EPH) de Bouira et de M'Chedallah connaissent une situation de débordement ces derniers jours due au grand nombre de parturientes y affluant.
Au niveau de l'EPH Mohamed Boudiaf du chef-lieu de la wilaya, les responsables du service maternité n'ont trouvé comme seule alternative que de refouler et réorienter grand nombre de parturientes vers les hôpitaux de Lakhdaria et de Sour El-Ghozlane qui disposent de plus de gynécologues et de chirurgiens obstétriques. "Nous ne pouvons prendre en charge tout ce grand nombre de parturientes, parce que nous n'avons pas beaucoup de gynécologues", tentait d'expliquer une chef de service à un jeune homme qui venait accompagner son épouse à l'hôpital de Bouira pour accouchement, avant de l'orienter vers d'autres établissements sanitaires. Visiblement déçu, le couple a rebroussé chemin pour l'EPH de Lakhdaria, situé à 33 km à l'ouest de la ville de Bouira, avec l'espoir d'être bien pris en charge. "A Lakhdaria, il y a beaucoup plus de gynécologues. J'espère qu'ils vont nous prendre en charge", a-t-il confié à l'APS non sans s'inquiéter.
Dans la matinée, plus d'une quinzaine de parturientes attendaient impatiemment l'arrivée de gynécologues devant l'entrée du service de maternité. Avant midi, le nombre a doublé pour atteindre une trentaine de parturientes, dont la majorité a été réorientée vers d'autres structures en raison du manque de moyens et d'effectif médical, a-t-on indiqué de source hospitalière. Le manque de personnel paramédical, notamment les aides-soignantes et les sages-femmes, "agacent" davantage et parturientes et responsables de l'EPH. Selon le directeur de l'établissement, Djamel Boutmer, l'EPH n'est pas en mesure de prendre en charge ce grand nombre de patientes car, a-t-il regretté, il ne compte que 25 sages-femmes travaillant par brigades, "un effectif incapable de satisfaire toute la demande exprimée en la matière".
En 2016, plus de 1500 opérations par césarienne ont été effectuées et plus de 7200 accouchements naturels avaient eu lieu au niveau de cet hôpital, selon les chiffres fournis par le service de maternité de cet établissement de santé publique.
L'établissement public hospitalier Kaci Yahia de M'Chedallah connaît la même situation de débordement. Certains jours, notamment le matin, le principal couloir menant vers le service de gynécologie de l'établissement grouille de parturientes, dont le nombre pourrait dépasser les 35 femmes. Le bruit né des cris des bébés et des jeunes femmes attendant leur tour dans la douleur remplissait le couloir de l'hôpital. L'impatience et la colère des parturientes créent souvent des scènes d'anarchie à l'intérieur du service qui nécessite le renforcement de son staff médical, notamment en gynécologues, afin de pouvoir prendre en charge les patientes qui viennent de toute la région Est de Bouira et mêmes des wilayas limitrophes à l'image de Bordj Bou Arréridj, Béjaia et Tizi Ouzou. "Nos équipes travaillent selon le programme tracé pour cette période d'été, donc nous avons notre effectif qui œuvre de façon à répondre aux besoins", a assuré le directeur de l'établissement, Djamel Chergui.

Des parturientes contraintes d'aller vers des cliniques privées
Pour éviter tout tracas, les conditions d'accueil qu'elles jugent "désagréables", ainsi que le va-et-vient de personnes, nombre de parturientes se trouvent obligées d'aller vers des cliniques privées sacrifiant toutes leurs économies pourvu que la naissance se déroule sans complications.
"La surcharge des structures de santé publique, le manque de personnel médical et paramédical sont les principaux facteurs obligeant beaucoup de patientes à se diriger vers des cliniques privées pour accouchement et ce quel que soit le prix de l'opération", a avoué Dr. Boutoughmas, médecin gynécologue à l'EPH de M'Chedallah.
Khaled, un trentenaire confronté au problème de surcharge, finit, de guerre lasse, par accepter de conduire sa femme, sur le point d'accoucher, dans une clinique privée malgré un salaire tout juste moyen.
"Je suis obligé d'emmener ma femme dans une clinique privée. Je n'en peux plus d'attendre tous les jours dans le couloir de l'hôpital. Cela fait quatre jours que je transporte ma femme à l'hôpital de M'Chedallah pour accoucher, mais jusqu'à présent les responsables du service refusent de l'accueillir et je ne sais pas pourquoi. Ces mêmes responsables ont fini par m'obliger à aller dans une clinique privée alors que, moi, je ne touche comme salaire que 18000 DA par mois. C'est inadmissible, nos responsables doivent agir pour mettre de l'ordre dans les structures publiques", s'est-il plaint. En réaction à cette question, le directeur de la santé et de la population (DSP) de Bouira, Gouassem Amar, a expliqué à l'APS qu'au niveau du chef-lieu de la wilaya le problème de gynécologues ou de sages-femmes ne se pose pas, car les "05 gynécologues et les 25 sages-femmes travaillant par brigades assurent convenablement leurs services malgré le nombre important de parturientes affluant vers l'établissement". Le problème de surcharge, a-t-il ajouté, pourrait se poser au niveau des autres hôpitaux comme celui de M'Chedallah qui accueille des dizaines de patientes quotidiennement, tout en jugeant nécessaire de renforcer son staff médical et paramédical pour répondre aux besoins.


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