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Bruxelles traverse une zone de turbulences
Taxe carbone
Publié dans Le Midi Libre le 19 - 03 - 2012

Jusqu'ici la Commission européenne vantait ses nombreuses initiatives dans le domaine de l'environnement afin de lutter contre les émissions de gaz effet de serre. Mais avec le projet d'imposer une taxe carbone aux compagnies aériennes qui survolent le ciel européen, la Commission se retrouve dans une zone de fortes turbulences avec un choix cornélien. En effet, par mesure de rétorsion à cette taxe unilatérale qu'elle juge injuste, les autorités chinoises ont décidé le gel d'une commande de 45 Airbus.
Ironie de l'histoire, Pékin s'est trouvé de nouveaux alliés inattendus en Europe. Airbus, Safran, Air France, British Airways, Virgin Atlantic, Lufthansa, Air Berlin et Iberia ont saisi les autorités françaises, britanniques, allemandes et espagnoles. Ils n'ont pas été choisi au hasard. Ce sont les pays fondateurs de l'Airbus. Il faut dire que l'avionneur européen joue très gros avec la fameuse taxe. La commande par la Chine de 10 A380 et 35 A330 se chiffrent à 12 milliards de dollars. De plus comme le rappelle Tom Enders, le PDG de Airbus « cette mesure (la taxe carbone, ndlr) menace plus d'un millier d'emplois au sein de l'entreprise et un millier d'emplois supplémentaires dans la chaîne d'approvisionnement. »
En ces temps de crise, l'argument passera difficilement inaperçu. Le match entre l'écologie et le business as usual est lancé. La Commission Européenne a remporté la première mi-temps en adoptant la taxe CO2. Mais la partie est loin d'être gagnée.
La deuxième mi-temps aura lieu à l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) où chaque partie espère une solution pour une sortie par le haut de cette situation délicate. En plus des Chinois, les Américains et d'autres pays sont opposés à cette mesure.
La Russie envisage d'interdire à ses compagnies aériennes de payer la taxe européenne sur la pollution aérienne, qui suscite la fronde de plusieurs autres pays, dont les Etats-Unis et la Chine, a indiqué le vice-ministre russe des Transports Valeri Okoulov. "On prévoit de légiférer pour interdire aux compagnies aériennes russes de payer ces quotas", a-t-il déclaré, cité par l'agence Itar-Tass.
Le front du refus
La législation européenne, entrée en vigueur le 1er janvier 2012, oblige les compagnies opérant dans l'UE, quelle que soit leur nationalité, à payer pour l'équivalent de 15 % de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique. Elles devront s'acquitter de cette obligation au printemps 2013. Cette législation suscite de nombreuses protestations : 26 des 36 membres du conseil de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) y sont opposés
Au début du mois de février, la Chine a interdit à ses compagnies aériennes de payer la taxe, emboîtant le pas à une mesure similaire prise par la Chambre des représentants américaine. Moscou avait déjà menacé en février de limiter en retour le survol de la Sibérie par les compagnies aériennes de l'Union européenne.
Jusqu'ici la Commission européenne vantait ses nombreuses initiatives dans le domaine de l'environnement afin de lutter contre les émissions de gaz effet de serre. Mais avec le projet d'imposer une taxe carbone aux compagnies aériennes qui survolent le ciel européen, la Commission se retrouve dans une zone de fortes turbulences avec un choix cornélien. En effet, par mesure de rétorsion à cette taxe unilatérale qu'elle juge injuste, les autorités chinoises ont décidé le gel d'une commande de 45 Airbus.
Ironie de l'histoire, Pékin s'est trouvé de nouveaux alliés inattendus en Europe. Airbus, Safran, Air France, British Airways, Virgin Atlantic, Lufthansa, Air Berlin et Iberia ont saisi les autorités françaises, britanniques, allemandes et espagnoles. Ils n'ont pas été choisi au hasard. Ce sont les pays fondateurs de l'Airbus. Il faut dire que l'avionneur européen joue très gros avec la fameuse taxe. La commande par la Chine de 10 A380 et 35 A330 se chiffrent à 12 milliards de dollars. De plus comme le rappelle Tom Enders, le PDG de Airbus « cette mesure (la taxe carbone, ndlr) menace plus d'un millier d'emplois au sein de l'entreprise et un millier d'emplois supplémentaires dans la chaîne d'approvisionnement. »
En ces temps de crise, l'argument passera difficilement inaperçu. Le match entre l'écologie et le business as usual est lancé. La Commission Européenne a remporté la première mi-temps en adoptant la taxe CO2. Mais la partie est loin d'être gagnée.
La deuxième mi-temps aura lieu à l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) où chaque partie espère une solution pour une sortie par le haut de cette situation délicate. En plus des Chinois, les Américains et d'autres pays sont opposés à cette mesure.
La Russie envisage d'interdire à ses compagnies aériennes de payer la taxe européenne sur la pollution aérienne, qui suscite la fronde de plusieurs autres pays, dont les Etats-Unis et la Chine, a indiqué le vice-ministre russe des Transports Valeri Okoulov. "On prévoit de légiférer pour interdire aux compagnies aériennes russes de payer ces quotas", a-t-il déclaré, cité par l'agence Itar-Tass.
Le front du refus
La législation européenne, entrée en vigueur le 1er janvier 2012, oblige les compagnies opérant dans l'UE, quelle que soit leur nationalité, à payer pour l'équivalent de 15 % de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique. Elles devront s'acquitter de cette obligation au printemps 2013. Cette législation suscite de nombreuses protestations : 26 des 36 membres du conseil de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) y sont opposés
Au début du mois de février, la Chine a interdit à ses compagnies aériennes de payer la taxe, emboîtant le pas à une mesure similaire prise par la Chambre des représentants américaine. Moscou avait déjà menacé en février de limiter en retour le survol de la Sibérie par les compagnies aériennes de l'Union européenne.


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