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Déficit de la balance commerciale Une situation économique et sociale préoccupante
Publié dans Le Maghreb le 05 - 12 - 2019

La balance commerciale de l'Algérie a connu un déficit de 5,22 milliards de dollars durant les neuf premiers mois de 2019, selon la direction générale des Douanes (DGD), citée par l'APS. Ce qui nous donnerait en tendance annuelle fin 2019, 6,96 milliards de dollars. A ce montant il faudra jouer les services qui ont fluctué ente 9/11 milliards de dollars entre 2010/2018, ne pouvant pas les réduire fortement, car n'ayant pas investi dans le savoir. Ce qui donnerait pour un minimum de 9 milliards de dollars de services, un solde négatif de 16 milliards de dollars, restant donc un montant de réserves de change en référence au montant du 31/12/2018 de 79,8 milliards de dollars , d'environ 63 milliards de dollars au 31/12/2019 et ce malgré toutes les restrictions, alors que le gouvernement prévoit 51,6 milliards de dollars de réserves de change fin 2020 . Ces prévisions ne sont que la conséquence des hypothèses du PLF2020 qui prévoit une coupe sévère dans les dépenses d'équipements (-18 ,7%) et une légère baisse des dépenses de fonctionnement (1,2%).
Le niveau des réserves de change fortement dépendant des recettes de Sonatrach, a été calculé avec l'hypothèse d'un niveau des importations, de 38,6 milliards de dollars en 2020 avec un déficit de la balance des paiements de 8,5 milliards USD en 2020 contre 16,6 milliards de dollars en 2019, soit une baisse de 8,1 milliards de dollars, sans montrer comment combler le déficit de l'offre ayant une économie en léthargie. Or au rythme des indicateurs de 2019, les réserves de change, existant des limites aux restrictions d'importations déjà fortes en 2019, devraient clôturer au 31/12/2000 à 47 milliards de dollars fin 2020 et non 51,6 comme annoncé par le PLF2020, ce qui supposera une loi de finances complémentaire.
Car continuer à restreindre les importations de biens et services, l'Algérie étant une économie fondamentalement rentière, le risque est un l'accroissement du taux de chômage qui risque de dépasser les 13% de la population active. Pour atténuer les tensions sociales, avec une population totale en 2019 dépassant 43 millions et une population active dépassant 12,5 millions, le taux de croissance devrait être pendant plusieurs années, avec une nouvelle architecture économique reposant sur les nouvelles technologies, entre 9/10% en termes réels afin de créer chaque année 350.000/400.000 emplois/an, des emplois productifs et non des emplois rente. Conséquence de la paralysie de la machine économique, nous avons assisté en 2019 à la fermeture et à la la sous utilisation des capacités de milliers d'unités dont les matières premières importées, sans compter les équipements, représentent plus de 85%. Diminuer à tout prix les dépenses publiques, ainsi que la facture d'importation de façon drastique, pour essayer de réduire les déficits, sans vision stratégique, ne pourra que conduire à une récession économique avec de graves conséquences sociales et politiques. Evitons d'induire en erreur l'opinion publique que la seule loi des hydrocarbures (toujours le mythe de la rente) va automatiquement augmenter les recettes en devises du pays, l'attrait de tout investissement dépendant du climat politique, du climat des affaires dont la stabilité juridique et en plus pour les hydrocarbures du futur nouveau modèle de consommation énergétique , du vecteur prix international et des coûts de Sonatrach qui nécessite un nouveau management qui lui fait cruellement défaut, pouvant découvrir des milliers de gisements non rentables financièrement, alors que Sonatrach avec ses dérivés représente 98% des exportations totales. Les prévisions de l'AIE donnent un cours du pétrole relativement bas pour 2020, le marché des hydrocarbures (pétrole -gaz) étant dominé par les tensions USA/Chine, USA/ Iran, la forte production des USA de la Russie, du Qatar parallèlement à la faiblesse de la demande, la perspective d'une offre abondante et du nouveau modèle mondial de consommation énergétique.
A cela s'ajoute la pression des partenaires pour faire baisser les prix du gaz qui représente 33% des entrées en devises du pays, tant du GNL (24%) que les exportations par canalisation(76% Medgaz Espagne) et Transmed, la plus grande canalisation fonctionnant en sous capacité (Italie) en référence au marché spot dont les prix ont chuté de plus de 40% entre 2005/2019..


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