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Débat autour de l'élection présidentielle L'Algérie de 1963 à 2018, une transition inachevée
Publié dans Le Maghreb le 14 - 02 - 2019

Professeur des universités, expert international Dr Abderrahmane MEBTOUL












Les défis qui attendent l'Algérie après l'élection présidentielle du 18 avril 2019 sont nombreux et complexes. Tout politique de développement de 2019 à 2024 n'aura de chances d'aboutir que si d'abord l'on tient compte des trajectoires du passé pour ne pas renouveler les mêmes erreurs, que s'il y a mise en place de nouvelles institutions débureaucratisées, un minimum de consensus social pour sa mise en œuvre, tout projet étant porté par les acteurs politiques, sociaux et économiques, identifiant clairement le rôle des acteurs, et une autre échelle de valeurs fondée sur une économie réhabilitant le travail et l'intelligence en fait la morale pour favoriser les véritables créateurs de richesses au sein d'un monde en perpétuel mouvement.

Aussi, l'Algérie sous réserve de la stabilité, de la sécurité, d'une nouvelle gouvernance, a toutes les potentialités de sortie de crise en conciliant efficacité économique et la nécessaire cohésion sociale. Nous devons prendre conscience de la gravité de la situation : la vache de lait à traire, Sonatrach c'est fini. L'histoire étant le fondement de la connaissance et de l'action future, ne se découpe pas en morceaux, vu l'existence des imbrications dialectiques au cours du temps, dans la suite de mes contributions, pour comprendre la situation de 1963 à 2018 et tracer les perspectives 2019/2024, il me semble fondamental , de saisir les liens entre l'évolution progressive des fonctions Etat/Rente/Marché dans le cadre de la mondialisation, dont la quatrième révolution économique, culturelle , politique, sociale , sécuritaire et écologique. Il faut le reconnaître avec objectivité, la période 1963/2018 est encore une transition inachevée fondée sur la rente des hydrocarbures. Il y a eu beaucoup de réalisations mais également beaucoup d'insuffisances qu'il convient impérativement de corriger.

1.- La période de 1963/1977 à la crise de 1986
C'est l'hymne à la liberté un chanté en I962 dans les rues de l'ensemble de l'Algérie indépendante, les espoirs suscités par le socialisme spécifique à l'algérienne, la nationalisation des fermes des colons par l'autogestion qui devait élever la production, restauré les paysans dans leur dignité, mais aussi les luttes de pouvoir entre l'Intérieur et l'Extérieur. Le 19 juin I965, le Président élu auparavant est destitué et c'est le discours du sursaut révolutionnaire du fait que l'Algérie serait au bord de la faillite. Il fallait la redresser, grâce à un pouvoir fort qui résisterait aux évènements et aux hommes, à travers trois axes : la révolution industrielle, la révolution agraire, et la révolution culturelle, en prenant comme base le plan économique du programme de Tripoli qui repose sur la dominance du secteur d'Etat, comme fer de relance de l'économie nationale, à travers les grosses sociétés nationales. Ceux sont les discours triomphants de constructions des usines les plus importantes du monde, du bienfait de la révolution agraire, garantie de l'indépendance alimentaire, de l'école et de la santé pour tous et de la promesse solennelle que nous deviendrons, horizon 1980, le Japon de l'Afrique avec les lancements du plan triennal 1967-1969,du premier quadriennal 1970-1973 et du second quadriennal 1974-1977. Le système d'information, socio-éducatif participait à ces slogans idéologiques, comme façonnement des comportements. Nous assistons aux discours de la vertu des fameuses industries industrialisantes avec la priorité à l'industrie dite lourde et au niveau international de l'Algérie leader du nouvel ordre économique international dans sa lutte contre l'impérialisme cause fondamentale du sous-développement. Et voilà qu'après la mort du Président après une longue maladie et une lutte de pouvoir qui se terminera par un compromis, et la venue d'un nouveau président , qu'en 1980 , nous apprenons de la part des responsables politiques que cette expérience a échoué et que la période passée était une décennie rouge. Les nombreuses commissions dont les résultats sont jetés dans les tiroirs après des exploitations politiques contribueront à ces dénonciations. Du fait de la compression de la demande sociale durant la période précédente et surtout grâce au cours élevé du pétrole, les réalisations porteront sur les infrastructures, la construction de logements et l'importation de biens de consommation finale avec le programme anti-pénurie avec la construction sur tout le territoire national des souks El Fellah grandes surfaces commerciales relevant de l'Etat. L'Algérie ne connaît pas de crise économique selon les propos télévisés d'un ex Premier Ministre, qui touchait en ces moments les pays développés avec un baril en termes de parité de pouvoir d'achat 2015, équivalent à 90/95 dollars. C'est alors l'application mécanique des théories de l'organisation, en les fractionnant car les grosses sociétés nationales ne seraient pas maîtrisables dans le temps et l'espace. Mais, en 1986, la population algérienne contemple l'effondrement du cours du pétrole les listes d'attente et l'interminable pénurie. Et voilà que nous avons un autre discours : les algériens font trop d'enfants, ne travaillent pas assez. C'est à cette période que s'élaborent les premières ébauches de l'autonomie des entreprises publiques avec la restructuration organique. L'on fait appel à la solidarité de l'émigration que l'on avait oubliée. Il s'ensuit l'effondrement du dinar dont on découvre par magie que la parité est en partie fonction du cours du dollar et du baril de pétrole et non au travail et à l'intelligence, seules sources permanentes de la richesse. On loue alors les vertus du travail, de la terre, l'on dénonce les méfaits de l'urbanisation, du déséquilibre entre la ville et la campagne, et l'on redécouvre les vieux débats entre partisans de l'industrie lourde qui serait néfaste, les bienfaits de l'industrie légère et la priorité à l'agriculture dont on constate le niveau alarmant de la facture alimentaire. Et comme par enchantement c'est le slogan de l'homme qu'il faut à la place qu'il faut et au moment qu'il faut.
