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Tout ce qu'il faut savoir sur le PLF 2019
Dépenses en hausse, planche à billets
Publié dans Le Midi Libre le 29 - 09 - 2018

Le projet de Loi de finances 2019, adopté mercredi dernierpar le Conseil des ministres,présente toutes lescaractéristiques de lapréparation d'une annéeélectorale.
Le projet de Loi de finances 2019, adopté mercredi dernierpar le Conseil des ministres,présente toutes lescaractéristiques de lapréparation d'une annéeélectorale.
Le texte endossé confirme tout d'abord,les promesses récentes du ministre des Finances. "Aucune nouvelle taxeou augmentation du prix desprestationspubliques, n'est proposée dans le projetdeLoi de finances pour 2019", précise lecommuniqué du Conseil des ministres,tenu sous la présidence du présidentAbdelaziz Bouteflika.Pas question donc de relever les prix descarburants, comme celle qui avait été priseen 2016.
On ne touchera pas non plusl'année prochaine aux tarifs de l'électricité ou de l'eau, dont la révision est pourtantréclamée avec insistance, par les opérateursdes deux secteurs et a été jugée indispensablepar le ministre de l'Energie luimême.Le projet éphémère du relèvement destarifs de délivrance des documents d'identité,défendu voici quelques mois parAhmed Ouyahia, est également renvoyé à des jours meilleurs
Budget de fonctionnement en hausse sensible
Côté dépenses, le gouvernement a complètement oublié les promesses faites l'annéedernière, à la même époque. Pas questionde réduire les dépenses de l'Etat, à la veilled'une échéance électorale importante.En 2019, les dépenses budgétaires s'élèverontà 8.557 milliards de dinars, en (très)légère baisse, par rapport à celles de 2018.
Contrairement au budget de 2018, quiavait été marqué par une véritable explosiondes dépenses d'équipement de l'Etat.Pour l'année prochaine, c'est le budget defonctionnement qui sera le principal bénéficiairede l'allocation des ressources del'Etat. Il devrait établir un record historique,en frôlant pour la première fois, labarre des 5.000 milliards de dinars (4.954mds DA), en hausse de 7,5 % par rapportaux prévisions de clôture de 2018.C'est ce que le communiqué du Conseildes ministres qualifie de "légère hausse"découlant de "la situation sécuritaire aux frontières, ainsi que du relèvement destransferts sociaux qui atteindront 1.763milliards de dinars (près de 21% de la totalitédu budget de l'Etat)".
Transferts sociaux en hausse
En fait, le gouvernement n'a pas lésiné sur les moyens et il y en aura pour tout lemonde. Les crédits budgétisés pour lestransferts sociaux, couvriront notammentplus de 445 milliards de dinars, destinés ausoutien aux familles et près de 336 milliards,pour la politique publique de santé.La contribution du budget de l'Etat auxrégimes des retraites sera également exceptionnelleet en hausse très sensible l'annéeprochaine, avec près de 290 milliards dedinars, auxquels s'ajoutera une "dotationd'appui" de 500 milliards à la Caissenationale des retraites.
Le secteur de l'Habitat n'est pas oublié etsera également et particulièrement choyé,avec plus de 350 milliards pour la politiquepublique de l'habitat, auxquels s'ajouteront pour la première fois, près de 300 milliards mobilisés pour le mêmesecteur par le Fonds national d'investissement(FNI), qui est appelé à la rescoussepour des engagements extérieurs à ses activitésnormales de financement del'investissementproductif.Dans son volet législatif, le projet de Loide finances prévoit également, la bonificationtotale des intérêts sur les crédits bancairesdestinés à l'AADL, pour la construction de 90.000 nouveaux logements
Le budget d'équipement en baisse
Côté budget d'équipement, la baisse est sensible par rapport aux plus de 4.000milliards de dinars prévus en 2018.L'année prochaine, il s'élèvera à 3.602milliards de dinars de crédits de paiementset de 2.600 milliards d'autorisations deprogramme, destinées à de nouveaux projetsou à des réévaluations. Le communiqué du gouvernement préciseavec une certaine gêne, que "la légèrebaisse nominale du budget d'équipementne correspond pas à un recul de la politiquepublique d'investissement, mais découlenotamment d'une baisse de près de 300mds DA des crédits, consacrés l'année dernièreà l'assainissement des créances détenuessur l'Etat".
