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Après l'accord entre l'Opep et ses alliés : Le pétrole achève la semaine en hausse
Publié dans Le Maghreb le 10 - 12 - 2018

Les cours du pétrole ont terminé en nette hausse vendredi alors que les membres de l'Opep et leurs alliés sont parvenus à se mettre d'accord pour baisser leur production commune et tenter ainsi de redresser les prix de l'or noir.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a pris 1,61 dollar, ou 2,68%, pour clôturer à 61,67 dollars. Le WTI américain pour livraison en janvier s'est apprécié pour sa part de 1,12 dollar ou 2,18% pour finir à 52,61 dollars.
Les prix de l'or noir ont gagné jusqu'à 6% pour le Brent et 5% pour le WTI quand sont apparues les premières informations confirmant que les représentants de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs partenaires, menés par la Russie, avaient fini par trouver un compromis. Selon les termes de l'accord, les 25 pays réunis à Vienne, qui représentent la moitié de la production mondiale, ont décidé d'abaisser leur production totale de 1,2 million de barils par jour pour les six prochains mois. Après des négociations "difficiles", "le simple fait que l'alliance Opep-Russie tienne bon est un facteur aussi important que les détails de l'accord lui-même", a estimé Neil Wilson, analyste chez Markets.com. "Au vu des circonstances compliquées, de tous les problèmes qu'ils avaient à régler, c'est un bon accord", a abondé Andrew Lebow de Commodity Research Group.
Le président américain Donald Trump avait notamment exigé mercredi de l'Opep le maintien de sa production à un niveau élevé, afin que les automobilistes américains puissent continuer de rouler pour pas cher.
"Le marché s'attendait de toute façon à quelque chose et (les pays réunis à Vienne) savaient que s'ils ne parvenaient pas à un compromis, le prix du baril aurait très bien pu tomber sous la barre des 50 dollars", a-t-il ajouté.
Les cours ont déjà chuté de plus de 30% en deux mois.
La baisse de production de 1,2 million de barils par jour pourrait toutefois "ne pas être suffisante pour éliminer la surabondance de pétrole sur le marché", a remarqué Stephen Brennock, analyste chez PVM.
"Une réduction de 1,5 mbj était nécessaire pour éviter une surproduction au premier semestre 2019. En conséquence, les prix devraient plutôt rester orientés à la baisse dans les mois à venir malgré la réaction spasmodique d'aujourd'hui" sur le marché, a-t-il prévenu.
Plusieurs facteurs peuvent cependant facilement faire pencher les prix dans un sens ou dans l'autre, selon Andrew Lebow.
"La production au Venezuela va sans doute continuer à reculer tandis que la situation sur les exportations iraniennes reste très imprévisible", a-t-il noté en soulignant qu'une province canadienne avait aussi décidé de réduire ses extractions.
"La météo reste par ailleurs un élément fluctuant, et on ne sait toujours pas si la demande de brut ne va pas être affectée par un éventuel ralentissement de la croissance mondiale", a-t-il ajouté. En Asie, les cours du pétrole continuaient de reculer, les investisseurs s'inquiétant des difficultés des producteurs de l'Opep à trouver un terrain d'entente sur les modalités d'une baisse de leurs extractions.
Vers 03H10 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en janvier, perdait 18 cents, à 51,31 dollars dans les échanges électroniques en Asie.
Le baril de Brent, référence européenne pour livraison en février, cédait 32 cents, à 59,74 dollars.