2.- La période de 1988 à 1999 : crise politique et économique
Conséquence de la crise de 1986 qui a vu s'effondrer les recettes d'hydrocarbures de 2/3, contredit ces discours populistes, et c'est le début timide d'une presse libre et d'un multipartisme que l'on tente de maîtriser par l'éclosion de Partis (une famille pouvant fonder un parti avec des subventions de l'Etat) avec la naissance d'une nouvelle constitution en 1989 qui introduit des changements fondamentaux dans notre système politique qui avait un caractère monocratique depuis l'indépendance conférant ainsi à notre système politique un caractère pluraliste. Elle était cependant porteuse d'une vision hybride de la société, dans la mesure où des articles renvoyaient à des options politico-économiques et politico-idéologiques contradictoires. Sur le plan économique, entre I989-I990 c'est l'application des réformes avec l'autonomie de la banque centrale, à travers la loi sur la monnaie et le crédit, la tendance à la convertibilité du dinar, la libéralisation du commerce extérieur, une tendance à l'autonomie des entreprises et l'appel, très timidement, à l'investissement privé national et international sous le slogan secteur privé facteur complémentaire du secteur d'Etat. Après le socialisme spécifique, c'est l'économie de marché spécifique avec la dominance du secteur d'Etat soumis à la gestion privée. Effet de la crise économique, nous assistons à une crise politique sans précédent qui couvait déjà puisque un ex chef de gouvernement qui agissait dans le cadre de la Constitution de 1976, amendée en 1989, s'est opposé au chef de l'Etat refusant de démissionner en invoquant la responsabilité politique de son gouvernement devant la seule Assemblée nationale, qui était aux mains du FLN dont le président n'était autre que le même Président. La crise fut accélérée par des élections législatives, coordonnées par un nouveau chef de gouvernement issu des hydrocarbures. Une explosion sociale s'ensuivit dont l'aboutissement sera la démission de ce Président après plus d'une décennie de pouvoir. Le procès est fait cette fois à la décennie noire de 1980/1990. Et c'est la liste interminable de chefs de gouvernement et de ministres, changement successif du à la profonde crise qui secoue le pays. C'est la naissance du Haut Comité d'Etat (HCE), la venue d'un historique et figure charismatique qui donnera une première lueur d'espoir, présidera à peine six mois le HCE avant d'être assassiné, son remplacement par un autre membre du HCE, avec parallèlement, un Conseil Consultatif faisant œuvre de parlement désigné. L'on rappellera comme chef de gouvernement le père de l'industrie lourde des années I970 qui prônera l'économie de guerre. Son départ fut rapide du fait de la cessation de paiement. Lui succèdera un premier ministre membre du HCE artisan du programme de Tripoli de qui signera l'accord de rééchelonnement avec le FMI, démissionnant tout juste après, l'Algérie étant en cessation de paiement n'ayant pas de quoi acheter un kilo de farine. Les accords avec le FMI verront une forte dévaluation du dinar qui est passée de 4 dinars un dollar vers les années1980, à 45 dinars exigence du FMI.

