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L'aspirine efficace en oncologie
Lésions cancéreuses
Publié dans Le Midi Libre le 28 - 03 - 2012

Une prise quotidienne d'aspirine peut réduire notablement le risque d'apparition (ou de propagation) de lésions cancéreuses. C'est la principale conclusion d'une série d'études publiés sur le site de l'hebdomadaire médical britannique The Lancet. Des chercheurs britanniques de l'Université d'Oxford estiment notamment aujourd'hui qu'après trois ans de prise quotidienne d'aspirine, le risque de développer un cancer a été réduit de près de 25% par rapport à un groupe témoin dont les membres ne prenaient pas d'aspirine.
Une prise quotidienne d'aspirine peut réduire notablement le risque d'apparition (ou de propagation) de lésions cancéreuses. C'est la principale conclusion d'une série d'études publiés sur le site de l'hebdomadaire médical britannique The Lancet. Des chercheurs britanniques de l'Université d'Oxford estiment notamment aujourd'hui qu'après trois ans de prise quotidienne d'aspirine, le risque de développer un cancer a été réduit de près de 25% par rapport à un groupe témoin dont les membres ne prenaient pas d'aspirine.
Lésions cancéreusesUn autre travail publié par The Lancet a consisté à analyser de manière conjointe les résultats de cinq grandes études menées ces dernières années sur ce thème en Grande-Bretagne. Cette méta analyse a révélé qu'une prise quotidienne d'aspirine durant en moyenne plus de six ans et demi le risque de cancer métastatique de 37%. Les bénéfices apparaissent particulièrement spectaculaires dans le cas du cancer de l'œsophage et dans le cancer colorectal.
Ces données encourageantes doivent toutefois être mises en perspectives avec les effets secondaires hémorragiques (saignements gastro-intestinaux, accidents vasculaires cérébraux) bien connus qui peuvent être associés à des prises régulières inadéquates et mal dosées d'aspirine. Les nouvelles études ont confirmé que ce risque existait bel et bien mais qu'il diminuait avec le temps était de loin inférieur aux bénéfices apportés en matière de prévention anticancéreuse.
Pour le Pr Andrew T. Chan (Harvard Medical School), ces travaux ouvrent clairement la voie à l'utilisation de l'aspirine en tant que médicament de prévention des cancers. Le New York Times rappelle pour sa part que de nombreux Américains utilisent quotidiennement des formes pédiatriques d'aspirine pour réduire leur risque avéré de maladies cardiovasculaires dues à des thromboses. Aux Etats-Unis, les médecins restent toutefois extrêmement réticents à recommander à long terme l'utilisation de l'aspirine dans une population saine.
Les publications du Lancet coïncident avec des résultats novateurs diffusés il y a quelques jours par les revues ACS Medicinal Chemistry Letters et Biochemical and Biophysical Research Communications. Ces résultats seront présentés à la réunion annuelle de l'American Association for Cancer Research Ils concernent la «NOSH-aspirine» qui associe un acide nitrique (NO) et un hydrogène sulfuré (H2S). Cette nouvelle forme hybride de l'aspirine semble avoir la propriété de réduire les tumeurs en bloquant la croissance des cellules cancéreuses si l'on en croit des scientifiques du City College de New York.
Ce nouveau composé à base d'aspirine pourrait être un puissant anticancéreux doué de plus de sécurité et de moins de toxicité que l'aspirine classique traditionnelle. Le site spécialisé Santelog rapporte que cette aspirine d'un nouveau type aurait déjà permis de ralentir la croissance de onze types différents de cellules cancéreuses humaines en culture et ce sans endommager les cellules normales. Les échantillons biologiques provenaient de cancers du côlon, du pancréas, du poumon, de la prostate, du sein et de la leucémie. Selon les chercheurs, la «NOSH-aspirine» montre in vitro une puissance 100.000 fois supérieure à l'aspirine seule. Si l'aspirine fait partie des médicaments les plus administrés au monde, son action potentielle contre le cancer faisait l'objet de recherches depuis plusieurs années. Dès 2007, des travaux menés par des chercheurs britanniques ont indiqué que de l'aspirine pris régulièrement à petites doses contribuait à diminuer le risque global de développer un cancer. Un effet tout d'abord identifié pour le cancer colorectal, puis pour d'autres cancers de la prostate, de l'estomac, etc. Les données de 6 essais incluant 35.535 participants ont également démontré que la survenue d'un cancer était réduite d'environ un quart durant les 3 premières années du traitement, de façon presque identique chez les hommes (23%) et les femmes (25%), rapporte Le Figaro.fr. Parallèlement, le risque de saignements lié à l'utilisation de l'aspirine a semblé se réduire avec la durée du traitement.
