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Soif du pouvoir et folie des grandeurs
Générale de la pièce Wazir Ou Rabi K'bir à Bejaia
Publié dans Le Midi Libre le 19 - 07 - 2012

La Coopérative culturelle et artistique Port Said d'Alger a présenté, lundi soir à Bejaia, la générale de sa nouvelle pièce théâtrale intitulée Wazir ou Rabi K'bir (ministre coûte que coûte). Réalisée par Djamel Guesni, d'après un texte de Hamid Rabia, l'œuvre traite de la soif du pouvoir et de la folie des grandeurs en politique. "Amar Bouzouar", rôle campé par l'acteur cinématographique Djamel Bounab, est déjà député, mais il ne s'en contente pas. Il veut être ministre "à tout prix", non pas pour faire valoir quelques compétences, mais juste pour jouir de privilèges égoïstes et narcissiques que le poste confère. Pour y arriver, il accepte le prix (politique) à payer, se montrant servile, lâche, et inconsistant auprès des puissants et cynique et rudoyant envers "plus petit que soit". Ainsi va-t-il accorder la main de sa jeune fille à un ennemi vieillissant, néanmoins influent en "haute sphère" mais qui tyrannise les fonctionnaires de la commune, notamment un directeur de bibliothèque pour une histoire de bouteille de parfum non livrée.
Au bout du compte, au prix de mille compromissions, il atteint son but. Et sitôt intronisé, il rêve déjà de devenir chef du gouvernement. Pour lui, tout est histoire de "diplomatie" et de "tactique", se prenant pour un champion "es-déstabilisation". Il en est convaincu tant il est imbu de sa personne. Mais hélas, pour lui, la réalité finit par le rattraper.
Par un concours de circonstances inattendu, le gouvernement démissionne en bloc, et il se retrouve éjecté et de sa position et de la bulle dans laquelle il s'enfermait. N'acceptant pas le coup du sort, il perd la raison et sombre dans une terrible folie. L'action, la politique, le mélodrame, assurément Djamel Guesni a visé haut en associant les trois grandes utopies du théâtre. A-t-il réussi pour autant ? Les avis, en fait, se sont télescopés en fin de spectacle, partagés entre ceux qui ont apprécié la trame, déroulée sous forme de divertissement, dans l'humour populaire le plus caustique, d'une part, et d'autre part, ceux déçus par la linéarité de la pièce, expurgée de tout étonnement, voire de ravissement. "Le thème choisi et déroulé n'a pas forcé par son originalité. Et de surprises, il n'yen a pas eu", regrette Rachid, enseignant universitaire, qui estime que la pièce a tout concédé dans un "style linéaire, sollicitant très peu l'imaginaire du public". Jouée par une troupe de sept comédiens, dont Hassiba Boukhari, Louisa Habani, Hamdane Bounab et Boualem El-Hadj, la pièce a pêché par son manque de rythme et le jeu peu naturel de certains. Mais ce n'était qu'une première, des réglages conséquents sont prévus à la prochaine représentation, promet-on.
La Coopérative culturelle et artistique Port Said d'Alger a présenté, lundi soir à Bejaia, la générale de sa nouvelle pièce théâtrale intitulée Wazir ou Rabi K'bir (ministre coûte que coûte). Réalisée par Djamel Guesni, d'après un texte de Hamid Rabia, l'œuvre traite de la soif du pouvoir et de la folie des grandeurs en politique. "Amar Bouzouar", rôle campé par l'acteur cinématographique Djamel Bounab, est déjà député, mais il ne s'en contente pas. Il veut être ministre "à tout prix", non pas pour faire valoir quelques compétences, mais juste pour jouir de privilèges égoïstes et narcissiques que le poste confère. Pour y arriver, il accepte le prix (politique) à payer, se montrant servile, lâche, et inconsistant auprès des puissants et cynique et rudoyant envers "plus petit que soit". Ainsi va-t-il accorder la main de sa jeune fille à un ennemi vieillissant, néanmoins influent en "haute sphère" mais qui tyrannise les fonctionnaires de la commune, notamment un directeur de bibliothèque pour une histoire de bouteille de parfum non livrée.
Au bout du compte, au prix de mille compromissions, il atteint son but. Et sitôt intronisé, il rêve déjà de devenir chef du gouvernement. Pour lui, tout est histoire de "diplomatie" et de "tactique", se prenant pour un champion "es-déstabilisation". Il en est convaincu tant il est imbu de sa personne. Mais hélas, pour lui, la réalité finit par le rattraper.
Par un concours de circonstances inattendu, le gouvernement démissionne en bloc, et il se retrouve éjecté et de sa position et de la bulle dans laquelle il s'enfermait. N'acceptant pas le coup du sort, il perd la raison et sombre dans une terrible folie. L'action, la politique, le mélodrame, assurément Djamel Guesni a visé haut en associant les trois grandes utopies du théâtre. A-t-il réussi pour autant ? Les avis, en fait, se sont télescopés en fin de spectacle, partagés entre ceux qui ont apprécié la trame, déroulée sous forme de divertissement, dans l'humour populaire le plus caustique, d'une part, et d'autre part, ceux déçus par la linéarité de la pièce, expurgée de tout étonnement, voire de ravissement. "Le thème choisi et déroulé n'a pas forcé par son originalité. Et de surprises, il n'yen a pas eu", regrette Rachid, enseignant universitaire, qui estime que la pièce a tout concédé dans un "style linéaire, sollicitant très peu l'imaginaire du public". Jouée par une troupe de sept comédiens, dont Hassiba Boukhari, Louisa Habani, Hamdane Bounab et Boualem El-Hadj, la pièce a pêché par son manque de rythme et le jeu peu naturel de certains. Mais ce n'était qu'une première, des réglages conséquents sont prévus à la prochaine représentation, promet-on.


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