C'est durant cette période qu'est signé l'accord pour le rééchelonnement de la dette en mai 1993 avec le Club de Paris (dette publique) et le Club de Londres (dette privée ), accompagné d'un Programme d'ajustement structurel (PAS) entre l'Algérie, le FMI, la Banque mondiale (BIRD) et l'Union européenne afin de remédier aux déséquilibres de la balance des paiements fortement affectée par la chute des cours des hydrocarbures et du poids de la dette extérieure. La période qui suit verra un chef d'Etat avec un parlement de transition à savoir le CNT (conseil national de transition) combinaison d'associations et de partis politiques désignés. Viendront les élections de ce Président axées sur le rassemblement, pour sortir le pays de la crise et une nouvelle constitution (1996) qui va s'attacher à éliminer les éléments de dysfonctionnement de la Constitution de 1989 en encadrant de manière sévère les mutations. Elle crée la seconde chambre, dite Conseil de la nation, et par le truchement de l'article 120, lui donne pratiquement le pouvoir de bloquer un texte de loi voté par la première chambre, l'APN. Mais fait nouveau et important, elle limite le mandat présidentiel à deux étalés sur cinq années. Mais nous sommes toujours dans la même ambiguïté politique en maintenant le caractère dual de l'Exécutif, (ni régime parlementaire, ni régime présidentiel) tout en consolidant le système de Conseils existants dont l'institution d'un Haut Conseil Islamique et d'un Haut Conseil de Sécurité qui est présidé par le président de la République. C'est à cette période que naît le Parti le rassemblement national démocratique (R.N.D) dont le fondement du discours est la lutte anti-terroriste , qui raflera presque tous les sièges en 8 mois d'existence tant de l'APN que du Sénat au détriment du Parti FLN et qui provoquera par la suite des protestations interminables et une commission sur la fraude électorale dont les conclusions ne verront jamais le jour. Les parlementaires du fait de la situation sécuritaire de l'époque, auront surtout pour souci de voter pour soi-même des rémunérations dépassant 15 fois le SMIG de l'époque alors que la misère se généralise, oubliant naturellement du fait de la généralisation des emplois- rente, qu'un parlementaire aussitôt sa mission terminée retourne à son travail d'origine et qu'une retraite automatique revient à afficher un mépris total pour une population meurtrie. Dans la foulée, la venue de deux chefs de gouvernement dont le premier technicien pratiquera le statut quo et le second Ahmed OUYAHIA l'application des accords du FMI qui aura à son actif le cadre macro-économique stabilisé mais avec des retombées sociales négatives du fait de la douleur de cet ajustement.
3.-La période de 1999 à 2018
Le président Liamine ZEROUAL démissionne et des élections sont programmées le 08 avril I999 avec l'élection d'un Président qui promet de rétablir l'Algérie sur la scène internationale, de mettre fin à l'effusion de sang et de relancer la croissance économique pour atténuer les tensions sociales. En septembre 2005, nous avons le référendum sur la réconciliation nationale avec un vote massif en faveur de la paix et c'est à l'actif du président Abdelaziz BOUTEFLIKA. Un chef de gouvernement est nommé après plus de 8 mois d'attente mais son mandat sera de courte durée, à peine une année, du fait des conflits de compétences. Un second chef de gouvernement Ali BENFLIS lui succèdera mais qui démissionne, tout en se présentant candidat à la présidence avec comme conséquence une dualité dans les rangs du FLN dont il est issu. Il est remplacé par le Secrétaire général du RND Ahmed OUYAHIA. Viennent ensuite les élections du 08 avril 2004 qui sont largement remportées par le précédent Président avec trois chefs de gouvernement successifs : premièrement le secrétaire général du RND qui a été chargé des élections de 2004, puis le secrétaire général du FLN Abdelaziz BELKHADEM courant 2007, ce Parti avec les élections successives étant devenu majoritaire tant au niveau de l'APN que du Sénat, avec peu de modification dans la composante ministérielle puisque le nouveau chef de gouvernement n'a pu nommer aucun ministre entre mai 2006 et juin 2008, assistant d'ailleurs à la même composante à quelques variantes près depuis 10 années, idem pour les Walis et les postes clefs de l'Etat. Puis à nouveau courant 2008 voilà le retour du secrétaire général du RND qui sera chargé des élections d'avril 2009. C'est également durant cette période courant novembre 2008 qu'est amendée la Constitution, à la majorité des deux chambres, les députés et sénateurs. Cet amendement ne limite plus les mandats présidentiels, tout en supprimant le poste de chef de gouvernement en le remplaçant par celui de premier ministre consacrant un régime