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Célébration du nouvel an amazigh Yennayer 2969 : Lancement des festivités officielles à Laghouat
Publié dans Le Maghreb le 10 - 01 - 2019

Les festivités officielles marquant la célébration du nouvel amazigh (Yennayer 2969) ont été lancées mardi depuis Laghouat, en présence du secrétaire général du Haut-Commissariat à l'Amazighité (HCA), Si-Hachemi Assad. Une large exposition d'artisanat traditionnel (tapisserie, bijouterie, poterie et habit traditionnel) a été organisée à la Maison de la Culture "Tekhi Abdallah Benkeriou", avec la participation d'exposants issus d'une dizaine de wilayas. Le Secrétaire général du HCA a affirmé, à cette occasion, que la célébration cette année vient raffermir les liens d'unité entre les différentes régions du pays et fêter "notre référentiel national et civilisationnel riche et diversifié" et concrétiser la "synergie sociale". M. Assad a annoncé, par la même occasion, l'installation prochaine de l'Académie algérienne de la langue amazighe qui a "traversé diverses étapes nécessaires en terme de préparation, au plan juridique, pour la fondation de cette instance qui regroupera un panel de chercheurs, de spécialistes et d'académiciens". Cette académie œuvrera, en coordination avec le HCA, à la promotion de la langue amazighe et l'aménagement des conditions objectives pour cela, en plus de l'accompagnement et la mobilisation afin d'aplanir les problématiques en suspens, avec un objectif de construire une langue aux critères unifiés et l'élaboration d'un glossaire de référence, a-t-il poursuivi. Dans ce cadre, des actions seront orientées vers l'ouverture aussi de représentations du HCA au niveau des wilayas, en plus d'intensifier l'action pédagogique afin de valoriser les efforts de l'Etat en matière de généralisation graduelle de l'enseignement de la langue amazighe, a ajouté M. Assad, en signalant sa présence actuellement dans 44 wilayas, avec un total de 344.000 élèves et 2.757 enseignants, et devant toucher les autres wilayas à la prochaine rentrée scolaire. Auparavant, une convention entre l'Université Amar Thelidji et le HCA a été cosignée au siège de l'Université par M. Si-hachemi Assad et le Pr.Djamel Benbartal, et vise la coordination sur certaines questions d'intérêt commun en vue de permettre aux enseignants universitaires de prendre part aux séminaires et rencontres scientifiques, notamment dans les volets liés à l'Histoire. Le Secrétaire général du HCA a procédé, par ailleurs, à l'inauguration d'une enseigne en caractères Tifinagh à l'école primaire "Chahid Rouane Benharzallah", à la cité des 600 logements à Laghouat, avant de donner à la salle de cinéma "Mzi" le coup d'envoi de la semaine du film amazigh et d'assister à une partie du film "Lalla N'soumer" de Belkacem Hadjadj. Les festivités se poursuivent dans la wilaya de Laghouat à travers un riche programme d'activités artistiques et culturelles et traditionnelles reflétant le patrimoine authentique de la région et sa dimension nationale.

