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14e grande conférence de presse annuelle de Vladimir Poutine : Mise en garde contre le risque d'une "catastrophe nucléaire"
Publié dans Le Maghreb le 23 - 12 - 2018

Vladimir Poutine a passé jeudi 20 décembre son 14e grand oral télévisé depuis le Centre du commerce international de Moscou, en répondant à des questions de 1 702 journalistes russes et étrangers accrédités à cette occasion.
La grande conférence de presse du Président russe se déroule une fois par an depuis 2001. La dernière conférence s'est déroulée le 14 décembre 2017. Celle-ci avait duré trois heures et 40 minutes, Vladimir Poutine ayant répondu à 73 questions.
Le Président russe a averti des tendances qui peuvent mener à une "catastrophe nucléaire". Selon lui, le risque de ce scénario est sous-estimé.
La baisse du seuil d'utilisation d'armes nucléaires peut mener à une "catastrophe nucléaire", a déclaré le Président russe jeudi, lors de sa 14e grande conférence de presse annuelle.
"Il y a une tendance à la baisse du seuil d'utilisation [d'armes nucléaires, ndlr]. Il y a des idées de créer des ogives nucléaires de faible puissance. Dans ce cas, il ne s'agit pas d'une utilisation globale mais d'une tactique. Mais la baisse du seuil peut entraîner une catastrophe nucléaire mondiale", a-t-il précisé.
Il a également indiqué que le danger de ce scénario était sous-estimé.
"Cela semble impossible et pas si important. Mais, que Dieu nous en garde, si quelque chose de ce genre se produit, cela peut mener à la mort de notre civilisation ou, plus probablement, de notre planète", a-t-il martelé.
Selon Vladimir Poutine, une autre tendance "dangereuse" est l'utilisation de missiles balistiques "non-nucléaires".
"Nos partenaires américains y auraient renoncé mais cette idée existe […] Il s'agit d'une chose très dangereuse", a-t-il affirmé.

Dédollarisation du pays
Même si la Russie effectue 69% de ses règlements internationaux en dollars, elle continue à se débarrasser des bons du Trésor américain. Quant au processus de dédollarisation à l'intérieur du pays, il ne concerne que les échanges entre entités économiques et ne touchera pas les particuliers, a indiqué Vladimir Poutine.
Citant les chiffres du Fonds monétaire international, le Président russe a expliqué la place que le dollar occupait dans les échanges internationaux de la Russie.
"De manière générale, selon le FMI, la proportion des échanges effectués en dollars a un peu diminué, l'année dernière elle était de 63%, à présent elle est de 62%. Mais pour la Russie elle est de 69%. Cela est lié au fait que nos produits d'exportation, surtout le pétrole, sont cotés dans les bourses internationales en dollars et c'est un grand volume", a-t-il indiqué.
Le Président a d'ailleurs fait remarquer que la quantité de bons du Trésor américain de la Russie avait considérablement diminué.
"Il n'y a pas longtemps, nous détenions 104 milliards de dollars d'obligations américaines. Aujourd'hui, nous détenons 14,4 milliards de dollars", a-t-il ajouté. Quant à la dédollarisation, le Président a souligné que ce processus ne devait pas faire peur aux Russes car il ne concerne que les entités économiques à l'intérieur du pays.
"M. Peskov [le porte-parole du Kremlin] m'a dit qu'ils retiraient les publicités relatives aux taux de change dans certaines villes, y compris à Moscou, et que les gens en sont préoccupés et se demandent si cela n'est pas dû à une quelconque interdiction de circulation du dollar. Je veux vous rassurer, ce n'est pas le cas et cela ne se produira pas".
Le Président a également expliqué que ces mesures étaient exclusivement liées à la lutte contre les bureaux de change illégaux