semi-présidentiel. Dans la foulée, l'élection présidentielle s'est tenue le 09 avril 2009 où l'ancien président est réélu pour un nouveau mandat de cinq années (2009/2014). Mais fait nouveau, une crise mondiale sans précédent depuis la crise d'octobre 1929 est apparue en octobre 2008. En septembre 2012, à la place d'Ahmed OUYAHIA, qui sera désigné directeur de cabinet à la présidence de la République, est nommé Abdelmalek SELLAL Premier ministre qui sera directeur de campagne pour une nouvelle élection présidentielle le 17 avril 2014, remportée par Mr Abdelaziz BOUTEFLIKA. Abdelmalek SELLAL dirigera quatre gouvernements successifs ayant été directeur de campagne plusieurs fois du président Bouteflika du 4 septembre 2012 au 11 septembre 2013, du 11 septembre 2013 au 13 mars 2014 , du 5 mai 2014 au 14 mai 2015 et du 14 mai 2015 au 24 juin 2017. Viendra ensuite la révision de la Constitution par les deux chambres (Loi n° 16-01 du 26 Joumada El Oula 1437 correspondant au 6 mars 2016) limitant le mandat du Président à deux en précisant que toute loi n'est jamais rétroactive. Nous assistons en 2017 à la nomination d'Abdelmadjid Tebboune au poste de Premier ministre du 25 mai au 15 aout 2017 qui sera démis de ses fonctions, le 15 août, trois mois après sa nomination à la tête du gouvernement et à nouveau la nomination d'Ahmed Ouyahia comme Premier ministre. Durant cette période 2000/2014, nous assistons à l'accord signé pour une zone de libre-échange avec l'Europe applicable depuis le 1er septembre 2005,prorogé jusqu'à 2000, plusieurs organisations des capitaux marchands de l'Etat passage des holdings aux SGP , puis aux groupes industriels mais qui ne résolvent pas le problème du déficit structurel de la majorité des entreprises publiques, une nouvelle loi sur l'investissement, sur la privatisation, qui sera ensuite amendée le 03 aout 2016, (nouveau code d'investissement ), la loi sur les Mines, la loi sur l'électricité et le transport du gaz par canalisation et l'amendement de la loi sur les hydrocarbures qui postule pour ce segment que la Sonatrach sera majoritaire au moins de 51% tant à l'amont, l'aval que pour les canalisations. La loi de finances complémentaire 2009 avalisée par la loi de finances 2010 introduit la préférence nationale avec la règle des 49/51%, dont aucun bilan n'a été fait à ce jour, élargie aux banques ainsi que des mesures d'encadrement des transferts de capitaux. Utopie bureaucratique et esprit rentier, l'on veut généraliser cette règle même au commerce qui n'existe même pas en Chine alors que l'objectif stratégique est le transfert technologique et managérial avec des minorités de blocage afin d'éviter des délocalisations sauvages, la règle 49/51% pouvant s'appliquer aux segments stratégiques qu'il faut définir avec précision. Le 11 juillet 2010 est adoptée la réglementation des marchés publics, prévoyant la marge de préférence nationale passant de 15% à 25% avec une tendance au retour au tout à l'Etat gestionnaire via la dépense publique , à ne pas confondre avec l'Etat régulateur stratégique en économie de marché, le privé local de la sphère réelle ayant des capacités financières, technologiques et managériales fortement limitées, fortement connecté au secteur public par des relations de clientèles. Concernant le commerce extérieur nous avons des tâtonnements interminables avec des conflits internationaux notamment avec l'Europe notre principal partenaire : licences d'importation en promettant une facture d'importation de biens entre 2015/2017 de 30 milliards de dollars, données qui seront démenties par la suite où avec les sorties de devises des services les sorties de devises fluctuent entre 55/58 milliards de dollars , où nous assistons à une incohérence de discours de responsables, à un manque flagrant de la politique industrielle où l'on agrée tous azimut des usines de montage de voitures sur les anciens modèles avec des avantages exorbitants qui contribuent à la baisse des réserves de change tout en n'exportant pas et les prix toujours à la hausse et récemment la suppression des licences d'importation avec une taxation d'un millier de produits , mesures transitoires, posant la problématique du niveau de la production nationale pour éviter un processus inflationniste .Comme a été modifiée la loi sur la monnaie et le crédit introduisant le financement non conventionnel (planche à billets qui représente en 2018 dans sa première phase ente 20/25% du PIB) qui non maitrisée et s'il ne s'adresse pas aux segments créateur de valeur ajoutée risque de conduire à un processus inflationniste incontrôlée( déséquilibre offre/demande) et par ricochet en mettant à la disposition des opérateurs des dinars, ces derniers peuvent accélérer les importations en devises et donc réduire les réserves de change.
