Azzedine Mihoubi nouveau SG du RND    Merci, El Khadra !    Montage automobile, les vrais coupables !    Chantiers à l'arrêt, crédits bloqués, patrons en prison: L'économie nationale en panne    Un pétrolier algérien contraint de se diriger vers les eaux territoriales iraniennes    Un accueil triomphal aux champions d'Afrique    Savoir goûter à la vie    Equipe nationale: Une progression remarquable    Un mort et deux blessés sur le 4ème périphérique    Bouira: 49,99% le taux de réussite au baccalauréat    Une locomotive calcinée et près de 7 hectares de chaumes ravagés par les flammes    Le festival de la chanson oranaise revient    Iran : Téhéran rappelle aux Etats-Unis leur situation géographique    Initiative du Forum de la Société civile : Un panel pour piloter un dialogue national    Coïncidant avec la finale de la CAN : Les marches populaires dans une ambiance de stade    Chine : Huawei lève le voile sur son propre système d'exploitation    CAN-2019: En fête, l'Algérie championne d'Afrique 29 ans après    Distinction : L'Algérien Bennacer élu meilleur joueur du tournoi    Ambiance : Alger en "feu" fête la deuxième étoile continentale des "Verts"    Bourses : Les actions européennes reculent dans un climat tendu    Solaire : Saint-Etienne (France) passe au vert    Invité à la Radio : Karim Younes contre ceux qui rejettent toutes les initiatives et ceux qui veulent d'un dialogue sans les mesures d'apaisement    Alger: 90 établissements hôteliers réceptionnés au cours des 3 prochaines années    Maroc : Son implication dans le trafic de drogues, un danger direct pour la paix et la sécurité    Et le peuple algérien créa le «Hirak» !    Côte d'Ivoire : Polémique sur l'usage des réseaux sociaux par les stars du coupé décalé    Hadj Ghermoul libéré    Quatre narcotrafiquants arrétés    Prés de 30 millions de dollars en 5 mois    L'Asus Rog Phone 2 aura droit à un Snapdragon 855 Plus    Apple va probablement abandonner ses claviers papillon    COMMERCE : Plus de 2800 infractions enregistrées depuis début juin    CADETS DE LA NATION : 99.46% de taux de réussite au Bac    En France, la fête jusqu'au bout de la nuit…    Un soldat tué et deux blessés    Peine de mort contre trois hommes    L'onction qui trahit la manœuvre ?    Pas de représentant algérien à la CAF    Arrestation des voleurs de portables en série    Abdelkader Zoukh placé sous contrôle judiciaire    Téhéran évoque des "accusations délirantes"    Ankara lance une riposte contre le PKK après l'attaque à Erbil    sortir ...sortir ...sortir ...    Hommage au grand maître Benaïssa    Bouira retrouve son ambiance nocturne    Un navet en salade    Le ministre du Commerce à Oran: Un plan directeur de la grande distribution à l'étude    Mila : une tombe romaine découverte à Aïn El-Hamra dans la commune de Ferdjioua    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Raison d'Etat
Publié dans Le Maghreb le 24 - 06 - 2019

La politique ne s'embarrasse pas toujours de logique, particulièrement les enjeux exquis du développement socio-économique et de la démocratie sans bafouer, le cas de l'Algérie pendant une très longue période sous le règne de l'ex-président de la République et de son clan. D'où beaucoup d'incohérences, beaucoup de contradictions et, en définitive, beaucoup de dénaturation de l'Etat algérien. Aujourd'hui, l'ex-président de la République, Abdelaziz Bouteflika est mort politiquement s'entend. Mais son fantôme et celui de sa bande planent pour un temps sur l'Algérie, sur la scène politique. L'homme, nul ne l'ignore est " têtu ", il n'en veut qu'à sa parole. De plus, il se sentait investi d'une sorte de mission " sacrée ", se croyant le seul interprète autorisée de la légitimité révolutionnaire. Au-delà de ces considérations, d'ordre subjectif, il y a une donnée permanente qu'il a imprimée à son style de gouvernance, la politique qu'il a menée durant vingt ans ne s'était pas embarrassée de logique, de transparence et surtout d'équité. Il a détenu tous les pouvoirs politiques, économiques, financiers et sociaux et qui durant sa longue maladie ont été transférés à son frère Saïd Bouteflika. Ce dernier a rassemblé corrompus et corrupteurs. Saïd au regard des scandales qui sont mis à jour, a eu tendance à réduire l'autorité de l'Etat, voire effacer les affaires de l'Etat à une chasse gardée travaillant pour son compte, et à loisir maintenir et goûter aux délices du pouvoir et entretenir ses clientèles.
Il n'est dès lors pas étonnant que la famille Bouteflika se soit cramponnée au pouvoir tout un quart de siècle, brassant tout sur son passage ; l'ex-président lui-même, a écarté les conseils de ceux l'invitant discrètement à se retirer du pouvoir par la grande porte.
Faute d'être compris, les partisans de cette solution ont été sauvés par l'avènement du mouvement citoyen qui a exigé le départ d'Abdelaziz Bouteflika et de son régime. Et ce fut au Haut commandement de l'ANP d'intervenir au nom de la Constitution pour exiger l'application de son article 1O2 et ainsi la présentation de sa démission. Ce fut un cauchemar pour lui. Il a vu à la fois le peuple et l'Armée l'abandonner pour le bien du pays. Et pour la première fois de l'histoire de l'Algérie un Président est destitué par la rue et l'Armée. A ce jour, la situation politique, économique et sociale du pays est très préoccupante.
D'autant plus que le chef de l'Etat par intérim, M. Abdelkader Bensalah a hérité d'une situation générale inconfortable dans tous les secteurs de la vie nationale, notamment que le pays est en train d'épuiser ses réserves qui, selon certains économistes, seront très réduites au fur et à mesure que persistera l'actuelle crise. A moins d'un redressement spectaculaire hypothétique, on assistera à l'effondrement de l'économie nationale. Ce qui, il va sans dire, comblerait les ennemis de tous bords de l'Algérie.
Si la mission de l'Etat est de veiller aux constantes stipulées par la Constitution, inscrites parmi les éléments fondamentaux de la préservation de l'unité nationale et de la souveraineté nationale, cette même mission et au regard de la présente crise , implique corolairement, la stabilité de l'Etat, la sécurité des citoyens, la défense des libertés individuelles et collectives soit la démocratie au sens entier du terme et partant, la moralisation de la vie publique ; pour cela, la cohésion dans l'action publique et la scène politique est indispensable pour sortir de cette grave crise. Sans quoi, le risque d'implosion deviendra inévitablement une menace réelle. A présent que la classe politique est plus libre dans l'expression, son action devrait nécessairement se conformer à la loi fondamentale du pays afin que " l'Algérie politique " réussisse sa transition démocratique et vers une nouvelle République.
A l'examen de l'action politique partisane, on a l'impression d'assister à une récurrente répétition pour la période de transition. On perçoit, en définitive une différence de nuances et non d'identité politique proprement dite de la crise ? Et parfois une rivalité de gens autour d'un hypothétique " leadership " ? Faut-il expliquer ce phénomène à travers le défoulement politique qui s'exprime à travers cette phase de crise ? Est-ce un fait purement conjoncturel en attendant la décantation ? Quoi qu'il en soit, le paysage politique semble subir un remodelage dont on ne mesure pas encore la profondeur mais qui finira peut-être, par tracer ses contours. Sait-on jamais.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.