Le Président Tebboune adresse ses vœux au peuple algérien à l'occasion de l'avènement du mois de Ramadhan    L'APLS mène de nouvelles attaques contre les forces d'occupations marocaines    L'investissement agricole et agroalimentaire, levier de la croissance économique nationale    Ramadhan: Echange de vœux entre le Président Tebboune et son homologue égyptien    Bayern Munich: Müller annonce de la prudence    Borussia Dortmund: Raiola n'est pas forcément d'accord avec le BVB dans le dossier Håland    Sétif: saisie de plus de 10 millions d'euros en faux billets    Education : La grève des enseignants largement suivie, selon le CNAPESTE    Coronavirus: 129 nouveaux cas, 104 guérisons et 4 décès    Lutte contre les répercussions de la Covid-19: les agriculteurs algériens ont été à la hauteur du défi    Baouche reste    Crise à la laiterie de Tizi    Des députés français réclament la publication des données sur les déchets nucléaires enterrés en Algérie    Le procès d'Abou Dahdah reporté au 9 mai    Soufiane Djillali ne sera pas candidat    Incident sur le site nucléaire    La CAF «va voir»    290 millions DA dépensés depuis août dernier    Benzema et Zidane domptent le Barça et propulsent le Real Madrid vers le sommet    Processus de réconciliation nationale    Les filiales de Sonelgaz en première ligne    Réunion de travail en présence des imams    La Coquette se prépare pour la saison estivale    Saisie de 200 comprimés psychotropes et arrestation d'un dangereux malfaiteur    Actuculte    Le rapport à l'écriture littéraire présenté par des auteurs algériens    C'est la frénésie !    4 morts et 7 blessés dénombrés    Arezki Hadj Saïd, nouvel inspecteur général des services de police    Et si c'était du schiste ?    Fractures et manœuvres répugnantes    Ibn Sina et Haï El Badr: Relogement de 102 familles à Belgaïd    Appel des étudiants algériens en Russie    Tlemcen: Le mouvement associatif encensé    Les monarchies et les bibelots comme dieux    Voici venir le Ramadhan...    Elle élira domicile à l'espace «Evasion» de l'hôtel Liberté: Une Académie internationale de musique bientôt à Oran    Aboul-Gheit en visite pour discuter des développements régionaux    Une tactique droit dans le mur    L'état doit frapper fort    Le Cnese réactive la Cellule d'équité    Hamdi menace de jeter l'éponge    Deux ministres sur le gril    Le piège de la mémoire    «Personne ne peut porter atteinte à l'unité nationale»    Un roman sur la réalité fabriquée    Abdelaziz Belaid: "nécéssaire cohésion de toutes les franges de la société    Paris réagit    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'impact de l'épidémie du coronavirus sur la société : Le monde ne sera plus jamais comme avant
Publié dans Le Maghreb le 13 - 04 - 2020


Par : Abderrahmane Mebtoul

Devant cette épidémie à l'échelle planétaire, où tout le monde est parabolé, étant dans une maison mondiale en verre, nous assistons à de l'angoisse, des craintes à l'incertitude parfois à un narcissisme de masse tant pour de simples citoyens qu'au niveau du comportement des entreprises comme en témoigne l'affolement des bourses mondiales.

Contrairement au passé, en ce XXIème siècle les nouvelles technologies à travers Facebbok contribuent à refaçonner les relations sociales , les relations entre les citoyens et l'Etat, par la manipulation des foules, pouvant être positif ou négatif lorsque qu'elle tend à vouloir faire des sociétés un Tout homogène alors qu'existent des spécificités sociales des Nations à travers leur histoire.
Cela peut conduire à effacer tout esprit de citoyenneté à travers le virtuel, l'imaginaire, la dictature des mots et la diffusion d'images avec pour conséquence une méfiance accrue vis-à-vis des informations officielles par la manipulation des foules, lorsque des responsables politiques formatés à l'ancienne culture ne savent pas communiquer.
Cela pose les limites d'une analyse strictement économique renvoyant à l'urgence d'intégrer les comportements au moyen d'équipes pluridisciplinaires complexes pour comprendre l'évolution de nos sociétés et agir sur elle, technologues, historiens, économistes, médecins, anthropologues, psychologues, psychiatres, sociologues, démographes et les juristes pour la codification. Ces analyses renvoient aux théories du désordre où n'existe pas de situations statiques, le monde étant en perpétuel mouvement où au désordre se substitue au bout d'un certain temps un ordre relatif.

Leçons pour l'action dans le domaine sanitaire
L'urgence est de revoir le système de santé au niveau mondial et surtout dans les régions les plus pauvres qui ont vu fuir leurs cerveaux, des compétences individuelles ayant un impact limité sans une vision globale, l'investissement dans le système de santé lié à celui de l'éducation comme le recommande le PNUD pour l' indice du développement humain, n'étant pas antinomique avec l'économique, une personne saine, créant plus de richesses pour la communauté.
Personne ne peut prédire ni la durée de l'épidémie et que n'existent pas de médicaments miracles pour une guérison totale, certaines molécules donnant seulement plus d'effets positifs que d'autres. Les chercheurs agissent actuellement par tâtonnement devant différencier le sexe, la structure d'âges et les spécificités humaines saines ou atteintes de différentes maladies antérieures, nécessitant un remède spécifique
Pour les différents remèdes, il est normal que la population angoissée a tendance à croire à toute solution miracle, devant faire confiance aux experts (médecins, biologiques, les grands laboratoires, les universités, ect) pour tout traitement, devant éviter la précipitation avant tout test concluant, qui doit se confirmer aux normes scientifiques standards dans ce domaine, en attendant un vaccin qui demandera pour son efficacité du temps.
La plus grande inquiétude, étant l'Afrique, des scientifiques prévoyant l'explosion des cas de contaminations par le coronavirus avec des incidences dramatiques, ayant un système sanitaire déficient malgré les nombreuses compétences individuelles avec un exode de cerveaux massifs et pas de protection sociale, pour certains pays la sphère informelle représentant plus de 70/80% de la population occupée. Les incidences seront donc sanitaires, sociales et économiques.

Le monde ne sera plus jamais comme avant
Aucun expert ne peut prédire combien de temps va devoir durer la mise à l'arrêt de fait des différents pays pour contenir le virus. Avec une crise sans pareille, depuis la crise 1928/1929, au moment où l'interdépendance des économies était faible, n'étant pas assimilable à la crise de 2008, aucun expert, pouvant seulement élaborer des scénarios, ne peut prédire si les activités de consommation et d'investissement vont pouvoir rebondir une fois que les quarantaines seront levées. Comparable à une catastrophe naturelle, voire à une guerre avec une ennemi sans visage, l'épidémie du coronavirus et devant la gérer en tant que telle, a un impact sur l'économie mondiale qui connaitra en 2020, trois chocs, un choc de l'offre avec la récession de l'économie mondiale, un choc de la demande du fait de la psychose des ménages, et un choc de liquidité. Cette crise, aura à l'avenir un impact sur toute l'architecture des relations internationales car le monde ne sera plus jamais. Mais si les impacts de l''épidémie du coronavirus sont un danger pour le présent, elles sont porteuses d'espoir pour l'avenir de l'humanité, une opportunité par notre capacité à innover par une autre gouvernance et pour un monde plus juste et solidaire.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.