.4.- Urgence d'une nouvelle gouvernance
Cependant il y a lieu d'éviter à la fois la sinistrose et toute autosatisfaction. De 1999 à 2018, contrairement à certaines analyses malveillantes, n'oubliant jamais la destruction massive de l'économie 1990/1999 sans compter le traumatisme de la population à d'importantes réalisations. Ceux qui affirment que rien n'a été réalisé depuis l'indépendance politique et durant la période 2000/2018 versent dans le dénigrement politique car qu'était objectivement l'Algérie entre 1963/1999 et entre 2000/2018 ? Nous avons assisté incontestablement à bon nombre de réalisations notamment : dans les infrastructures notamment les routes, l'eau ( Oran et bon, nombre de villes étaient alimentés en 2000 avec de l'eau salé) , dans l'intensification des branchements de l'électrification-gaz, dans la construction massive de logements, les infrastructures hôtelières malgré le bas niveau des prestations et un prix élevé par rapport au pouvoir d'achat moyen, le tourisme devant devenir un levier stratégique les télécommunications également avec des prestations moyennes, la santé, malgré une relative détérioration et la construction dans l'éducation malgré la baisse du niveau ,le développement indéniable de l'agriculture malgré la hausse des prix , la création de certaines unités industrielles dont la dynamisation du secteur privé mais avec incohérence nécessitant sa réorganisation, une répartition du revenu national certes pas égalitaire mais garante de la stabilité sociale posant d'ailleurs la problématique des subventions non ciblées intenables dans le temps renvoyant à la nécessaire transition énergétique. Mais il faut reconnaître une non maîtrise de la gestion avec des surcoûts exorbitants et l'urgence de corriger l'actuelle trajectoire qui a atteint ses limites devant reposer sur une réelle décentralisation, une réorganisation institutionnelle centrale et locale et une vison stratégique de l'avenir dans le domaine économique, social, culturel, diplomatique, et sécuritaire de l'Algérie horizon 2020/ 2030 par rapport à la transformation du nouveau monde . En 2018 le Ministre des finances devant le parlement annonce officiellement que les réserves de change vont se tarir pour terminer en 2021 à 32 milliards de dollars contre 194 au 01 janvier 2014 et en cas d e non modification de la trajectoire économique 12 milliards de dollars pour le FMI courant 2022. Ainsi, depuis juin 2014, nous assistons à une baisse des recettes des hydrocarbures de près de 40% entraînant le pays dans une nouvelle turbulence financière, l'Algérie après plus de 50 ans d'indépendance dépendant avec les dérivées à 98% des hydrocarbures avec comme par le passé à des discours rentiers de certains responsables, vivant de l'illusion de la rente, épaulés par certains experts vivant de marchés de ministères, affirmant la remontée des cours mais démentis par la réalité car à la différence de celle de 1986 , qui sera de longue durée du fait de nouvelles mutations énergétiques mondiales. Comme en 1986, courant 2008/2009 différents responsables politiques déclareront à la télévision officielle que la crise ne touche pas l'Algérie du fait de la non connexion avec le système financier mondial, de la non convertibilité du dinar et de l'importance des réserves de change oubliant la chute des cours des hydrocarbures qui représente plus de 98% des recettes en devises et que les dépenses réelles c'est-à-dire le plan de financement est largement tributaire du cours des hydrocarbures. Par ailleurs, l'Algérie ne vit pas isolée. Le monde est appelé à d'importantes mutations géostratégiques et économiques avec la quatrième révolution économique ('intelligence artificielle, digital, transition énergétique) impliquant une révolution culturelle de nos dirigeants qui vivent encore de l'illusion de la rente et du modèle des années 1970. S'offrent quatre solutions pour le gouvernement dont trois à court terme : soit le déficit budgétaire ; soit réduire les dépenses de fonctionnement (débureaucratisation) et mieux gérer les dépenses d'équipements en ciblant les segments à valeur ajoutée réelle, éviter des investissements de prestige, supposant également d'assouplir la règle des 49/51% où l'Algérie supporte tous les surcoûts, soit un endettement extérieur ciblé. Mais la solution durable, le grand défi à moyen et long terme est d'avoir une vision stratégique dans le cadre des nouvelles mutations mondiales, afin de réaliser tant la transition énergétique (Mix) que la transition économique.

