Les chances d'accéder à une ère nouvelle sont certaines    Il a promis un staff gouvernemental jeune Quelle composition alignera Tebboune ?    Il annonce sa retraite politique Ali Benflis jette l'éponge !    Quel devenir pour le FLN et le RND ?    Ali Benflis annonce sonretrait définitifde la scènepolitique    En attendant l'avis du Conseil constitutionnel    Loi de finances 2020 : Quelle place pour les entreprises ?    L'APOCE met en garde contre une énorme baisse du pouvoir d'achat : Baisse de 70% des ventes des produits alimentaires et recul de 30% des activités ...    Classement 2019 des pays africains selon l'indice de développement humain du PNUD L'Algérie à la 3ème place en Afrique    Hausse de l'euro face au dinar    Royaume-Uni Des perspectives sombres pour Julian Assange ? L'image libérale de Boris Johnson n'est qu'un leurre    Donald Trump : "Notre problème n'est pas la Chine, c'est la Réserve fédérale !"    Brexit : Les constructeurs automobiles étrangers risquent de déserter le Royaume-Uni    Mondial des clubs: Monterrey et Al-Hilal en demi-finales    Angleterre (17e journée): Liverpool assure en championnat avant le Mondial des clubs    Coupe arabe/MCA-Al-Quwa Al-Jawiya: Le "Doyen" vise les quarts sur fond de crise    Tourisme thermal à Mila : Un bon créneau pour investir    Deux étudiantes arrêtées    Mers Eddadjadj à Zemmouri Marine: Un site archéologique à revaloriser    Paris : Une place porte désormais le nom de la chanteuse de raï Cheikha Rimitti    Real Madrid-Valence : Les compositions d'équipes    LA FRANCE COINCEE PAR LE NOUVEAU PRESIDENT ALGERIEN : Les temps de Papon sont révolus !    La préservation du mausolée royal Imedghassèn, responsabilité de tous    Liban : consultations parlementaires lundi pour choisir un nouveau Premier ministre    SIDI BEL ABBES : 942 infractions et retrait de 492 permis de conduire    LA WILAYA A ECHAPPE A UNE FORTE PRESSION DURANT L'ETE GRACE AU MAO : Gaspillage d'eau potable à Mascara    SOVAC dément avoir été suspendu par Volkswagen    LOGEMENTS LPA A ORAN : La longue attente des souscripteurs    Mohamed Yamani annonce son retrait du mouvement sportif national    L'épilogue, ce lundi !    Le mouvement associatif s'impatiente et interpelle le P/APW    Arrestation de 2 dealers recherchés à El Kala    Cake aux thon et câpres    Boris Johnson veut faire le Brexit et rassembler le pays    Quelque 5 000 fonctionnaires régularisés    Pas de grands changements en décembre    ACTUCULT    Projet de traduction de plusieurs textes de la littérature populaire    Des souverains et chefs d'Etat félicitent le président élu Tebboune    Entre 4 et 6 nouveaux cas d'hépatite A chaque jour: L'hygiène et l'eau des colporteurs pointés du doigt    Dialogue, constitution, loi électorale: Tebboune dévoile ses priorités    L'Algérien Ryad Mahrez dans le Top 10 des joueurs africains les mieux payés    Inscription de la musique gnaoua    Une statue de Ramsès II retrouvée près de Memphis    Publication de trois décrets présidentiels validant des contrats d'exploitation    La Russie s'exprime sur l'éléction de Tebboune    OPPO annonce le lancement de smartphones 5G au premier trimestre 2020    Littérature : Parution :    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Rencontres cinématographiques de Bejaia "Touiza" de Karim Bengana et "Babylone-Constantina" au programme de la 2e journée
Publié dans Le Maghreb le 25 - 09 - 2019

Touiza, un court métrage du cinéaste Karim Bengana et Babylone Constantina, un long métrage de Sid Ahmed Sémiane, fraichement sortis des cartons (2019), projetés, dimanche soir à la cinémathèque de Bejaia, au 2eme jour de l'ouverture des rencontres cinématographiques de Bejaia ont visiblement ravi.

Deux projets, deux sensibilités et deux thématiques que rien ne rapproche à première vue mais qui paradoxalement se rencontrent et se complètent dans leur objectif visant à rendre compte des difficultés de la vie, de la détresse humaine mais aussi des espoirs qui peuvent en surgir. Les deux trames ont ce point commun également de se tisser sur un sujet partagé en l'occurrence le terrorisme. Bengana en fait un élément central de son œuvre et Sémiane une référence de second plan.
Touiza signifie, en berbère, solidarité. Mais dans le film, paradoxalement, il exprime une idée contraire. Il met en scène deux personnes qui vivent ensemble mais qui ne se parlent pas. "Quand l'entraide n'est pas là, on est dans la violence", explique l'auteur, qui en grossit
les traits en faisant évoluer ses deux héroïnes, une bourgeoise postindépendance et sa domestique, dans un espace fermé, un vase clos, qui rend leur contact encore plus pénible.
L'une et l'autre ont perdu le goût de la vie. Yasmine se réfugie dans la religion et sa patronne ne tire ses semblants de joies, qu'en bichonnant sa chienne comme un bébé et envers qui elle a transféré tout son intérêt et son affection. De fil en aiguille, la domestique verse dans l'activité terroriste et finit par s'exploser sur une place publique alors que sa patronne, par désespoir en vient à tuer sa chienne. Une chute terrible, voulue expressément par Bengana pour symboliser autant l'enfermement du pays durant la décennie noire et les silences qui se sont imposés alors à une large partie de la population, ostensiblement gagnée par la méfiance entre ses différentes parties.
Pour Sid Ahmed Sémiane, en revanche, le terrorisme s'il a produit des drames, il en a pas pourtant inhibé ou brider les rêves. Malgré les attentats et la peur, les populations ont trouvé l'énergie et les ressorts adéquats à chaque épreuve pour rebondir ou continuer tout simplement à vivre. Et quoi de mieux pour le faire que de s'embarquer dans un projet musical euphorique. Exploitant le tenue du festival international de Djazz, organisé en 2000 à Tabarka en Tunisie puis ramené et dupliqué à Constantine, il en profite pour filmer toutes les coulisses de l'organisation, la fièvre des artistes en répétition et leur engagement a sublimer leur art. Pour réussir son pari, Sid Ahmed Sémiane a sorti les grands moyens et convoqué pour s'y produire des valeurs sûres et des artistes universels hors pairs. Alpha Blondy, stéphane Gaillairdo, Karim Ziad, Billy Cobhane, et tant d"autres stars, invités du festival, ont été suivis pas à pas et sa caméra à capturé leurs meilleurs passages, leurs moments de détente et leur état d'esprit. Une prouesse.
Naturellement, il n'y 'avait pas que les vedettes. Tout le cru et la fine fleur de Cirta était là aussi. Les rappeurs, El aissaoua, les maitres du malouf dont Raymond, le père fondateur, et surtout un inénarrable Aami Ahmed, gardien de ce patrimoine millénaire, et qui préservait des bandes sonores qui datait de l'époque de la radio Constantine et qui en prenait soin comme de la prunelle de ses yeux. Un voyage de folie, qui allait d'un scène à une autre, d'un genre musical à un autre, le tout compilé dans une sensation d'unicité époustouflante.
Toute la magie du film est là, et visiblement Sémiane pouvait se passer d'une composition dramatique. Car tout y est dit en musique et en poésie.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.