Des activités culturelles dans toute l'Algérie
Diverses manifestations culturelles programmées jusqu'au 20 janvier devront marquer la célébration du premier jour de l'an amazigh 2969, correspondant au 12 janvier, et fêté dans toute l'Algérie. Yennayer, une fête ancestrale commune à tous les peuples d'Afrique du Nord, est célébré officiellement à travers l'ensemble de l'Algérie depuis 2018. Le ministère de la Culture a élaboré, à l'occasion, un programme de festivités officielles assigné aux directions régionales à travers l'ensemble du territoire. Des expositions, concours d'écriture, spectacles de musique et des projections de cinéma en rapport avec la culture et la langue amazighes marqueront les célébrations de Yennayer, prévues du 10 au 14 janvier. Le Haut-Commissariat à l'amazighité (HCA), a programmé des festivités dans plusieurs villes d'Algérie. Le coup d'envoi officiel des festivités de Yennayer a été donné mardi à partir de Laghouat, alors que d'autres villes comme Alger, Sétif et Jijel, marqueront l'évènement à travers des activités culturelles et autres animations centrées sur le patrimoine culturel amazigh.
De son côté, l'Office national de la culture et de l'information (Onci) propose un programme alliant expositions, rencontres littéraires et conférences thématiques sur la culture et la langue amazighes à Alger, Oran, Béjaia, Boumerdès, Tipasa et Constantine. Le Centre des arts-Palais des Rais- (Bastion 23), a anticipé sur les célébration de Yennayer 2969 en organisant la 2ème Semaine du patrimoine amazigh par une exposition de produits d'artisanat, en plus d'un programme de conférences, lectures poétiques et concours. L'Agence algérienne pour le rayonnement culturel (Aarc) se joint aux festivités de Yennayer en programmant un concert de musique de la chanteuse croate Jasmina Petrovic, et une exposition de peinture d'Amar Amarni à Dar Abdellatif (Alger) outre la projection de films, alors qu'au Palais de la culture Moufdi-Zakaria (Alger), des concerts de musique sont prévus. L'Etablissement Art et Culture de la wilaya d'Alger prévoit un programme d'activités culturelles, incluant des expositions mettant en valeur l'artisanat et le bijou traditionnel, des spectacles de musique et danses folkloriques, des contes traditionnels et des récitals poétiques. Des conférences sur la culture et l'art culinaire amazighes, sont également au programme de ces festivités qui débutent ce mardi à Alger dans les espaces relevant de cet établissement public. L'Office Riad El Feth (Oref) marque cette date par l'organisation d'un concert de musique kabyle vendredi à la salle Ibn Zeydoun à Alger. Pour sa part, le ministère de la Jeunesse et des Sports a élaboré un programme riche et varié impliquant les jeunes pour célébrer Yennayer dans toute l'Algérie. Des animations artistiques et sportives qui ont débuté mardi dernier, sont programmées à travers la célébration du nouvel an amazigh 2969, qui sera célébré à travers différents centres culturels et sportifs du pays. Ces festivités, qui se poursuivront jusqu'aux 17 janvier, incluent également des caravanes dédiées au patrimoine, des expositions mettant en valeur l'art culinaire berbère ainsi que des ateliers d'apprentissage de Tamazight, langue officielle depuis 2016. L'Algérie est le premier pays d'Afrique du Nord à réhabiliter Yennayer, consacré fête nationale depuis 2018 par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

Un hommage sera rendu A Djamel Allam et Rachid Taha
Un hommage sera rendu samedi à Courbevoie (près de Paris) aux artistes algériens Djamell Allam et Rachid Taha, tous deux décédés en 2018, à l'occasion de la célébration de l'an amazigh, a-t-on appris mardi des organisateurs. Le chanteur kabyle Djamel Allam est mort le 15 septembre dernier à Paris à l'âge de 71 ans et le rock star Rachid Taha trois jours avant aux Lilas (près de Paris) à l'âge de 60 ans, rappelle-t-on.
La célébration du jour de l'an amazigh Yennayer 2969 est organisée l'ambassade d'Algérie en France, en partenariat avec l'association "Au fil des cultures". Le long de la journée plusieurs activités culturelles et artistiques sont au programme qui comporte des expositions, concerts, ateliers et projection du film "Fadhma N'soumer" du réalisateur Belkacem Hadjadj (2014). Les organisateurs ont prévu un concert qui sera animé par Rabah Asma, Samir el-Assimi et Cheb Dali. Une part des rentrées de cette cérémonie sera versée en faveur d'une association humanitaire d'aides aux enfants malades, a-t-on indiqué. La fête de Yennayer, célébrée le 12 janvier de chaque année, a été officiellement intégrée dans le calendrier des fêtes nationales algériennes, à la faveur de la décision du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, du 27 décembre 2017. Elle est chômée et payée.
Par ailleurs, un méga concert "1, 2, 3 Kabylie" est prévu dans la soirée et qui mettra sous les projecteurs, à la salle AccorHotels Arena de Bercy, trois légendes de la chanson kabyle Idir, Aït-Menguellet et Allaoua. Les organisateurs de ce concert veulent "une grande fête qui doit rassembler tous les amoureux de la chanson kabyle, les fans (en famille ou entre amis) et toutes générations confondues".