On ne relance pas l'activité économique par décret ou des lois d'investissement sans objectifs stratégiques (combien de codes d'investissement depuis l'indépendance politique) ou par le volontarisme étatique, vision de la mentalité bureaucratique rentière. Le nouveau modèle de développement 2019/2024 doit assurer la suprématie à la sphère réelle sur la sphère financière, en les synchronisant, concilier la dynamique économique et la dynamique sociale pour une répartition " juste " du revenu national entre les différentes couches sociales, ce qui ne saurait signifier égalitarisme source de démotivation. L'Algérie est à la croisée des chemins. Il existe maintenant une unanimité parmi les institutions internationales et les experts algériens crédibles : l'Algérie a deux choix : soit approfondir les réformes structurelles liées à l'approfondissement des libertés et à la cohésion sociale, régresser car dans toute société n'existe pas de statu quo. Développement des LIBERTES au sens large, visibilité, cohérence, bonne gouvernance, revalorisation du travail et du savoir, moralité gouvernants/gouvernés, tels sont les axes fondamentaux du redressement national, impliquant rassemblement qui engage l'avenir de la Nation et non des divisions sur des questions stériles, devant apprendre à tolérer nos différences, personne n'ayant le monopole de la vérité et du nationalisme. L'économie de guerre que certains veulent appliquer aujourd'hui, qui a été préconisée en 1992 a été un échec et a conduit le pays droit à la cessation de paiement et au rééchelonnement en 1994. Renouveler cette expérience déconnectée tant des réalités locales et mondiales par ceux qui défendent des intérêts de rente, sous un faux discours nationaliste, ne peut que conduire à l'épuisement dans trois ans des réserves de change,( après nous le déluge), et le retour au FMI horizon 2022 avec des incidences de tensions sociales et géostratégiques au niveau de la région C'est que face tant aux mutations mondiales qu'internes à la société algérienne, cette jeunesse "parabolée" a une autre notion des valeurs de la société. Cela se constate à travers l'éclatement de la cellule familiale, la baisse progressive du poids des tribus, de certaines confréries religieuses et de certaines organisations syndicales, (ces dernières ne mobilisant uniquement pour des revendications sociales et non pour des actions politiques), du fait de discours en déphasage par rapport aux nouvelles réalités mondiales et locales. Les politiques socio-économiques ont peu varié à quelques variantes près, sous le slogan continué dans le changement, l'opposition atomisée et les nombreux micros partis insignifiants, souvent instrumentalisés par l'administration se manifestant qu'au moment des échéances électorales en contrepartie d'une fraction de la rente : industries clefs en main entre 1965/1979 , dominance de l'investissement dans les infrastructures durant les périodes 1980/2010 et 2000/2018 avec l'extension durant ces périodes de la sphère marchande informelle qui représente plus de 50% de la superficie économique globale , due à une ouverture non maîtrisée du commerce extérieur qui date des années 1992 dont la facture d'importation explose due essentiellement à l'envolée de la dépense publique avec des surcoûts exorbitants et à des subventions généralisées non ciblées. Les différents gouvernements successifs ont été toujours animés par l'extraction des hydrocarbures, malgré bon nombres de discours, existant des liens dialectiques entre la logique rentière et la sphère informelle que l'on ne combat pas uniquement par des mesures techniques. Il existe une relation dialectique entre l'avancée des réformes ou leurs freins selon que le cours en termes réels hausse alors, frein aux réformes), ou baisse de la rente et nous assistons à une tendance timide d'aller vers les réformes sans bousculer la logique du système. Les exportations hors hydrocarbures sont marginales, 6,3% en 2017 selon l'ONS, sur ces 6,3 % 70% sont des dérivées de matières premières dont les hydrocarbures, et 80% de la valeur ajoutée composant le produit intérieur brut (PIB) l'est directement ou indirectement par le biais de cette rente autant que l'emploi et la fiscalité. Aussi la solution durable passe par une gouvernance renouvelée, et la valorisation du savoir dévalorisée, La prospérité ou le déclin des civilisations de l'Orient et de l'Occident a clairement montré qu'une nation sans son élite est comme un corps sans âme. L'analyse précédente montre clairement que le régime politique algérien (à ne pas confondre avec l'Etat au sens épistémologique du terme) qui est un sous- ensemble du système politique, n'a pas fondamentalement été bouleversé depuis l'indépendance politique, avec des changements de formes mais pas de nature. Les tensions que connaît le système, ou celles qu'il est appelé à connaître, doivent être recherchées dans les dysfonctionnements ou les crises d'autorité qui surgissent périodiquement, et depuis longtemps, au plus haut niveau de l'Etat. La nouvelle reconfiguration politique, doit prendre en charge les mutations internes de la société. L'objectif stratégique est le développement des libertés, plus d'efficacité économique, de justice sociale qui ne saurait signifier égalitarisme, une plus grande moralisation des institutions en prévoyant le renforcement des organismes de contrôle indépendants pour une lutte efficace et concrète contre la corruption , le contrôle le plus efficace étant le contrôle démocratique, la protection des droits de la propriété privée qui a été consacré dans la nouvelle constitution et également de tenir compte des engagements internationaux de l'Algérie (accord de libre-échange avec l'Europe, l'OMC, intégration maghrébine et africaine ).
