Le nombre confirmé de morts dans le naufrage du ferry Sewol au large de la Corée a dépassé 120, mardi, alors que les plongeurs s'activent pour retrouver 180 disparus, en majorité des lycéens. Une mer calme et de meilleures conditions météo permettaient mardi d'accélérer les recherches, mais la visibilité dans l'eau reste très faible. Le nombre confirmé de morts dans le naufrage du ferry Sewol au large de la Corée a dépassé 120, mardi, alors que les plongeurs s'activent pour retrouver 180 disparus, en majorité des lycéens. Une mer calme et de meilleures conditions météo permettaient mardi d'accélérer les recherches, mais la visibilité dans l'eau reste très faible. Les plongeurs progressent à l'aveugle dans le labyrinthe des couloirs et des cabines du ferry totalement immergé. "Ça reste très difficile pour les plongeurs qui cherchent des corps à tâtons dans une eau boueuse", a déclaré un porte-parole des garde-côtes. Selon le dernier bilan officiel, 121 personnes sont confirmées mortes et 181 toujours portées disparues. Le bateau transportait 476 personnes, lorsqu'il a chaviré et sombré le 16 avril au matin, au large de la côte méridionale de la Corée du Sud. Le Sewol, un ferry à quatre ponts qui faisait route vers l'île touristique de Jeju (Sud), comptait 352 lycéens à bord, du sud de Séoul, en voyage scolaire. Le proviseur adjoint, qui faisait partie des rescapés, s'est suicidé vendredi. Les proches des disparus, des parents pour la plupart, se réunissent chaque matin dans le port de Jindo, l'île voisine du lieu de la catastrophe, et attendent l'arrivée des bateaux de secours, d'où sont débarqués, à intervalles de plus en plus fréquents, les corps récupérés. Les premiers jours, les proches des disparus, dévorés par l'angoisse et la douleur, se disaient frustrés de la lenteur des opérations de secours, les plongeurs ne parvenant pas à pénétrer dans le bâtiment en raison de la violence des courants. Mais c'est surtout le capitaine du ferry, Lee Joon-Seok, qui est voué aux gémonies. Arrêté avec six membres de l'équipage, il est poursuivi pour négligence et carence dans la sécurité d'autrui. Deux autres membres d'équipage ont été arrêtés mardi. Un équipage paniqué On lui reproche d'avoir tergiversé à évacuer le bateau lorsqu'il était encore temps, après un choc qui a immobilisé le ferry mais avant qu'il ne pique du nez vers le fond — un laps de temps de 40 minutes —, et d'avoir ensuite abandonné le navire alors que des centaines de passagers étaient à bord, piégés. L'équipage a tenté d'accéder aux canots de sauvetage mais "le navire penchait trop", a expliqué un des marins rescapés. Un seul des 46 canots avait été lancé à la mer. Le capitaine et deux-tiers de l'équipage font partie des 174 personnes récupérées vivantes, tout de suite après le naufrage. Les plongeurs progressent à l'aveugle dans le labyrinthe des couloirs et des cabines du ferry totalement immergé. "Ça reste très difficile pour les plongeurs qui cherchent des corps à tâtons dans une eau boueuse", a déclaré un porte-parole des garde-côtes. Selon le dernier bilan officiel, 121 personnes sont confirmées mortes et 181 toujours portées disparues. Le bateau transportait 476 personnes, lorsqu'il a chaviré et sombré le 16 avril au matin, au large de la côte méridionale de la Corée du Sud. Le Sewol, un ferry à quatre ponts qui faisait route vers l'île touristique de Jeju (Sud), comptait 352 lycéens à bord, du sud de Séoul, en voyage scolaire. Le proviseur adjoint, qui faisait partie des rescapés, s'est suicidé vendredi. Les proches des disparus, des parents pour la plupart, se réunissent chaque matin dans le port de Jindo, l'île voisine du lieu de la catastrophe, et attendent l'arrivée des bateaux de secours, d'où sont débarqués, à intervalles de plus en plus fréquents, les corps récupérés. Les premiers jours, les proches des disparus, dévorés par l'angoisse et la douleur, se disaient frustrés de la lenteur des opérations de secours, les plongeurs ne parvenant pas à pénétrer dans le bâtiment en raison de la violence des courants. Mais c'est surtout le capitaine du ferry, Lee Joon-Seok, qui est voué aux gémonies. Arrêté avec six membres de l'équipage, il est poursuivi pour négligence et carence dans la sécurité d'autrui. Deux autres membres d'équipage ont été arrêtés mardi. Un équipage paniqué On lui reproche d'avoir tergiversé à évacuer le bateau lorsqu'il était encore temps, après un choc qui a immobilisé le ferry mais avant qu'il ne pique du nez vers le fond — un laps de temps de 40 minutes —, et d'avoir ensuite abandonné le navire alors que des centaines de passagers étaient à bord, piégés. L'équipage a tenté d'accéder aux canots de sauvetage mais "le navire penchait trop", a expliqué un des marins rescapés. Un seul des 46 canots avait été lancé à la mer. Le capitaine et deux-tiers de l'équipage font partie des 174 personnes récupérées vivantes, tout de suite après le naufrage.