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La ville se souvient de Mustapha Ferroukhi
MILIANA
Publié dans Le Midi Libre le 21 - 08 - 2010

Mustapha Ferroukhi est né à Miliana le 11 démembre 1922. Il a fréquenté l'école primaire, puis la médersa El-Falah avant de se rendre à Alger pour s'inscrire à l'institut Ethaâlibia. Elève studieux, il obtint un diplôme d‘études supérieures et le baccalauréat au lycée Bugeod. Intéressé par la politique, il adhère au PPA en 1942 et devient membre permanent du MTLD où il s'occupe de la section universitaire.
Militant secrètement jusqu'en 1946 , il se porta lors des préparatifs des élections législatives et fut élu député de 1948 à 1953. Parmi les 120 députés, treize seulement étaient Algériens, le reste, des Français "pieds-noirs" représentant l'Algérie. Avec lui, siégeaient Larbi Demagh, El Atrous, Ben Khedda et bien d'autres. En 1952, la révolution égyptienne éclate. Le Maghreb est en ébullition. Mustapha Ferroukhi édite un journal en langue arabe, "La voix du peuple", et en 1954, en collaboration avec cinq rédacteurs, il édite la "Nation algérienne", Tous ses amis militaient dans l'Organisation secrète. Après six mois de parution, le journal est confisqué. C‘était en novembre 1954, au début du déclenchement de la Révolution algérienne. Mustapha Ferroukhi et ses amis sont jetés en prison. A sa sortie en 1958, il reste trois mois en résidence surveillée à Miliana. Défiant l'autorité française, il formait politiquement en compagnie de Souidani Boudjemaâ les futurs combattants de l'ALN dans les régions du Zaccar, Amrouna et Ouled Cheikh. Emprisonné encore une fois pour actions subversives, il s'évade de prison en février 1956 et se rend à Alger où il milite secrètement. En février 1957, il reçut l'ordre de partir en France car il était recherché mort ou vif et son portrait était affiché sur tous les murs de la capitale.
Une nuit, un message arrive dans sa cache pour l'informer du départ, le lendemain, d'un navire français à destination du Pas-de-Calais.
Habillé en marin et avec la complicité de certains patriotes, il est introduit au sein de l'équipage. Désigné pour activer hors du pays, il reçoit l'ordre de regagner Tunis via l'Italie. En soutane, il réussit à passer la frontière et arrive à destination dans les bureaux du GPRA en 1953. Discret, pas bavard et très muticuleux, il était une intrigue pour les correspondants de presse étrangère. Ils ignoraient sa réelle fonction, jusqu'au jour où l'ambassadeur de Chine au Caire reçoit l'accord de son pays pour l'échange de missions diplomatiques avec l'Algérie. Krim Belkacem, membre du GPRA et ministre des Affaires étrangères, propose Mustapha Ferroukhi en qualité de responsable de la mission diplomatique algérienne à Pékin. Pendant son séjour au Caire, il s'est rendu en Chine, puis au Vietnam avec la délégation de la Jeunesse algérienne et en Yougoslavie où il a assisté au congrès socialiste. Le 13 août 1960, il décolle du Caire à destination de Pékin, mais le sort a conclu autrement. Le 17 août, survolant la région de Kiev (URSS), l'avion explose et Mustapha Feroukhi disparaît avec sa femme et ses trois enfants.
C.-E. M.
Mustapha Ferroukhi est né à Miliana le 11 démembre 1922. Il a fréquenté l'école primaire, puis la médersa El-Falah avant de se rendre à Alger pour s'inscrire à l'institut Ethaâlibia. Elève studieux, il obtint un diplôme d‘études supérieures et le baccalauréat au lycée Bugeod. Intéressé par la politique, il adhère au PPA en 1942 et devient membre permanent du MTLD où il s'occupe de la section universitaire.
Militant secrètement jusqu'en 1946 , il se porta lors des préparatifs des élections législatives et fut élu député de 1948 à 1953. Parmi les 120 députés, treize seulement étaient Algériens, le reste, des Français "pieds-noirs" représentant l'Algérie. Avec lui, siégeaient Larbi Demagh, El Atrous, Ben Khedda et bien d'autres. En 1952, la révolution égyptienne éclate. Le Maghreb est en ébullition. Mustapha Ferroukhi édite un journal en langue arabe, "La voix du peuple", et en 1954, en collaboration avec cinq rédacteurs, il édite la "Nation algérienne", Tous ses amis militaient dans l'Organisation secrète. Après six mois de parution, le journal est confisqué. C‘était en novembre 1954, au début du déclenchement de la Révolution algérienne. Mustapha Ferroukhi et ses amis sont jetés en prison. A sa sortie en 1958, il reste trois mois en résidence surveillée à Miliana. Défiant l'autorité française, il formait politiquement en compagnie de Souidani Boudjemaâ les futurs combattants de l'ALN dans les régions du Zaccar, Amrouna et Ouled Cheikh. Emprisonné encore une fois pour actions subversives, il s'évade de prison en février 1956 et se rend à Alger où il milite secrètement. En février 1957, il reçut l'ordre de partir en France car il était recherché mort ou vif et son portrait était affiché sur tous les murs de la capitale.
Une nuit, un message arrive dans sa cache pour l'informer du départ, le lendemain, d'un navire français à destination du Pas-de-Calais.
Habillé en marin et avec la complicité de certains patriotes, il est introduit au sein de l'équipage. Désigné pour activer hors du pays, il reçoit l'ordre de regagner Tunis via l'Italie. En soutane, il réussit à passer la frontière et arrive à destination dans les bureaux du GPRA en 1953. Discret, pas bavard et très muticuleux, il était une intrigue pour les correspondants de presse étrangère. Ils ignoraient sa réelle fonction, jusqu'au jour où l'ambassadeur de Chine au Caire reçoit l'accord de son pays pour l'échange de missions diplomatiques avec l'Algérie. Krim Belkacem, membre du GPRA et ministre des Affaires étrangères, propose Mustapha Ferroukhi en qualité de responsable de la mission diplomatique algérienne à Pékin. Pendant son séjour au Caire, il s'est rendu en Chine, puis au Vietnam avec la délégation de la Jeunesse algérienne et en Yougoslavie où il a assisté au congrès socialiste. Le 13 août 1960, il décolle du Caire à destination de Pékin, mais le sort a conclu autrement. Le 17 août, survolant la région de Kiev (URSS), l'avion explose et Mustapha Feroukhi disparaît avec sa femme et ses trois enfants.
C.-E. M.


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