Réduction de la production
L'Opep et ses alliés menés par la Russie vont abaisser leur production d'1,2 million de barils par jour pour les six prochains mois, selon les termes d'un accord scellé vendredi qui a redonné des couleurs au cours du pétrole, au risque d'irriter le président américain Donald Trump. Cet objectif, attendu fébrilement par les marchés, sera réparti à hauteur de 800.000 barils quotidiens pour les quatorze pays de l'Opep et de 400.000 pour ses dix partenaires dont la Russie, a précisé l'organisation lors d'une conférence de presse qui s'est tenue à son siège de Vienne. La réduction, correspondant à un peu plus de 1% de la production mondiale, est destinée à rééquilibrer le marché et à enrayer la chute des cours, qui ont dévissé de 30% en deux mois dans un contexte de surproduction chronique. Après une semaine difficile, au rythme des négociations délicates entre les producteurs, le prix du baril de Brent pour livraison en février s'est redressé, prenant 1,61 dollar, ou 2,68%, pour clôturer à 61,67 dollars. Le WTI américain pour livraison en janvier s'est apprécié pour sa part de 1,12 dollar, ou 2,18%, pour finir à 52,61 dollars. La récente chute des prix était favorable aux consommateurs et bien perçue du président Donald Trump qui veut ménager les automobilistes américains. Mais les grands exportateurs mondiaux dépendants des revenus pétroliers, au premier rang desquels l'Arabie saoudite et la Russie, espèrent renverser la tendance.

Répartir l'effort
La baisse "devrait aider le marché à atteindre un équilibre plus tôt", a salué le ministre russe de l'Energie, Alexandre Novak, dont le pays est le deuxième producteur mondial, reconnaissant que les discussions avaient été "complexes".
Il aura fallu deux jours de réunions officielles aux différents poids lourds pour accorder leurs violons au sein de cette alliance nouée en 2016 entre l'Opep et dix autres producteurs, dont la Russie qui est de loin le plus important. Les pourparlers butaient sur la répartition des quotas de baisse, chaque producteur réclamant des efforts à ses partenaires. La Russie estimait qu'il lui était "difficile" de réduire son offre en plein hiver compte-tenu des besoins du pays à cette période. L'Arabie saoudite, troisième producteur mondial, doit pour sa part faire face à la pression américaine, à un moment où le royaume est affaibli par les répercussions diplomatiques de l'affaire Khashoggi. Donald Trump avait exigé mercredi de l'Opep, qui pompe le tiers du brut mondial, qu'elle maintienne sa production à un niveau élevé. Le ministre saoudien de l'Energie, Khaled al-Faleh, a répondu que la hausse récente de la production saoudienne, parfois interprétée comme un geste à l'égard de Washington, "n'était pas politique".

Aléas
L'équilibre entre offre et demande est difficile à atteindre, et l'Opep se réunira donc dès avril prochain pour évaluer l'effet de ces nouvelles baisses de production qui entrent en vigueur en janvier.
Tenant d'une ligne dure, et rival géopolitique du royaume, l'Iran, a obtenu d'être exempté des baisses de production, comme l'ont été la Libye et le Venezuela, trois pays dont les industries pétrolières souffrent de graves perturbations.
"Ces exemptions signifient que tous les autres pays vont devoir faire un petit effort supplémentaire", a reconnu le ministre de l'Energie des Emirats arabes unis, Souheil al-Mazrouei.
Le président vénézuélien Nicolas Maduro s'est réjoui de l'accord. "Il va permettre la stabilisation des prix à un niveau juste, juste pour les producteurs, juste pour les consommateurs et juste pour l'économie en général", a déclaré M. Maduro dans un discours diffusé à la télévision officielle vénézuélienne VTV à son retour à Caracas après une visite à Moscou.
Difficile de prédire si l'Opep et ses alliés, qui représentent plus de la moitié de l'offre, parviendront à durablement inverser l'évolution des cours, mais "une telle baisse de la production va resserrer l'équilibre du marché pétrolier à partir du troisième trimestre de 2019", ont estimé les analystes du cabinet de consultants Wood MacKenzie.
"La baisse était nécessaire pour stabiliser les prix", ont-ils résumé, notamment dans la perspective d'un ralentissement de la croissance mondiale et alors que les Américains, premier producteur mondial de pétrole, pompent à tout va.
Les derniers mois ont cependant montré que rien ne se passe toujours comme prévu.
En juin, l'Opep et ses alliés avaient assoupli leur politique de limitation de production pour pallier la fin des exportations iraniennes après le rétablissement des sanctions américaines liées au dossier du nucléaire iranien.
Mais les exemptions temporaires accordées au dernier moment par les Etats-Unis à huit pays importateurs ont contribué au plongeon des prix, effaçant les gains engrangés depuis début 2017.

