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26e Fespaco : "Duga", "Desrances" et "Résolution" distingués par les prix spéciaux
Publié dans Le Maghreb le 04 - 03 - 2019

Les films burkinabè "Duga" et "Desrances", et le film ivoirien "Résolution" ont été les principaux vainqueurs des prix spéciaux décernés vendredi au 26e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), remportant chacun deux trophées. "Duga" (les charognards), d'Abdoulaye Dao et Hervé Eric Lengani, une acerbe critique sociale à travers l'histoire d'un cadavre que personne ne veut enterrer, a remporté le prix Signis de l'association catholique mondiale pour la communication (qui décerne également des prix à Cannes et à Venise) ainsi que le prix de l'Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine). "C'est un immense honneur. Et pour la promotion du film à l'international, ces prix pourront beaucoup nous aider", a déclaré Hervé Eric Lengani. "Desrances" de l'enfant du pays Apolline Traoré a été récompensé des prix de l'Assemblée Nationale et de la Ville de Ouagadougou, suscitant des acclamations dans la salle bondée. Plaidoyer pour les femmes, "Desrances" met en lumière le courage et la sagesse des femmes face à la folie des hommes, dans une fiction située pendant la tragique crise post-électorale ivoirienne de 2010-11.
"C'est le public qui vous fait et qui vous défait. Voilà une première victoire. On a fait le meilleur film qu'on pouvait, ce sera au jury de décider", a réagi Apolline Traoré, en référence à la cérémonie finale de remise des prix du festival samedi, au cours de laquelle sera décerné l'Etalon d'Or de Yennenga, la "palme d'or" du Fespaco. "Résolution", de Boris Oué et Marcel Sangne, a reçu le prix de la Cedeao et le prix Félix Houphouët-Boigny, également sous les acclamations du public. L'histoire du film, qui raconte la vie d'une femme battue par son mari, est entrée en résonance avec l'actualité du festival, où des femmes cinéastes ont dénoncé le harcèlement et les agressions sexuelles dont elles ont été victimes dans le cinéma africain.
"Fatwa", du Tunisien Ben Mohmound, l'histoire d'un père qui découvre que son fils décédé militait au sein d'un groupe islamiste radical, a reçu le prix de l'Union africaine, et une mention spéciale Signis.
Cette année, ce sont 165 films sur plus de 1.000 enregistrés, toutes catégories confondues, qui étaient retenus pour la compétition. Ils étaient répartis dans 7 catégories que sont les longs métrages de fiction, les courts métrages, la compétition documentaire long métrage, la compétition documentaire court métrage, les séries, les films des écoles et les films d'animation. Le grand prix du festival est "l'Etalon de Yennenga", en référence au mythe fondateur de l'empire Mossi.
La 26ème édition du FESPACO, placée sous le thème "Confronter notre mémoire et forger l'avenir d'un cinéma panafricain dans son essence, son économie et sa diversité", coïncide avec la célébration des 50 ans d'existence du festival. Cette édition a débuté, samedi dernier, dans la capitale burkinabaise Ouagadougou, avec comme participants, l'Algérie qui y prend part avec le film de long métrage " Ila Akhir Ezzaman (Jusqu'à la fin des temps), de Yasmine Chouikh. Réalisé par Yasmine Chouikh, le film était en lice pour remporter le prix "L'Etalon d'or de Yennenga", dans la catégorie long métrage- compétition officielle du festival, avec 19 autres œuvres cinématographiques en provenance de 16 pays, dont l'œuvre intitulée" Rafiki" du kenyan Wanuri KAHUI, l'œuvre " Kama" de l'Egyptien Khaled YOUSSEF, le film " Fatwa" du réalisateur tunisien Mahmoud BEN MAHMOUD, " Keteke" du réalisateur ghanéen Peter SEDUFIA, ainsi que le film " HAKILITAN" du Burkinabé Issakia KONATE.
Sorti en 2017, "Jusqu'à la fin des temps", premier long métrage de Chouikh, aborde, durant 94 minutes, l'histoire de "Ali", un fossoyeur septuagénaire tombé amoureux de Djoher, une veuve sexagénaire qui prépare, de son vivant, ses funérailles.
Ce film long métrage a raflé plusieurs prix, dont le "Annab d'Or" au 3eme Festival d'Annaba du Film méditerranéen, le " Khindjar d'or" Grand prix au 10eme Festival international de Mascate, ainsi que le "Whir d'or", Grand prix du 11eme Festival international d'Oran du film arabe (FIOFA).
La 25eme édition dudit festival, rappelle-t-on, a vu la distinction de deux œuvres cinématographiques algériennes, "Le Puits" de Lotfi Bouchouchi et "Bons baisers de Moruroa" de Larbi Benchiha.
Selon les organisateurs de ce rendez-vous biennal, le FESPACO vise à contribuer à la promotion du cinéma africain, à travers les échanges entre professionnels du cinéma et de l'audiovisuel.


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