Pas de différence observée en fonction du sexe ou de l'âge
La deuxième étude a porté sur l'apparition de métastases au cours de cancers diagnostiqués durant 5 essais qui ont inclus 17.285 patients et testé l'effet d'une dose quotidienne d'aspirine de 75 milligrammes. Sur une durée moyenne de suivi de 6,5 ans, les données ont montré que le risque de cancer avec métastases a été réduit de 36% dans le groupe traité par aspirine comparé au groupe témoin sous placebo, sans afficher de différence entre les sexes ou les âges. Une réduction encore plus forte (46%) pour une forme particulière de tumeur appelé adénocarcinomes. La troisième étude a comparé les résultats d'essais randomisés avec ceux d'études menées selon d'autres méthodologies. Un travail qui a également confirmé les conclusions obtenues avec les autres travaux pour plusieurs cancers étudiés. "Après avoir reconnu successivement les vertus de l'aspirine en rhumatologie puis en cardiologie, on se dirige de façon quasiment inéluctable vers la reconnaissance de l'intérêt de l'aspirine dans la prévention des cancers. Les résultats deviennent significatifs à partir de la 3e année à dose élevée, de la 5e année pour les faibles doses, ce qui est assez rapide, et l'étude confirme la nécessité d'une prise quotidienne", explique le professeur François Chast de l'Hotel-Dieu à Paris cité par le Figaro.fr.
Un risque d'hémorragie
à prendre en compte
Néanmoins, ce spécialiste tient à souligner qu'il faut garder à l'esprit certaines limites : "elles ont été réalisées à partir d'études de prévention cardio-vasculaire, donc pas conçues par des cancérologues, avec tous les critères pertinents pour fournir des résultats en cancérologie". Plus important encore, l'effet bénéfique sur la prévention des cancers ne doit pas faire oublier le risque d'hémorragie digestive causé par l'aspirine "même si on peut le réduire significativement en traitant ces patients pour éradiquer la bactérie Helicobacter pylori de leur estomac, ou en ajoutant au traitement un inhibiteur de la pompe à protons pour limiter le risque d'ulcère", ajoute le Pr Chast.
Alors que la lutte contre le cancer est devenue l'un des enjeux majeurs des recherches, la découverte des bienfaits de l'aspirine reste malgré tout porteuse d'espoir. "Ces résultats sonnent comme le printemps d'une nouvelle approche en cancérologie. Malheureusement l'aspirine est quasiment un médicament orphelin, qui ne bénéficie pas de l'intérêt, du soutien d'un industriel pour faire avancer sa cause auprès des autorités du médicament. C'est peut-être sa principale faiblesse", commente encore le
spécialiste. In Maxisciences
Lésions cancéreusesUn autre travail publié par The Lancet a consisté à analyser de manière conjointe les résultats de cinq grandes études menées ces dernières années sur ce thème en Grande-Bretagne. Cette méta analyse a révélé qu'une prise quotidienne d'aspirine durant en moyenne plus de six ans et demi le risque de cancer métastatique de 37%. Les bénéfices apparaissent particulièrement spectaculaires dans le cas du cancer de l'œsophage et dans le cancer colorectal.
Ces données encourageantes doivent toutefois être mises en perspectives avec les effets secondaires hémorragiques (saignements gastro-intestinaux, accidents vasculaires cérébraux) bien connus qui peuvent être associés à des prises régulières inadéquates et mal dosées d'aspirine. Les nouvelles études ont confirmé que ce risque existait bel et bien mais qu'il diminuait avec le temps était de loin inférieur aux bénéfices apportés en matière de prévention anticancéreuse.
Pour le Pr Andrew T. Chan (Harvard Medical School), ces travaux ouvrent clairement la voie à l'utilisation de l'aspirine en tant que médicament de prévention des cancers. Le New York Times rappelle pour sa part que de nombreux Américains utilisent quotidiennement des formes pédiatriques d'aspirine pour réduire leur risque avéré de maladies cardiovasculaires dues à des thromboses. Aux Etats-Unis, les médecins restent toutefois extrêmement réticents à recommander à long terme l'utilisation de l'aspirine dans une population saine.