5.-Face aux tensions budgétaires et géostratégiques, un rassemblement national pour une sortie de crise
Le défi de l'Algérie 2019/2024 et donc du futur président lors de l'élection présidentielle du 18 avril 2019, devra tenir compte d'abord des trajectoires du passé pour ne pas renouveler les mêmes erreurs, la mise en place de nouvelles institutions débureaucratisées, un minimum de consensus social, ne signifiant pas unanimisme , devant tolérer nos différences source d'enrichissement mutuel, pour la mise en œuvre de profondes réformes tant politiques qu'économiques que de la politique extérieure qui doit dorénavant reposer sur des réseaux , tout projet étant porté par les acteurs politiques, sociaux et économiques et d'une autre échelle de valeurs fondée sur une économie réhabilitant la morale donc une lutte contre la corruption qui menace la sécurité nationale et des mesures concrètes favorisant l'économie de la connaissance et les créateurs de richesses. Comme je l'ai rappelé souvent, en ce mois de février 2019 et cela ne date pas d'aujourd'hui, l'Algérie traverse avant tout une crise de gouvernance ce qui implique d'avoir une vision stratégique de l'Algérie horizon 2020/2030 du devenir de l'Algérie. L'Algérie a toutes les potentialités pour dépasser les tensions budgétaires actuelles mais pour paraphraser les militaires devant s'attaquer à l'essentiel et non au secondaire afin de ne pas se tromper de cibles. Il existe une loi en sciences politiques : 20% d'actions bien ciblées ont un impact de 80%. Mais 80% d'actions mal ciblées ont un impact seulement de 20%. Espérons comme je l'ai suggéré déjà en 2016 lorsque j'ai été invité comme personnalité nationale au moment de la révision de constitution, un large front social tolérant les différences, personne n'ayant le monopole du nationalisme, une grande conférence nationale pour tracer les perspectives futures de l'Algérie. Je me félicite que cette proposition ait été retenue par la suite tant par les partis du pouvoir que de l'opposition ( voir notre interview à la radio publique arabophone chaine 1 40 minutes 27/01/2019) . Mais pour éviter les susceptibilités et les guerres de leadership de certains partis, au détriment de l'intérêt général, cette conférence, souhaitable après l'élection présidentielle, devrait être chapeauté par un collège restreint de sages " indépendants " au sein d'une institution neutre. Pour dépasser l'entropie, et trouver des solutions réalistes, il s'agit de réaliser un bilan serein de tout ce qui a été réalisé et ce qui reste à faire pour corriger les erreurs du passé et ce par un langage de vérité loin de toute sinistrose, une visibilité et cohérence dans la démarche des réformes et une nette volonté politique de changement. Nous devons privilégier les intérêts supérieurs du pays et faire taire les ambitions personnelles, pour proposer, du fait de la gravité de la situation, un retour à la confiance sans laquelle aucun développement n'est possible. L'ordre, par la protection des biens et personnes n'est aucunement antinomique avec le développement des libertés qui rassemble beaucoup plus qu'il divise. Pour dépasser la léthargie actuelle, l'Algérie a besoin d'une gouvernance renouvelée, de plus d'espace de libertés, d'entreprises dynamiques reposant sur l'économie de la connaissance, pivot du développement du XXIème siècle, loin des intérêts étroits destructeur de la rente. Il faut éviter la conception erronée d'assimiler la population algérienne à un tube digestif en d'ignorant ses aspirations profondes. La population algérienne, si elle est attentive à son pouvoir d'achat, a également soif de libertés, de démocratie et de justice sociale mais également d'efficacité économique avec un sacrifice partagé. Les réformes véritables à venir, souvent différées grâce à une redistribution passive de la rente des hydrocarbures et des dépenses monétaires, sans corrélation avec les impacts attendus, seront douloureuses. D'où l'urgence d'un discours de vérité, plus de justice sociale et donc de la nécessaire transition économique en accélérant les réformes structurelles, intiment liée à la démocratique tenant compte de notre anthropologie culturelle. Plus on diffère les réformes institutionnelles et micro-économiques, plus on épuisera les réserves de changes L'Algérie a besoin pour sa crédibilité nationale et internationale, de tensions géostratégiques au niveau de la région et des tensions budgétaires inévitables entre 2019/2020/2025 de rassembler tous ses enfants dans leur diversité et non de nous diviser. Il faut impérativement faire taire nos divergences et privilégier uniquement les intérêts supérieurs de l'Algérie nécessitant un minimum de consensus économique et social qui ne saurait signifier unanimisme signe de décadence de toute société afin de stabiliser le corps social. . C'est seulement dans ce cadre de dialogue productif, que je pense fermement que l'Algérie a des ressorts pour surmonter la crise multidimensionnelle actuelle. Car depuis fort longtemps et pas seulement durant la période actuelle, l'Algérie