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L'abstention, cette grande inconnue des élections
Hantise du gouvernement et des partis politiques
Publié dans Le Midi Libre le 23 - 01 - 2012

Le spectre de l'abstention hante les esprits à l'approche des élections législatives en mai prochain. Et le gouvernement et les partis politiques ne taisent pas leurs préoccupations à ce sujet.
Le spectre de l'abstention hante les esprits à l'approche des élections législatives en mai prochain. Et le gouvernement et les partis politiques ne taisent pas leurs préoccupations à ce sujet.
Si les pouvoirs publics multiplient les initiatives pour inciter les Algériens à participer massivement au scrutin, les formations politiques elles, s'engagent désormais sur deux fronts : encourager les citoyens à aller aux urnes et ensuite les convaincre de voter pour leurs listes. En effet, le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales vient d'adresser des messages (SMS) via des opérateurs de téléphonie mobile appelant les citoyens à accomplir leur «devoir citoyen». Daho Ould Kablia n'a pas caché sa crainte à ce sujet, appelant dans ce sens les partis en lice pour les législatives de choisir les candidats crédibles qui inciteront les citoyens à voter pour eux. Le souvenir des dernières élections législatives en 2007, où le taux d'abstention a dépassé les 60% hante toujours les esprits. Cinq ans après, des changements, certes se sont opérés, mais la température populaire reste inchangée. Les Algériens ne font toujours pas confiance à leurs élus, d'où d'ailleurs la prolifération phénoménale des protestations à travers plusieurs localités du pays, où les citoyens déplorent justement la gestion des élus locaux. C'est dire que la confiance entre les élus et les citoyens s'est gravement détériorée au fil des années, d'où la démission de la population à chaque rendez-vous électoral. Donc, les appréhensions dont font montre les autorités et les formations politiques ne sont pas fortuites. L'engouement populaire pour les prochaines élections législatives n'est pas d'actualité. D'ailleurs, les partis politiques, notamment les formations en attente d'agrément n'ont de cesse de répéter la nécessité d'aller massivement vers les urnes. Néanmoins, les nouvelles lois dans le cadre des réformes politiques récemment promulguées par le chef de l'Etat sauraient, peut-être, rassurer les électeurs algériens pour aller vers les urnes en mai prochain. A cela s'ajoutent les garanties sur la neutralité de l'administration et autres dispositions prises par les pouvoirs publics afin de prévenir la fraude électorale, l'une des principales causes de l'abstention. La présence des observateurs étrangers est une autre garantie pour la réussite des prochaines élections, destinée essentiellement aux partis démocratiques qui hésitent toujours de trancher quant à leur participation au prochain scrutin. Cette mesure, bien qu'elle soit décriée par certains courants nationalistes, va contribuer à attirer les électeurs jusque-là réticents. Une participation des partis démocrates aux prochaines législatives saura éventuellement amenuiser le poids de l'abstention. Cette dernière profitera à coup sûr aux islamistes qui eux, ne s'abstiennent pas devant cette opportunité historique d'asseoir leur suprématie à l'Assemblée populaire nationale (APN).
Si les pouvoirs publics multiplient les initiatives pour inciter les Algériens à participer massivement au scrutin, les formations politiques elles, s'engagent désormais sur deux fronts : encourager les citoyens à aller aux urnes et ensuite les convaincre de voter pour leurs listes. En effet, le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales vient d'adresser des messages (SMS) via des opérateurs de téléphonie mobile appelant les citoyens à accomplir leur «devoir citoyen». Daho Ould Kablia n'a pas caché sa crainte à ce sujet, appelant dans ce sens les partis en lice pour les législatives de choisir les candidats crédibles qui inciteront les citoyens à voter pour eux. Le souvenir des dernières élections législatives en 2007, où le taux d'abstention a dépassé les 60% hante toujours les esprits. Cinq ans après, des changements, certes se sont opérés, mais la température populaire reste inchangée. Les Algériens ne font toujours pas confiance à leurs élus, d'où d'ailleurs la prolifération phénoménale des protestations à travers plusieurs localités du pays, où les citoyens déplorent justement la gestion des élus locaux. C'est dire que la confiance entre les élus et les citoyens s'est gravement détériorée au fil des années, d'où la démission de la population à chaque rendez-vous électoral. Donc, les appréhensions dont font montre les autorités et les formations politiques ne sont pas fortuites. L'engouement populaire pour les prochaines élections législatives n'est pas d'actualité. D'ailleurs, les partis politiques, notamment les formations en attente d'agrément n'ont de cesse de répéter la nécessité d'aller massivement vers les urnes. Néanmoins, les nouvelles lois dans le cadre des réformes politiques récemment promulguées par le chef de l'Etat sauraient, peut-être, rassurer les électeurs algériens pour aller vers les urnes en mai prochain. A cela s'ajoutent les garanties sur la neutralité de l'administration et autres dispositions prises par les pouvoirs publics afin de prévenir la fraude électorale, l'une des principales causes de l'abstention. La présence des observateurs étrangers est une autre garantie pour la réussite des prochaines élections, destinée essentiellement aux partis démocratiques qui hésitent toujours de trancher quant à leur participation au prochain scrutin. Cette mesure, bien qu'elle soit décriée par certains courants nationalistes, va contribuer à attirer les électeurs jusque-là réticents. Une participation des partis démocrates aux prochaines législatives saura éventuellement amenuiser le poids de l'abstention. Cette dernière profitera à coup sûr aux islamistes qui eux, ne s'abstiennent pas devant cette opportunité historique d'asseoir leur suprématie à l'Assemblée populaire nationale (APN).


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