"La consistance du budget d'équipementpour 2019, confirme la poursuite de l'engagementde l'Etat en faveur du développementéconomique et social", avec notamment,des dotations de 625 mds DA pourl'appui au développement humain, près de1.000 mds DA de soutien multiforme audéveloppement économique et 100 mdsDA de concours au développement local, ajoute le communiqué.
Un énorme déficit nominal de 2.200 milliards de dinars
Coté recettes, la surprise vient de la fiscalité pétrolière, qui a été évaluée à 2.714 milliards de dinars, sur la base d'un baril à50 dollars. La première conséquence de cette démarche très "prudente est une croissancemodérée des recettes budgétaires. Elles devraient s'établir l'année prochaine,à 6.508 milliards de dinars, en hausse d'untout petit +0,2%, par rapport aux recettesprévues en clôture de 2018.
Ces prévisions très conservatoires, en matière de prix pétroliers, ont une autre conséquence. Il s'agit du maintien des déficitsdu budget de l'Etat et du Trésor public, à des niveaux particulièrementélevés.Le communiqué du Conseil des ministres évoque un déficit budgétaire à 2 chiffres, et encore largement supérieur à 10% du PIB en 2019, contre 10,8 % prévus en 2018. Le solde global du Trésor pourl'exercice 2019, affichera ainsi un déficit de près de2.200 milliards de dinars, et des besoins de financements sensiblement du mêmemontant. On est très loin des estimations de M. Raouya qui, à l'occasion de l'adoption de la loi sur le financement nonconventionnel, évoquait un chiffre de 580milliards de dinars pour 2019. En l'absence d'épargne budgétaire, c'est donc la planche à billets qui sera sollicitée de nouveau l'année prochaine, dans des proportions qui pourraient être encoretrès importantes pour financer le déficit du budget de l'Etat.
Les montants fournis par la Banque d'Algérie, estimés initialement à 3.000milliards de dinars pour l'ensemble de la période de 5 ans couverte par la loi sur le financement nonconventionnel, devraitdonc être largement dépassés dès l'année prochaine, compte tenu desmontants déjà engagés, en 2017 et 2018. À moins que les prix du pétrole ne réserventune bonne surprise et poursuiventtout au long de l'année prochaine, leur tendancedes derniers mois. C'est le seulespoir auquel semble s'accrocher unExécutif, dont l'action parait obnubilée par l'échéance électorale du printemps prochain.
Le texte endossé confirme tout d'abord,les promesses récentes du ministre des Finances. "Aucune nouvelle taxeou augmentation du prix desprestationspubliques, n'est proposée dans le projetdeLoi de finances pour 2019", précise lecommuniqué du Conseil des ministres,tenu sous la présidence du présidentAbdelaziz Bouteflika.Pas question donc de relever les prix descarburants, comme celle qui avait été priseen 2016.
On ne touchera pas non plusl'année prochaine aux tarifs de l'électricité ou de l'eau, dont la révision est pourtantréclamée avec insistance, par les opérateursdes deux secteurs et a été jugée indispensablepar le ministre de l'Energie luimême.Le projet éphémère du relèvement destarifs de délivrance des documents d'identité,défendu voici quelques mois parAhmed Ouyahia, est également renvoyé à des jours meilleurs
Budget de fonctionnement en hausse sensible
Côté dépenses, le gouvernement a complètement oublié les promesses faites l'annéedernière, à la même époque. Pas questionde réduire les dépenses de l'Etat, à la veilled'une échéance électorale importante.En 2019, les dépenses budgétaires s'élèverontà 8.557 milliards de dinars, en (très)légère baisse, par rapport à celles de 2018.
Contrairement au budget de 2018, quiavait été marqué par une véritable explosiondes dépenses d'équipement de l'Etat.Pour l'année prochaine, c'est le budget defonctionnement qui sera le principal bénéficiairede l'allocation des ressources del'Etat. Il devrait établir un record historique,en frôlant pour la première fois, labarre des 5.000 milliards de dinars (4.954mds DA), en hausse de 7,5 % par rapportaux prévisions de clôture de 2018.C'est ce que le communiqué du Conseildes ministres qualifie de "légère hausse"découlant de "la situation sécuritaire aux frontières, ainsi que du relèvement destransferts sociaux qui atteindront 1.763milliards de dinars (près de 21% de la totalitédu budget de l'Etat)".
