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Le drame humanitaire
Camp des réfugiés de Choucha, en Tunisie
Publié dans Le Midi Libre le 12 - 03 - 2011

La situation préoccupante des déplacés rassemblés dans le principal camp de réfugiés, à Choucha, à 10 km du poste frontalier des Ras Jdir (sud-est de la Tunisie) s'apparente à un drame humanitaire, constate-t-on.
En dépit des efforts des autorités tunisiennes, aidées par plusieurs missions humanitaires, dont celle de l'Algérie, les réfugiés manquent de tout, même de tentes pour se mettre à l'abri durant la nuit. L'absence d'ordre et d'hygiène dans le camp rend difficile la mission des organisations humanitaires, considèrent des volontaires tunisiens interrogés par l'APS, notamment dans le carré réservé aux familles, la plupart originaires de Somalie, ou dans la partie réservée aux hommes. Tout le camp est livré au désordre et aux détritus de toutes sortes, en dépit du passage des équipes de nettoyage. Les pensionnaires du camp, de leur côté, se plaignent surtout du manque de nourriture, comme en témoigne Nezou Salam, 32 ans, du Bengladesh, qui se rappelle encore les privations endurées durant son voyage de Libye vers la frontière tunisienne. Deux autres de ses compatriotes, Ayoub et Mahmoud Hussein, attendant derrière une file interminable, de se faire servir un repas, acquiescent, pendant que Abderrahmane Ahmed Ali de Somalie, cherche à récupérer une tente pour sa famille composée de 7 personnes, en se plaignant qu'après cinq ans de travail à Tripoli, le voilà "revenu au point zéro". Il arrive que des rixes de produisent entre Africains et Bangladeshis autour du point de distribution d'eau et de nourriture, témoignent des volontaires tunisiens. Nadjah Hussein, une Somalienne de 24 ans, enceinte de 7 mois, a été soignée pendant une semaine dans une maternité de Ben Guerdane, avant de se retrouver dans ce camp où, dit-elle, elle est "effarée de constater l'insuffisance de l'eau distribuée, pour un si grand nombre de réfugiés". La vie quotidienne dans le camp de Choucha, peuplé en grande partie de Bangladeshis, est encadrée par les équipes de secours et l'armée tunisienne qui met à la disposition des réfugiés, un hôpital mobile et une salle d'opérations avec une équipe médicale.
Dénuement total des réfugiés
Un volontaire tunisien, Mohamed-Amir Kenani, venu de Sousse, confie à l'APS que malgré les efforts consentis, des réfugiés restent sans manger et dans un dénuement total. La population du camp demeure, encore aujourd'hui, conséquente en dépit des liaisons par autobus assurées vers l'aéroport de Djerba pour les ressortissants dont les pays ont organisé des vols de rapatriement. Ce sont les Bangladeshis qui sont les plus nombreux à rester sur place, car leur pays, qui ne dispose pas de représentation diplomatique en Tunisie, "tarde à prévoir le transfert attendu", se lamente Nezou Salam. De plus, de nombreux réfugiés originaires d'Erythrée et de Somalie confient que s'ils sont partis en Libye, c'était aussi pour "fuir la guerre", c'est pourquoi ils ne veulent surtout pas entendre parler d'un retour dans leurs pays. Jusqu'à mardi, le nombre de réfugiés dans le camp était de 15.350, dont 88% de Bangladeshis, selon le colonel-médecin Tayeb Fethi, coordinateur général du camp de Choucha. Il ajoute que 110.000 réfugiés sont passés par Ras Jdir depuis le 22 février, parmi eux 65.000 ont séjourné dans ce camp. Le colonel Fethi espère voir l'aide internationale affluer "plus nombreuse et en urgence" pour alléger la situation du camp. Il espère aussi une solution à la problématique du rapatriement des ressortissants bangladeshis. Sinon, indique-t-il à l'APS, "le pire est à craindre dans le camp de Choucha".
La situation préoccupante des déplacés rassemblés dans le principal camp de réfugiés, à Choucha, à 10 km du poste frontalier des Ras Jdir (sud-est de la Tunisie) s'apparente à un drame humanitaire, constate-t-on.
En dépit des efforts des autorités tunisiennes, aidées par plusieurs missions humanitaires, dont celle de l'Algérie, les réfugiés manquent de tout, même de tentes pour se mettre à l'abri durant la nuit. L'absence d'ordre et d'hygiène dans le camp rend difficile la mission des organisations humanitaires, considèrent des volontaires tunisiens interrogés par l'APS, notamment dans le carré réservé aux familles, la plupart originaires de Somalie, ou dans la partie réservée aux hommes. Tout le camp est livré au désordre et aux détritus de toutes sortes, en dépit du passage des équipes de nettoyage. Les pensionnaires du camp, de leur côté, se plaignent surtout du manque de nourriture, comme en témoigne Nezou Salam, 32 ans, du Bengladesh, qui se rappelle encore les privations endurées durant son voyage de Libye vers la frontière tunisienne. Deux autres de ses compatriotes, Ayoub et Mahmoud Hussein, attendant derrière une file interminable, de se faire servir un repas, acquiescent, pendant que Abderrahmane Ahmed Ali de Somalie, cherche à récupérer une tente pour sa famille composée de 7 personnes, en se plaignant qu'après cinq ans de travail à Tripoli, le voilà "revenu au point zéro". Il arrive que des rixes de produisent entre Africains et Bangladeshis autour du point de distribution d'eau et de nourriture, témoignent des volontaires tunisiens. Nadjah Hussein, une Somalienne de 24 ans, enceinte de 7 mois, a été soignée pendant une semaine dans une maternité de Ben Guerdane, avant de se retrouver dans ce camp où, dit-elle, elle est "effarée de constater l'insuffisance de l'eau distribuée, pour un si grand nombre de réfugiés". La vie quotidienne dans le camp de Choucha, peuplé en grande partie de Bangladeshis, est encadrée par les équipes de secours et l'armée tunisienne qui met à la disposition des réfugiés, un hôpital mobile et une salle d'opérations avec une équipe médicale.
Dénuement total des réfugiés
Un volontaire tunisien, Mohamed-Amir Kenani, venu de Sousse, confie à l'APS que malgré les efforts consentis, des réfugiés restent sans manger et dans un dénuement total. La population du camp demeure, encore aujourd'hui, conséquente en dépit des liaisons par autobus assurées vers l'aéroport de Djerba pour les ressortissants dont les pays ont organisé des vols de rapatriement. Ce sont les Bangladeshis qui sont les plus nombreux à rester sur place, car leur pays, qui ne dispose pas de représentation diplomatique en Tunisie, "tarde à prévoir le transfert attendu", se lamente Nezou Salam. De plus, de nombreux réfugiés originaires d'Erythrée et de Somalie confient que s'ils sont partis en Libye, c'était aussi pour "fuir la guerre", c'est pourquoi ils ne veulent surtout pas entendre parler d'un retour dans leurs pays. Jusqu'à mardi, le nombre de réfugiés dans le camp était de 15.350, dont 88% de Bangladeshis, selon le colonel-médecin Tayeb Fethi, coordinateur général du camp de Choucha. Il ajoute que 110.000 réfugiés sont passés par Ras Jdir depuis le 22 février, parmi eux 65.000 ont séjourné dans ce camp. Le colonel Fethi espère voir l'aide internationale affluer "plus nombreuse et en urgence" pour alléger la situation du camp. Il espère aussi une solution à la problématique du rapatriement des ressortissants bangladeshis. Sinon, indique-t-il à l'APS, "le pire est à craindre dans le camp de Choucha".


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