L'œuvre de Mohand Akli Haddaou, un repère linguistique
Les travaux du professeur Mohand Akli Haddadou, disparu en novembre dernier, constituent "un repère pour tout aménagement linguistique futur", ont soutenu, mardi à Tizi-Ouzou, les participants à une journée d'étude sur le patrimoine immatériel amazigh, organisée dans le cadre de la célébration de Yennayer 2969. La rencontre, abritée par la Maison de la culture Mouloud Mammeri, a été une occasion pour les intervenants de mettre en exergue "l'apport fondamental" de l'œuvre du Pr. Haddadou dans la préservation de ce patrimoine et l'importance de son usage futur. Ses travaux, notamment, ses dictionnaires, "sont d'une importance capitale et constituent une source et un support incontournables pour tous les aménagements linguistiques et inter-dialectaux pouvant intervenir dans la linguistique amazighe", a soutenu, à l'occasion, Lydia Guerchouh, maître de conférences au département de langue et de culture amazighes (DLCA/UMMTO) de l'Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. Citant, entre autres, le dictionnaire des racines berbères communes (publié en 2006) et celui de Tamazight, parlers de Kabylie, Kabyle-Français avec un index Français-Kabyle (publié en 2014) qui exigent "un effort colossal et un travail de fouille très fine pour extraire 1023 racines communes sur un ensemble de 21 000 mots étudiés". Deux œuvres qu'elle considère comparables au guide lexical de Miloud Taifi du Maroc qui a regroupé l'ensemble des variétés berbères du royaume et celui de Jean-Marie Dali qui a traité du parler kabyle des Ait Menguellet. De son côté, Saïd Chemakh, docteur en linguistique et enseignant au DLCA, a estimé que le Pr. Haddadou a été dans la continuité du travail de Mammeri dont il s'est servi pour "hisser la linguistique amazighe au rang de langue valorisante". Livrant un rappel historique de l'évolution de ce patrimoine, M. Chemakh a relevé qu'il a été porté "par les militaires d'abord, à travers les missions d'espionnage au profit des puissances des 17ème et 18ème siècles, par les religieux ensuite, notamment, les pères blancs, pour qu'enfin interviennent les universitaires, à partir des indépendances". Les travaux de Mouloud Mammeri, constituent, à cet effet, a-t-il souligné à ce sujet, "la base lexicologique et syntaxique sur laquelle se sont construites, par la suite, les £uvres de plusieurs linguistes, à l'exemple de Salim Chaker, Remtane Achab, Hend Sadi et Haddadou qui ont dépassé l'œuvre descriptive pour un usage scientifique". Regrettant, pour sa part, la disparition de Mohand Akli Haddaou à la veille de l'installation de L'Académie algérienne de la langue amazighe, Imarazène Moussa, enseignant et chef de département au DLCA/UMMTO, a estimé que les travaux du défunt, qui était le premier titulaire d'un doctorat d'Etat en linguistique berbère qu'il avait obtenu en 2003, constitueront "un socle solide et un repère pour cette institution". Né le 24 novembre 1954 à Chemini (Daïra de Sidi-Aich, wilaya de Béjaia) et mort le 19 novembre 2018, Mohand Akli Haddadou était chercheur et spécialiste en linguistique berbère et en histoire des civilisations. Il avait à son actif plus d'une vingtaine de publications sur le sujet.

Semaine culturelle amazigh à Oran
Trois films de cinéastes algériens sont à l'affiche de la cinémathèque d'Oran dans le cadre de la 2ème édition de la semaine culturelle amazigh, a-t-on appris mardi du responsable de cette salle de répertoire. Les projections sont prévues du 10 au 14 janvier, a indiqué à l'APS Abdelkrim Bouazla, précisant qu'il s'agit des films "Machaho" de Belkacem Hadjadj, "La montagne de Baya" d'Azzedine Meddour et le documentaire "Loughat Zahra" (la langue de Zahra) de Fatima Sissani. Deux séances quotidiennes sont programmées durant cette même période, permettant au public Oranais de découvrir ou de revoir ces œuvres cinématographiques algériennes d'expression amazigh. La cinémathèque d'Oran accueille cette activité dans le cadre de la 2ème édition de la Semaine culturelle amazigh qui se tient cette année sous le slogan "Fêtons amazigh ensemble". Toutes les structures à caractère culturel, artistique et de jeunesse sont associées à la célébration de cette manifestation mettant à l'honneur la richesse du patrimoine national dans ses variantes traditionnelles et contemporaines. Ces festivités seront couronnées par la célébration de "Yennayer 2969", nouvel an Amazigh coïncidant avec le 12 janvier, consacré fête nationale sur décision du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika.


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