L'agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 72 285 martyrs et 172 028 blessés    Des funérailles officielles solennelles en présence d'une foule nombreuse de citoyens    Abdelmadjid Tebboune, reçoit plusieurs messages de condoléances de dirigeants et chefs d'Etat    Les leçons des conflits Russie-Ukraine, USA-Israël versus Iran    Appel au renforcement de la numérisation et à l'intensification de la coopération entre centres de recherche et universités dans le secteur agricole    M. Attaf entame une visite en République de Croatie    L'Algérie réitère son appel à mettre fin à l'escalade au Moyen-Orient et à privilégier les solutions diplomatiques    Les contre-attaques iraniennes sont une victoire considérable    « Israël n'hésiterait pas à attaquer l'Iran avec des armes nucléaires »    Préparation : Les «Verts» à l'assaut de l'Uruguay    Crise majeure pour la CAF, des changements en vue    Ligue 1 (17e journée) : report des matches de la mise à jour à mercredi    Le parc d'attraction pris d'assaut    Plusieurs interventions de la Protection civile à travers la wilaya    Préserver et valoriser le patrimoine ancestral    Trois jours d'immersion dans le gaming et la pop culture    Le Théâtre Régional de Souk Ahras expose ses archives    Hnifa ou un destin d'errance    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le Prix Nobel plaide pour la démocratie
Après la libération de Aung San Suu Kyi
Publié dans Le Midi Libre le 15 - 11 - 2010

Aung San Suu Kyi a lancé hier un appel à la liberté d'expression en Birmanie et exhorté ses partisans à défendre leurs droits et ne pas perdre courage, dans son premier grand discours public après sept années d'assignation à résidence.
L'opposante s'est également déclarée, rapporte Reuters, prête à dialoguer avec le chef de la junte militaire au pouvoir, et aussi avec les pays occidentaux pour une levée des sanctions qui frappent le pays dirigé depuis 48 ans par les généraux si tel est le "souhait véritable" du peuple birman. Des fleurs nouées dans les cheveux, vêtue d'une tunique bleue et du traditionnel sarong birman, Aung San Suu Kyi s'est frayé un chemin à travers la foule pour se rendre devant le siège de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, où elle s'est exprimée pendant une heure environ, souvent interrompue par les rires et les applaudissements de l'assistance. "La liberté d'expression est le fondement de la liberté démocratique", a lancé Aung San Suu Kyi aux milliers de personnes assises dans une rue bouclée par les autorités. "Il faut vous battre pour ce qui est juste", a ajouté la charismatique opposante, montrant qu'elle n'a rien perdu de son pouvoir d'électriser les foules. La lauréate du prix Nobel de la paix 1991 a passé quinze des 21 dernières années assignée à résidence ou en prison. Sa dernière période de réclusion dans son domicile de Rangoun s'est achevée samedi. Ses propos sur la liberté d'expression ont particulièrement résonné dans un pays où chaque chanson, chaque livre, chaque bande dessinée requiert l'approbation de la censure. Mais Aung San Suu Kyi, qui a 65 ans, a aussi envoyé un signe d'apaisement en disant avoir été bien traitée pendant ses sept années d'assignation à résidence. "Je ne nourris pas de rancœur à l'égard de ceux qui m'ont maintenue en résidence surveillée (...). Les responsables de la sécurité m'ont bien traitée. Je veux leur demander de bien traiter le peuple aussi."
"Elle appartient à toute la nation"
L'opposante a passé la nuit à débattre de l'avenir de la LND, dissoute par les autorités. Tout comme son discours, cette réunion avec les autres dirigeants de sa formation était une première en sept ans. Selon Ohn Kyaing, un haut responsable du parti, la junte n'a fixé aucune condition à sa libération, qui s'est matérialisée samedi lorsque la police s'est retirée des abords de sa maison de Rangoun, sur les rives du lac Inya. Une semaine après les premières élections législatives dans le pays depuis vingt ans, les généraux au pouvoir depuis 1962 tentent peut-être ainsi de chercher une légitimité internationale en libérant la fille du héros de l'indépendance de l'ancienne colonie britannique. La presse officielle rapporte que l'opposante a été graciée en raison de sa bonne conduite et que le chef de la police, Khin Yi, lui a assuré que le gouvernement était "prêt à lui fournir tout ce dont elle a besoin". Il est probable que Suu Kyi s'emploiera à rebâtir sa Ligue nationale pour la démocratie, qu'elle avait conduite à une victoire aux législatives de 1990, annulées par la junte. D'autres mouvements pro-démocratiques espèrent voir le prix Nobel de la paix assumer un rôle plus large. "Elle appartient à la nation tout entière", a dit Khin Maung Swe, chef de file de Force démocratique nationale, un parti créé par des transfuges de la LND qui ne voulaient pas d'un boycott des urnes. "Nous sommes impatients d'entendre sa voix", a-t-il ajouté. Dans son discours, Aung San Suu Kyi a souhaité travailler "main dans la main avec les autres forces démocratiques". Les dirigeants du monde entier ont applaudi à sa libération tout en exigeant de la junte birmane qu'elle relâche d'autres détenus politiques, qui seraient environ 2.100 dans le pays.