semble chavirer un moment et reprendre avec hésitation ses équilibres un autre moment. Il ne s'agit pas de renier les traditions positives qui moulées dans la trajectoire de la modernité, peuvent être facteurs de développement. Comme le rappelle avec justesse Malek Chebel, l'Algérie à l'instar de bon nombre de pays musulmans est en transition et fonctionne entre l'imaginaire de la Oumma et la construction d'un Etat-nation. L'expérience du Japon et de bon nombre de pays émergents l'attestent. La refondation de l'Etat, pour ne pas dire sa fondation comme entité civile, passe nécessairement par une mutation profonde de la fonction sociale de la politique. Dès lors, la question centrale qui se pose est la suivante : vers quelle mécanique politique se penchera la refondation politique en cours en Algérie ? L'Etat de Droit n'est pas un Etat fonctionnaire, qui gère un consensus de conjoncture, mais un Etat qui fonde son autorité à partir d'une certaine philosophie du droit d'une part, et d'autre part, à partir d'une assimilation consciente des besoins présents de la communauté et d'une vision future de ses perspectives. Car je dois préciser il n'y a pas d'Etat national standard mais que des équipements anthropologiques intrinsèques qui modèlent le système politique inhérent à chaque situation socio anthropologique. Dans le cadre de cette refondation politique, l'Algérie ne peut revenir à elle-même que si les faux privilèges sont bannis et les critères de compétences, de loyauté et d'innovation sont réinstaurés comme passerelles de la réussite et de la promotion sociale. La refondation de l'Etat ne saurait se limiter à une réorganisation technique de l'autorité et des pouvoirs. Elle passe par une transparence totale et une clarté sans nuance dans la pratique politique et les hommes chargés par la nation de la faire, en fait rétablir la morale. La gouvernance est une question de légitimité réelle et non fictive, impliquant des réaménagements dans l'organisation du pouvoir. Mais au-dessus de tout, l'Algérie reste un pays dynamique, plein de vitalité, qui se cherche et cherche sa voie. Un processus de mutations internes est en train de se faire, pas celles qu'on croit, mais celles qu'on soupçonne le moins qui s'imposeront. Les Algériens veulent vivre leurs différences dans la communion et non dans la confrontation, la paix étant un facteur déterminant ce qui ne signifie en aucune manière oublier de tirer les leçons du passé récent afin de forger positivement notre avenir commun.
En résumé, les différentes composantes de notre société, doivent concourir ensemble à la paix, à la sécurité et à la stabilité condition de profondes réformes permettant un développement durable au profit de tous les Algériennes et Algériens. Il s'agit là de l'unique voie que doivent emprunter les Algériens afin de transcender leurs différends, à vaincre la haine et les peurs qui les habitent, à exorciser leurs démons et à trouver de nouvelles raisons de vivre harmonieusement ensemble et de construire, toujours ensemble, le destin exceptionnel que de glorieux aînés de la génération du 1er Novembre 1954 ont voulu désespérément pour eux. J'ose espérer un avenir meilleur pour mon pays, en ces moments de grands bouleversements géostratégiques, fondé sur un Etat de Droit, plus de tolérance, d'espace de libertés et le renforcement du dialogue productif, loin de tout extrémisme, rassemblant tous les algériennes et algériens. [email protected]
NB- Sous la direction du Pr Abderrahmane Mebtoul : bilan du processus d'industrialisation 1965/1978 Ministère Industrie- Energie assisté de 15 experts -Alger - 6 volumes 680 pages- audit sous la direction du Pr Abderrahmane Mebtoul pour le comité central du FLN 1980 8 volumes 9200 pages " réformes et place du secteur privé au sein de l'économie nationale - Ouvrage collectif sous la direction du professeur Abderrahmane Mebtoul " Les enjeux de l'Algérie : réformes et démocratie " 2 volumes Casbah Edition Alger- 2005 (520 pages) -Interview du Pr Abderrahmane Mebtoul- au quotidien gouvernemental Ech Chaab samedi 15 décembre 2018 " réformes et un large front social anti -crise " -interview 28 décembre 2017 à American Herald Tribune'58 pages) et au site français la tribune .fr mars 2017 " toute déstabilisation de l'Algérie, un impact négatif sur le bassin méditerranéen et l'Afrique " .-Intervention A l'American Herald tribune 11 aout 2017 " Dr. Abderrahmane Mebtoul: "Algeria Still Faces Significant Challenges " - ( 13 pages) -Les axes de la relance socio-économique de l'Algérie face à la mondialisation 2014/2020/2030 : bonne gouvernance, valorisation de la connaissance - embrassant le domaine international national et les politiques sectorielles audit réalisée pour le premier ministère / volumes 900 pages sous la direction du Pr Abderrahmane Mebtoul assisté de 20 experts- sur la situation socio-économique et perspectives vous pouvez écouter l'interview en langue nationale à la radio chaine 1 24/01/2019 https://we.tl/t-7M9klBHA0


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