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Effervescence à Tizi-Ouzou
A la veille de l'Aïd el-fitr
Publié dans Le Midi Libre le 15 - 08 - 2012

A la veille du jour J, les pères et les mères de familles sont de nouveau pris entre le marteau et l'enclume. Après avoir été saignés par un long mois de Ramadhan, le porte-feuille devra encore une fois faire face aux dépenses de l'Aïd. Depuis près d'une semaine, les magasins d'habillement pour enfants sont pris d'assaut par des parents qui ne savent plus à quel saint se vouer.
A la veille du jour J, les pères et les mères de familles sont de nouveau pris entre le marteau et l'enclume. Après avoir été saignés par un long mois de Ramadhan, le porte-feuille devra encore une fois faire face aux dépenses de l'Aïd. Depuis près d'une semaine, les magasins d'habillement pour enfants sont pris d'assaut par des parents qui ne savent plus à quel saint se vouer.
On n'achète pas encore mais on scrute d'abord les vêtements disponibles en passant au scanner surtout les prix affichés qui sont, y a-t-il lieu de le rappeler, hors de portée des bourses moyennes. Ces virées dans les magasins de la ville des Genêts ont lieu la nuit, car qui pourrait s'aventurer dehors durant la journée en ces périodes caniculaires ? Avant-hier, lors de notre tournée juste après le ftour, on a évidemment constaté cet afflux sur les magasins d'habillement.
Mais en même temps, nous avons remarqué la frustration des parents devant les prix élevés affichés. D'ailleurs, certains pères de familles interrogés nous ont carrément déclaré que pour cette année, ils s'abstiendront à cette tradition qui consiste à parer les mômes de leurs plus beaux atours. «Comment voulez-vous que je fasse des achats pour l'Aïd, moi qui ai quatre enfants. Ça me coûterait au minimum vingt mille dinars, si j'opte bien entendu pour les habits les moins, vraiment les moins coûteux», souligne Ramdane, un quinquagénaire qui dit avoir dépensé plus de cinquante mille dinars durant tous le mois saint. Heureusement, dit-il, que sa femme travaille, autrement, il n'aurait jamais pu s'en sortir. Ainsi, et à l'approche du jour de la fête de l'Aïd el fitr, les citoyens ont troqué les marchés des fruits et légumes contre les points de vente de prêt-à-porter pour enfants. C'est le rush quotidien sur ces derniers. «Nous avons commencé à enregistrer une affluence plus grande depuis environ cinq jours. Certes, il y a des gens qui achètent sans trop s'attarder sur la cherté des prix mais d'autres personnes, après avoir passé plusieurs minutes entre les différents rayons, quittent le magasin les mains vides. En ce qui nous concerne, nous comprenons vite que c'est à cause des prix, mais on n'y peut rien. Tout est cher en cette période de l'année», précise le propriétaire d'un magasin d'habillement, situé au Boulevard Lamali-Ahmed (route de l'hôpital).
La même effervescence est constatée dans les autres magasins sis sur le même boulevard mais aussi dans les autres coins de la ville de Tizi-Ouzou, à l'instar du Boulevard Abane- Ramdane (Grande rue), le Boulevard Houari- Boumediène, Larbi Ben Mhidi et Moh Saïd Ouzeffoun. Dans l'ensemble de ces endroits, les points de ventes de vêtements ont ravi subitement la vedette aux «alimentations générales» et aux marchés. Idem au niveau des différents quartiers de la Nouvelle-Ville.
On se bouscule carrément et particulièrement à l'intérieur des différentes foires, où les femmes espèrent, en vain, tomber sur des produits dont les prix seraient plus accessibles. Il faut aussi dire que les parents subissent des pressions de la part de leurs enfants qui, malgré leur jeune âge, savent, toutefois, faire le bon choix. Non pas le choix en matière de prix mais sur la qualité. Et qui dit qualité, dit prix très élevés.