Ménager fiscalement les consommateurs
Alors que les principaux pays producteurs de pétrole ont décidé vendredi de réduire leur production afin de soutenir les cours, l'Arabie saoudite s'est défendue de vouloir accabler les consommateurs, appelant les Etats à "y aller doucement" avec leur fiscalité sur les hydrocarbures. "Beaucoup de consommateurs souffrent du coût élevé de l'énergie", a reconnu le ministre saoudien de l'Energie, Khaled al-Faleh, à l'issue d'une réunion de l'Opep et de ses alliés dont la Russie à Vienne. "Je profite de l'occasion pour appeler les nations consommatrices à y aller doucement avec les taxes", a-t-il ajouté, alors que la fiscalité représente plus de la moitié du prix des carburants dans la majorité des pays. L'Opep et ses partenaires, une alliance qui assure la moitié environ de la production mondiale, ont décidé vendredi une baisse commune de leur production de 1,2 million de barils par jour dans l'espoir de redresser les cours, qui ont chuté de 30% en deux mois dans un contexte de surproduction chronique. Cet accord vise à "aider le marché à atteindre un équilibre plus tôt", a indiqué le ministre russe de l'Energie, Alexandre Novak. Le prix pivot du baril, passé sous les 60 dollars cette semaine, est généralement évalué autour de 70 dollars. M. al-Faleh a assuré que Ryad n'avait pas pour objectif de faire flamber les cours et était prêt à ouvrir les vannes si une catastrophe affectait la production mondiale. "Nous ne resterons pas inactifs et ne laisserons pas le monde sans approvisionnement", a-t-il souligné. Le prix élevé des carburants à la pompe a provoqué un important mouvement social en France, dit des "gilets jaunes", contraignant le gouvernement à renoncer à une hausse de la fiscalité. Le président américain Donald Trump avait de son côté exhorté mercredi l'Opep à maintenir un niveau de production élevé, estimant dans un tweet que "le monde ne veut pas voir, et n'a pas besoin, des prix plus élevés du pétrole".

Washington "pas en position" de dicter sa conduite à l'Opep
Les Etats-Unis ne sont "pas en position" de dicter sa conduite à l'Opep, a estimé le ministre saoudien de l'Energie, après que le président américain Donald Trump a demandé à l'organisation de renoncer à réduire sa production pour soutenir les cours.
Washington "n'est pas en position de nous dire ce que nous devons faire", a souligné le ministre, Khaled al-Faleh, avant une réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à Vienne. "Je n'ai besoin de la permission de personne pour diminuer" la production, a-t-il insisté. Donald Trump avait exhorté mercredi dans un tweet l'Opep à "maintenir sa production en l'état", alors que l'organisation souhaite réduire celle-ci afin de soutenir les cours après une chute de 30% en deux mois. Tout en se disant opposé à une baisse de la production de son propre pays en raison des sanctions américaines, le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh, a lui aussi ironisé jeudi sur le tweet de M. Trump. "C'est la première fois qu'un président des Etats-Unis dit à l'Opep ce qu'elle doit faire", a-t-il relevé, ajoutant qu'"ils devraient savoir que l'Opep ne fait pas partie du département américain de l'Energie".
Le ministre saoudien a souligné que l'Opep souhaitait s'accorder jeudi sur une "baisse suffisante" de sa production pour équilibrer le marché, estimant qu'elle "devrait être distribuée de façon égale entre les pays" en fonction de leur production.


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