Aung San Suu Kyi a lancé hier un appel à la liberté d'expression en Birmanie et exhorté ses partisans à défendre leurs droits et ne pas perdre courage, dans son premier grand discours public après sept années d'assignation à résidence.
L'opposante s'est également déclarée, rapporte Reuters, prête à dialoguer avec le chef de la junte militaire au pouvoir, et aussi avec les pays occidentaux pour une levée des sanctions qui frappent le pays dirigé depuis 48 ans par les généraux si tel est le "souhait véritable" du peuple birman. Des fleurs nouées dans les cheveux, vêtue d'une tunique bleue et du traditionnel sarong birman, Aung San Suu Kyi s'est frayé un chemin à travers la foule pour se rendre devant le siège de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, où elle s'est exprimée pendant une heure environ, souvent interrompue par les rires et les applaudissements de l'assistance. "La liberté d'expression est le fondement de la liberté démocratique", a lancé Aung San Suu Kyi aux milliers de personnes assises dans une rue bouclée par les autorités. "Il faut vous battre pour ce qui est juste", a ajouté la charismatique opposante, montrant qu'elle n'a rien perdu de son pouvoir d'électriser les foules. La lauréate du prix Nobel de la paix 1991 a passé quinze des 21 dernières années assignée à résidence ou en prison. Sa dernière période de réclusion dans son domicile de Rangoun s'est achevée samedi. Ses propos sur la liberté d'expression ont particulièrement résonné dans un pays où chaque chanson, chaque livre, chaque bande dessinée requiert l'approbation de la censure. Mais Aung San Suu Kyi, qui a 65 ans, a aussi envoyé un signe d'apaisement en disant avoir été bien traitée pendant ses sept années d'assignation à résidence. "Je ne nourris pas de rancœur à l'égard de ceux qui m'ont maintenue en résidence surveillée (...). Les responsables de la sécurité m'ont bien traitée. Je veux leur demander de bien traiter le peuple aussi."
"Elle appartient à toute la nation"
L'opposante a passé la nuit à débattre de l'avenir de la LND, dissoute par les autorités. Tout comme son discours, cette réunion avec les autres dirigeants de sa formation était une première en sept ans. Selon Ohn Kyaing, un haut responsable du parti, la junte n'a fixé aucune condition à sa libération, qui s'est matérialisée samedi lorsque la police s'est retirée des abords de sa maison de Rangoun, sur les rives du lac Inya. Une semaine après les premières élections législatives dans le pays depuis vingt ans, les généraux au pouvoir depuis 1962 tentent peut-être ainsi de chercher une légitimité internationale en libérant la fille du héros de l'indépendance de l'ancienne colonie britannique. La presse officielle rapporte que l'opposante a été graciée en raison de sa bonne conduite et que le chef de la police, Khin Yi, lui a assuré que le gouvernement était "prêt à lui fournir tout ce dont elle a besoin". Il est probable que Suu Kyi s'emploiera à rebâtir sa Ligue nationale pour la démocratie, qu'elle avait conduite à une victoire aux législatives de 1990, annulées par la junte. D'autres mouvements pro-démocratiques espèrent voir le prix Nobel de la paix assumer un rôle plus large. "Elle appartient à la nation tout entière", a dit Khin Maung Swe, chef de file de Force démocratique nationale, un parti créé par des transfuges de la LND qui ne voulaient pas d'un boycott des urnes. "Nous sommes impatients d'entendre sa voix", a-t-il ajouté. Dans son discours, Aung San Suu Kyi a souhaité travailler "main dans la main avec les autres forces démocratiques". Les dirigeants du monde entier ont applaudi à sa libération tout en exigeant de la junte birmane qu'elle relâche d'autres détenus politiques, qui seraient environ 2.100 dans le pays.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.