C'est pourquoi certains parents, plus avertis, ne prennent pas leurs enfants quand il s'agit de faire ce genre d'achat. De cette manière, les parents ont plus de liberté à faire des choix plus en phase avec leurs bourses. Comme on peut le constater, la fête de l'Aïd el-fitr n'a rien perdu de sa verve malgré le fait que de nombreuses autres traditions ont cédé le pas devant l'avancée de la mondialisation qui n'a épargné aucun des villages kabyles. C'est dire que l'Aïd tout comme le Ramadhan ont un ancrage très profond dans notre société.
On n'achète pas encore mais on scrute d'abord les vêtements disponibles en passant au scanner surtout les prix affichés qui sont, y a-t-il lieu de le rappeler, hors de portée des bourses moyennes. Ces virées dans les magasins de la ville des Genêts ont lieu la nuit, car qui pourrait s'aventurer dehors durant la journée en ces périodes caniculaires ? Avant-hier, lors de notre tournée juste après le ftour, on a évidemment constaté cet afflux sur les magasins d'habillement.
Mais en même temps, nous avons remarqué la frustration des parents devant les prix élevés affichés. D'ailleurs, certains pères de familles interrogés nous ont carrément déclaré que pour cette année, ils s'abstiendront à cette tradition qui consiste à parer les mômes de leurs plus beaux atours. «Comment voulez-vous que je fasse des achats pour l'Aïd, moi qui ai quatre enfants. Ça me coûterait au minimum vingt mille dinars, si j'opte bien entendu pour les habits les moins, vraiment les moins coûteux», souligne Ramdane, un quinquagénaire qui dit avoir dépensé plus de cinquante mille dinars durant tous le mois saint. Heureusement, dit-il, que sa femme travaille, autrement, il n'aurait jamais pu s'en sortir. Ainsi, et à l'approche du jour de la fête de l'Aïd el fitr, les citoyens ont troqué les marchés des fruits et légumes contre les points de vente de prêt-à-porter pour enfants. C'est le rush quotidien sur ces derniers. «Nous avons commencé à enregistrer une affluence plus grande depuis environ cinq jours. Certes, il y a des gens qui achètent sans trop s'attarder sur la cherté des prix mais d'autres personnes, après avoir passé plusieurs minutes entre les différents rayons, quittent le magasin les mains vides. En ce qui nous concerne, nous comprenons vite que c'est à cause des prix, mais on n'y peut rien. Tout est cher en cette période de l'année», précise le propriétaire d'un magasin d'habillement, situé au Boulevard Lamali-Ahmed (route de l'hôpital).
La même effervescence est constatée dans les autres magasins sis sur le même boulevard mais aussi dans les autres coins de la ville de Tizi-Ouzou, à l'instar du Boulevard Abane- Ramdane (Grande rue), le Boulevard Houari- Boumediène, Larbi Ben Mhidi et Moh Saïd Ouzeffoun. Dans l'ensemble de ces endroits, les points de ventes de vêtements ont ravi subitement la vedette aux «alimentations générales» et aux marchés. Idem au niveau des différents quartiers de la Nouvelle-Ville.
On se bouscule carrément et particulièrement à l'intérieur des différentes foires, où les femmes espèrent, en vain, tomber sur des produits dont les prix seraient plus accessibles. Il faut aussi dire que les parents subissent des pressions de la part de leurs enfants qui, malgré leur jeune âge, savent, toutefois, faire le bon choix. Non pas le choix en matière de prix mais sur la qualité. Et qui dit qualité, dit prix très élevés.
C'est pourquoi certains parents, plus avertis, ne prennent pas leurs enfants quand il s'agit de faire ce genre d'achat. De cette manière, les parents ont plus de liberté à faire des choix plus en phase avec leurs bourses. Comme on peut le constater, la fête de l'Aïd el-fitr n'a rien perdu de sa verve malgré le fait que de nombreuses autres traditions ont cédé le pas devant l'avancée de la mondialisation qui n'a épargné aucun des villages kabyles. C'est dire que l'Aïd tout comme le Ramadhan ont un ancrage très profond dans notre société.


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