Transferts sociaux en hausse
En fait, le gouvernement n'a pas lésiné sur les moyens et il y en aura pour tout lemonde. Les crédits budgétisés pour lestransferts sociaux, couvriront notammentplus de 445 milliards de dinars, destinés ausoutien aux familles et près de 336 milliards,pour la politique publique de santé.La contribution du budget de l'Etat auxrégimes des retraites sera également exceptionnelleet en hausse très sensible l'annéeprochaine, avec près de 290 milliards dedinars, auxquels s'ajoutera une "dotationd'appui" de 500 milliards à la Caissenationale des retraites.
Le secteur de l'Habitat n'est pas oublié etsera également et particulièrement choyé,avec plus de 350 milliards pour la politiquepublique de l'habitat, auxquels s'ajouteront pour la première fois, près de 300 milliards mobilisés pour le mêmesecteur par le Fonds national d'investissement(FNI), qui est appelé à la rescoussepour des engagements extérieurs à ses activitésnormales de financement del'investissementproductif.Dans son volet législatif, le projet de Loide finances prévoit également, la bonificationtotale des intérêts sur les crédits bancairesdestinés à l'AADL, pour la construction de 90.000 nouveaux logements
Le budget d'équipement en baisse
Côté budget d'équipement, la baisse est sensible par rapport aux plus de 4.000milliards de dinars prévus en 2018.L'année prochaine, il s'élèvera à 3.602milliards de dinars de crédits de paiementset de 2.600 milliards d'autorisations deprogramme, destinées à de nouveaux projetsou à des réévaluations. Le communiqué du gouvernement préciseavec une certaine gêne, que "la légèrebaisse nominale du budget d'équipementne correspond pas à un recul de la politiquepublique d'investissement, mais découlenotamment d'une baisse de près de 300mds DA des crédits, consacrés l'année dernièreà l'assainissement des créances détenuessur l'Etat".
"La consistance du budget d'équipementpour 2019, confirme la poursuite de l'engagementde l'Etat en faveur du développementéconomique et social", avec notamment,des dotations de 625 mds DA pourl'appui au développement humain, près de1.000 mds DA de soutien multiforme audéveloppement économique et 100 mdsDA de concours au développement local, ajoute le communiqué.
Un énorme déficit nominal de 2.200 milliards de dinars
Coté recettes, la surprise vient de la fiscalité pétrolière, qui a été évaluée à 2.714 milliards de dinars, sur la base d'un baril à50 dollars. La première conséquence de cette démarche très "prudente est une croissancemodérée des recettes budgétaires. Elles devraient s'établir l'année prochaine,à 6.508 milliards de dinars, en hausse d'untout petit +0,2%, par rapport aux recettesprévues en clôture de 2018.
Ces prévisions très conservatoires, en matière de prix pétroliers, ont une autre conséquence. Il s'agit du maintien des déficitsdu budget de l'Etat et du Trésor public, à des niveaux particulièrementélevés.Le communiqué du Conseil des ministres évoque un déficit budgétaire à 2 chiffres, et encore largement supérieur à 10% du PIB en 2019, contre 10,8 % prévus en 2018. Le solde global du Trésor pourl'exercice 2019, affichera ainsi un déficit de près de2.200 milliards de dinars, et des besoins de financements sensiblement du mêmemontant. On est très loin des estimations de M. Raouya qui, à l'occasion de l'adoption de la loi sur le financement nonconventionnel, évoquait un chiffre de 580milliards de dinars pour 2019. En l'absence d'épargne budgétaire, c'est donc la planche à billets qui sera sollicitée de nouveau l'année prochaine, dans des proportions qui pourraient être encoretrès importantes pour financer le déficit du budget de l'Etat.
Les montants fournis par la Banque d'Algérie, estimés initialement à 3.000milliards de dinars pour l'ensemble de la période de 5 ans couverte par la loi sur le financement nonconventionnel, devraitdonc être largement dépassés dès l'année prochaine, compte tenu desmontants déjà engagés, en 2017 et 2018. À moins que les prix du pétrole ne réserventune bonne surprise et poursuiventtout au long de l'année prochaine, leur tendancedes derniers mois. C'est le seulespoir auquel semble s'accrocher unExécutif, dont l'action parait obnubilée par l'échéance électorale du printemps prochain.


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