Comité constitutionnel syrien
La liste du comité constitutionnel syrien a été approuvée par le Président syrien et soumise à l'Onu, a confirmé le dirigeant russe. Néanmoins, selon lui, "sous la houlette" des pays occidentaux, l'Onu a adopté "une attitude d'attente".
La Russie a reçu l'approbation de Bachar el-Assad sur la composition du comité constitutionnel syrien, a déclaré Vladimir Poutine jeudi, lors de sa 14e grande conférence de presse annuelle.
"Aussi étonnant que cela puisse paraître, nous nous sommes entièrement mis d'accord sur cette liste avec le Président Assad. Il a proposé 50 personnes et a participé à la formation [d'une liste, ndlr] de 50 autres personnes représentant la société civile. Bien que tout le monde ne lui plaise pas, il l'a approuvée", a-t-il précisé.
Il a ajouté que cette liste avait déjà été soumise à l'Onu mais que Staffan de Mistura avait "adopté une attitude d'attente".
"Sergueï Lavrov m'a informé que sous la houlette de nos partenaires d'Allemagne, de France et des États-Unis, des responsables de l'Onu, dont M.de Mistura, avaient adopté une attitude d'attente", a-t-il ajouté.
Vladimir Poutine a fait part de son espoir que ce travail serait achevé au début de l'an prochain et que la prochaine étape de la résolution de la situation en Syrie, l'étape politique, pourrait ensuite être entamée.
Les ministres des Affaires étrangères turc, russe et iranien ont annoncé mercredi, par l'intermédiaire de Téhéran, s'être accordés sur la constitution des trois listes du comité qui serait chargé de rédiger une nouvelle Constitution pour la Syrie.

Qui a été à l'origine des Gilets jaunes
Poutine a déclaré, lors de sa grande conférence de presse annuelle, que la hausse des prix du carburant n'avait servi que de déclencheur aux manifestations des Gilets jaunes et que le mécontentement général vis-à-vis de la situation était ainsi ressorti. Il a toutefois souligné qu'il était inapproprié d'évaluer les actions des autorités françaises.
Répondant à une question portant sur les Gilets jaunes en France, Vladimir Poutine a supposé ce qui a été à l'origine des manifestations.
"Je crois que les événements en France sont bien sûr liés à l'augmentation des prix du carburant, du diesel, mais ils n'ont servi que de déclencheur, de système de déclenchement, qui a été suivi par le mécontentement général d'une partie considérable de la société, dont principalement les Français natifs", a déclaré Vladimir Poutine.
Et de rajouter:
"Le gouvernement français a délibérément décidé d'augmenter les prix des produits pétroliers. Ils l'ont fait eux-mêmes pour redistribuer les ressources des gens et rediriger l'argent vers le développement d'énergies alternatives. Les gens n'ont pas aimé le changement de politique énergétique à leurs dépens."
Le chef de l'État russe a estimé qu'il était nécessaire d'assurer le droit des gens à se réunir, mais ceci, dans le cadre de la loi:
"De tels événements doivent s'inscrire dans le cadre de la loi. Les événements en France sont liés à l'augmentation des prix du carburant, plus de 70% de gens soutiennent ces manifestations", a fait remarquer le chef de l'État russe.
Et de poursuivre:
"Il est absolument inapproprié d'évaluer les actions des autorités françaises, à mon avis."
Un correspondant s'est enquis du point de vue du Président concernant l'esprit protestataire des Russes sur fond des événements en France et de l'augmentation des prix du carburant en Russie. Vladimir Poutine a tenu à mettre en relief une différence essentielle entre les deux pays:
"Les prix du carburant en Russie ont augmenté à cause des cotations pétrolières, le gouvernement lutte contre cette augmentation. C'est la différence entre nous et la France, où le prix du carburant a été augmenté délibérément."
La grande conférence de presse du Président russe se déroule cette année ce jeudi, dans le Centre du commerce international de Moscou. Un nombre record de journalistes russes et étrangers a été accrédité à cette occasion, soit 1.702 personnes au total.

Évaluer les actions des autorités françaises est inapproprié
Pendant la conférence, Vladimir Poutine a évoqué la question du développement de l'économie russe dans les conditions agressives et hostiles de la conjoncture internationale, ainsi que les relations entre la Russie et les États-Unis et des conflits régionaux.
L'organisation de la grande conférence de Vladimir Poutine avec des journalistes est une tradition annuelle. La première a été tenue en 2001 et a duré une heure et demie, alors que la dernière, en 2017, a duré trois heures et 40 minutes, Vladimir Poutine ayant répondu à 73 questions.


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