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Il y a sept ans le président Ahmed Ben Bella nous a quittés : Hommage à un des sages dirigeants de l'Afrique
Publié dans Le Maghreb le 14 - 04 - 2019

Il y a six ans jour pour jour, soit le 11 avril 2012, le premier président de la République algérienne démocratique et populaire indépendante, Ahmed Ben Bella, est décédé à son domicile à Alger, à l'âge de 96 ans.

Ironie du sort, l'hommage d'aujourd'hui au premier président de l'Algérie indépendante, membre fondateur du FLN et militant révolutionnaire et des droits de l'homme, coïncide avec des marches imposantes pour le 8e vendredi consécutif revendiquant le départ des symboles du système.
Cela se passe également au moment où le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, indique que les postulants à la candidature à l'élection présidentielle du 4 juillet prochain sont conviés à procéder au retrait des formulaires de souscription individuelle au siège de ce département.
C'est à se demander ce qu'aurait pensé le premier président de l'Algérie indépendante, Ahmed Ben Bella, s'il était encore vivant, sur ce qui se passe dans son pays aujourd'hui, lui, qui a été destitué le 19 juin 1965, et qui est resté en résidence surveillée jusqu'à juillet 1979. Il fut assigné, par la suite, à résidence à M'sila (est d'Alger) avant d'être libéré en octobre 1980.
Il y a donc sept ans, le 11 avril 2012, s'est éteint paisiblement à son domicile à Alger, Ahmed Ben Bella à 96 ans.
Suite à la triste nouvelle, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait alors décrété un deuil national de huit jours et déploré, dans un message de condoléances adressé à la famille du défunt, la perte d'un des grands hommes de l'Algérie et des sages dirigeants africains. "Les grands hommes nous quittent mais leur souvenir demeure éternel.
Le défunt était membre du groupe des 22 qui a déclenché la guerre de libération. Il a été arrêté le 22 octobre 1956 avec cinq de ses compagnons et détenu en France.
Né le 25 décembre 1916 à Maghnia (Tlemcen), Ahmed Ben Bella figurait parmi les neuf chefs historiques de la Révolution du 1er novembre 1954. D'ailleurs c'est lui qui a annoncé au monde, à travers les ondes de la radio du Caire, le début de l'insurrection contre le colonialisme français.

Son parcours d'historique
Né le 25 décembre 1916 à Maghnia, dans une famille d'agriculteurs modestes originaires de Marrakech, Ben Bella a fait l'école secondaire de Tlemcen, études qu'il ne poursuivra pas jusqu'au bout.
Il avait à peine 30 ans lorsqu'il avait rejoint le Parti du peuple algérien (PPA), suite aux massacres du 8 mai 1945 de la population algérienne par les forces coloniales françaises. Par la suite, Ben Bella rejoint le Mouvement pour le triomphe des libertés et de la démocratie (MTLD).
Il était membre de la direction nationale de l'Organisation Spéciale (OS) en charge de l'Oranie, avant de devenir premier dirigeant de cette structure politico-militaire qui comptait dans ses rangs les noms les plus prestigieux du mouvement indépendantiste, à savoir Mohamed Boudiaf, Hocine Ait Ahmed, Mohamed Belouizdad, Mostefa Benboulaid, Didouche Mourad et Larbi Ben M'hidi, entre autres.
Ce passionné de football - il a joué dans l'équipe de Maghnia mais également à l'Olympique de Marseille pour la saison 1939-40 - faisait partie, en tant qu'adjudant, de ceux qui menèrent la célèbre et dure bataille de Monte Cassino (Italie) en 1944. Comme pour beaucoup d'hommes de sa génération, les massacres du 8 mai 1945 ont constitué un tournant décisif vers la radicalisation nationaliste. Il est en 1945 responsable de la section locale (Maghnia) du PPA et il est élu conseiller municipal. Il participe, avec Hocine Aït Ahmed, alors responsable de l'OS, Organisation secrète, à la fameuse attaque contre la poste d'Oran pour financer l'organisation. Il remplacera Hocine Aït Ahmed à la tête de l'OS en 1949.
Quand l'Organisation secrète fut découverte en 1950, il en est toujours le dirigeant. Arrêté, Ahmed Ben Bella a été condamné à 7 ans de prison mais réussit à s'évader de la prison de Blida en mars 1952. Il rejoint la délégation extérieure du PPA-MTLD au Caire. Il fait partie des historiques qui ont décidé du déclenchement de la guerre de libération le 1er novembre 1954. Il est arrêté le 22 octobre 1956 avec d'autres dirigeants du FLN (Mohamed Boudiaf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Khider, Mostefa Lacheraf) dans le premier détournement d'avion de l'histoire commis par l'armée coloniale le 22 octobre 1956.
Ministre d'Etat et Premier vice-président du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) jusqu'à l'indépendance de l'Algérie (alors qu'il était détenu dans les geôles françaises depuis le détournement de l'avion qui le transportait en compagnie de Hocine Ait Ahmed, Mohamed Boudiaf, Mohamed Khider et Mostefa Lacheraf à l'automne 1956). Il était devenu le premier chef du gouvernement algérien de l'Algérie indépendante en septembre 1962 avant d'être élu, en septembre 1963, président de la République.
Destitué le 19 juin 1965, Ahmed Ben Bella est, par la suite, assigné à résidence à M'sila (est d'Alger) avant d'être libéré en octobre 1980.
Ironie du sort, il fonde ensuite, en France, le Mouvement pour la démocratie en Algérie (MDA) avant de rentrer définitivement en Algérie le 29 septembre 1990.
A l'arrivée au pouvoir du président Bouteflika en 1999, il lui exprime son soutien.

Leader politique et " sage " promoteur de la " paix "
Infatigable défendeur de la paix, Ahmed Ben Bellaa occupé de 2007 jusqu'à sa mort, le poste de président du groupe des Sages de l'Union africaine (UA).
Il a été également auteur, entre autres, de "L'islam et la révolution algérienne" et "La filiation maudite''.
Son amour à sa famille et à son pays, son soutien absolu, sa contribution spontanée à l'œuvre libératrice de tous les peuples opprimés à travers le monde, et son grand humanisme, démontrent la grandeur d'âme de ce " géant ", qui a affronté avec stoïcisme les injustices et autres vilénies qu'il subira : " Si j'ai commis des erreurs, j'ai suffisamment expié. Si je suis victime, je pardonne ", disait-il, en ne manifestant ni rancœur, ni amertume et qui laisse par ailleurs le souvenir impérissable de l'époux aimant, du nationaliste intègre, du combattant engagé et du dirigeant charismatique qui a consacré sa vie à sa patrie, l'Algérie, à l'Afrique et à toutes les causes justes de par le monde.
Les titres de la presse nationale et même certains de la presse internationale du 12 avril 2012 avaient rendu un hommage au défunt président, en le qualifiant de "monument de l'histoire" et d'"homme d'une grande expérience politique".
L'ensemble des journaux lui ont réservé des pages entières pour rappeler son parcours militant, et surtout, dresser des portraits de ce moudjahid et grand homme politique, en mettant en exergue son militantisme et son combat pour l'indépendance de l'Algérie. Sans commentaire.


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