Les publications du Lancet coïncident avec des résultats novateurs diffusés il y a quelques jours par les revues ACS Medicinal Chemistry Letters et Biochemical and Biophysical Research Communications. Ces résultats seront présentés à la réunion annuelle de l'American Association for Cancer Research Ils concernent la «NOSH-aspirine» qui associe un acide nitrique (NO) et un hydrogène sulfuré (H2S). Cette nouvelle forme hybride de l'aspirine semble avoir la propriété de réduire les tumeurs en bloquant la croissance des cellules cancéreuses si l'on en croit des scientifiques du City College de New York.
Ce nouveau composé à base d'aspirine pourrait être un puissant anticancéreux doué de plus de sécurité et de moins de toxicité que l'aspirine classique traditionnelle. Le site spécialisé Santelog rapporte que cette aspirine d'un nouveau type aurait déjà permis de ralentir la croissance de onze types différents de cellules cancéreuses humaines en culture et ce sans endommager les cellules normales. Les échantillons biologiques provenaient de cancers du côlon, du pancréas, du poumon, de la prostate, du sein et de la leucémie. Selon les chercheurs, la «NOSH-aspirine» montre in vitro une puissance 100.000 fois supérieure à l'aspirine seule. Si l'aspirine fait partie des médicaments les plus administrés au monde, son action potentielle contre le cancer faisait l'objet de recherches depuis plusieurs années. Dès 2007, des travaux menés par des chercheurs britanniques ont indiqué que de l'aspirine pris régulièrement à petites doses contribuait à diminuer le risque global de développer un cancer. Un effet tout d'abord identifié pour le cancer colorectal, puis pour d'autres cancers de la prostate, de l'estomac, etc. Les données de 6 essais incluant 35.535 participants ont également démontré que la survenue d'un cancer était réduite d'environ un quart durant les 3 premières années du traitement, de façon presque identique chez les hommes (23%) et les femmes (25%), rapporte Le Figaro.fr. Parallèlement, le risque de saignements lié à l'utilisation de l'aspirine a semblé se réduire avec la durée du traitement.
Pas de différence observée en fonction du sexe ou de l'âge
La deuxième étude a porté sur l'apparition de métastases au cours de cancers diagnostiqués durant 5 essais qui ont inclus 17.285 patients et testé l'effet d'une dose quotidienne d'aspirine de 75 milligrammes. Sur une durée moyenne de suivi de 6,5 ans, les données ont montré que le risque de cancer avec métastases a été réduit de 36% dans le groupe traité par aspirine comparé au groupe témoin sous placebo, sans afficher de différence entre les sexes ou les âges. Une réduction encore plus forte (46%) pour une forme particulière de tumeur appelé adénocarcinomes. La troisième étude a comparé les résultats d'essais randomisés avec ceux d'études menées selon d'autres méthodologies. Un travail qui a également confirmé les conclusions obtenues avec les autres travaux pour plusieurs cancers étudiés. "Après avoir reconnu successivement les vertus de l'aspirine en rhumatologie puis en cardiologie, on se dirige de façon quasiment inéluctable vers la reconnaissance de l'intérêt de l'aspirine dans la prévention des cancers. Les résultats deviennent significatifs à partir de la 3e année à dose élevée, de la 5e année pour les faibles doses, ce qui est assez rapide, et l'étude confirme la nécessité d'une prise quotidienne", explique le professeur François Chast de l'Hotel-Dieu à Paris cité par le Figaro.fr.
Un risque d'hémorragie
à prendre en compte
Néanmoins, ce spécialiste tient à souligner qu'il faut garder à l'esprit certaines limites : "elles ont été réalisées à partir d'études de prévention cardio-vasculaire, donc pas conçues par des cancérologues, avec tous les critères pertinents pour fournir des résultats en cancérologie". Plus important encore, l'effet bénéfique sur la prévention des cancers ne doit pas faire oublier le risque d'hémorragie digestive causé par l'aspirine "même si on peut le réduire significativement en traitant ces patients pour éradiquer la bactérie Helicobacter pylori de leur estomac, ou en ajoutant au traitement un inhibiteur de la pompe à protons pour limiter le risque d'ulcère", ajoute le Pr Chast.
Alors que la lutte contre le cancer est devenue l'un des enjeux majeurs des recherches, la découverte des bienfaits de l'aspirine reste malgré tout porteuse d'espoir. "Ces résultats sonnent comme le printemps d'une nouvelle approche en cancérologie. Malheureusement l'aspirine est quasiment un médicament orphelin, qui ne bénéficie pas de l'intérêt, du soutien d'un industriel pour faire avancer sa cause auprès des autorités du médicament. C'est peut-être sa principale faiblesse", commente encore le
spécialiste. In Maxisciences


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