Ce que Mourinho devrait toucher à Tottenham    Eucoco/Sahara occidental: mettre fin à l'occupation, ouvrir une nouvelle page d'histoire    L'ONU affirme que sa position sur l'illégalité des colonies israéliennes reste inchangée    Ligue 2: Le programme des rencontres de la 13ème journée    8 individus arrêtés à Relizane et à Ghardaïa pour tentative de ralliement aux groupes terroristes au Sahel    Plus de 5 000 contractuels concernés à Tamanrasset    Les étudiants toujours mobilisés    Les permanences des candidats en stand-by    Le Président prêt à inclure des représentants du mouvement populaire au gouvernement    L'ONU «préoccupée» par les grâces de Trump aux militaires    Les Européens divisés sur la réforme de l'élargissement à l'Est    18 200 unités vendues à fin octobre 2019    Octavia 4-G : le modèle qui avance, la gamme qui monte !    Détends-toi ! Ménage tes nerfs ! Cool !    A la conquête de l'Amérique    Début des travaux au stade du 5-Juillet    Portes ouvertes sur l'utilisation de l'énergie photovoltaïque    Les services de la santé rassurent    3 façons de faire du sport sans s'en rendre compte dans la journée    Moussaka    Calcium : en manque ?    «2049, l'année du serpent de terre…»    Venise sort la tête de l'eau après des inondations historiques    Schématisme et morale néolibérale    Parution d'"Une paix et amitié perpétuelles", de Tobjorn Odegaard    Les essais nucléaires de Reggane à travers la photo    Comité d'Arbitrage de la CAF : Le président dénonce l'ingérence d'Ahmad Ahmad    LFP – Sanctions : Bouchar suspendu un match    Infos Campus    Equipe nationale - Les Verts prennent une sérieuse option    Sidi Bel-Abbes: Le BTPH «grand pourvoyeur des maladies professionnelles»    Alger: Découverte d'un atelier clandestin de fabrication de vins et spiritueux    Football - Ligue 2: Plusieurs duels intéressants à l'affiche    Aïn Defla: Belaïd pour un «dialogue sans exclusive»    Blida: Bengrina s'engage à éradiquer la corruption    El Oued: Benflis rejette tout lien avec l'ancien système    Fonds détournés vers l'étranger: «Les autorités ont mis beaucoup de temps à agir»    Au 3e jour de la campagne électorale pour le scrutin de 12 décembre Les candidats mettent l'accent sur l'importance d'aller vers les élections    Ryad Mahrez parmi les 100 joueurs les plus précieux du monde    Grève dans les écoles    Le ministre des Finances estime : "L'importance d'amender la Loi organique relative aux lois de Finances"    400 millions de dollars à l'horizon    Gaïd Salah salue "l'élan populaire"    4 manifestants condamnés    Volkswagen investit pied au plancher    Journées d'Art Contemporain de Carthage 2019 (JACC) : " Les galeries à l'œuvre "    Cinéma : Les Misérables, un film social coup de poing sur la banlieue    Alger (Fondation Casbah): Recensement de 330 bâtisses menaçant ruine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Les recommandations du FMI
Salaire minimum
Publié dans Le Midi Libre le 24 - 03 - 2019

L'instauration d'un salaire minimum, selon qu'il soit élevé ou bas, peut avoir un effet négatif tout comme il peut avoir un effet positif sur les employés. C'est ce que stipule une analyse publié sur le site web du Fonds monétaire international (FMI), qui se penche sur le niveau optimal auquel il devrait être établi.
L'instauration d'un salaire minimum, selon qu'il soit élevé ou bas, peut avoir un effet négatif tout comme il peut avoir un effet positif sur les employés. C'est ce que stipule une analyse publié sur le site web du Fonds monétaire international (FMI), qui se penche sur le niveau optimal auquel il devrait être établi.
Dans une analyse établie par l'économisteprincipal au département Asieet Pacifique du FMI, PiypornSodsriwiboon et l'économiste principal audépartement Afrique du FMI, GabrielSrour, il est question de dresser desconclusions des différentes études menéessur les effets de l'instauration d'un salaireminimum.
Pour "des raisons morales, sociales etéconomiques et principalement pouraccroître les revenus des travailleurs auplus bas de l'échelle et d'améliorer leursconditions de vie tout en réduisant les inégalitéset en favorisant l'intégrationsociale, il est justifié l'instauration d'unsalaire minimum fixé en général par lespouvoirs publics et révisé régulièrementen consultation avec les organisationspatronales et syndicales", est-il noté dansla publication.Certains pays, "comme la France, déterminent un minimum universel pour l'ensemblede l'économie, tandis que d'autres, l'Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande,par exemple, établissent une distinctionentre les différents secteurs et catégoriesde travailleurs. Les opposants au salaireminimum estiment que celui-ci est contreproductif, car il perturbe le marché du travail, préconisant alors d'autres mesures, plus ciblées et créant moins de déséquilibres,
peuvent permettre d'assurer une aide sociale", soulignent les deux économistes. Premièrement, il est possible que les employeurs n'appliquent pas la législation relative au salaire minimum dans les pays où l'économie informelle est omniprésente, les employeurs versant souvent, par exemple, à leurs salariés des compléments de salaire officieux (paiements par enveloppe) pour échapper à l'impôt et aux cotisations sociales. Selon les auteurs de l'analyse, dans de telles circonstances, l'employeurpeut réagir à une hausse du salaire minimum en réduisant ces compléments, ce qui, au bout du compte,
maintient inchangée la rémunération de ses salariés. Il peut également déclarer un chiffre inférieur au nombre d'heures effectivement travaillées par ses salariés, qui ne voientdonc pas leur rémunération totale augmenter, ou bien déclarer qu'il ne compte pas de salarié du tout et ainsi se soustraire complètement à la législation en la matière.Deuxièmement, continuent les économistes,"même lorsque les normes régissant le salaire minimum sont pleinement respectées, un supplément de rémunération peut faire l'objet de lourdes cotisations sociales et d'une forte imposition du travail, ce qui en réduit l'incidence sur le salaire net".
La hausse du salaire minimum peut induire des licenciements Enfin, pour réduire leurs coûts, les employeurs peuvent compenser une hausse du salaire minimum par une réduction des prestations, du temps de travail ou des effectifs.Ainsi, les effets potentiels du salaire minimum sur l'emploi sont au coeur du débat sur ce dispositif et restent un sujet de désaccord vu que d'un côté, sur les marchés concurrentiels, si un salaire minimum est appliqué et hisse les rémunérations au-dessus des niveaux en vigueur, certaines entreprises refuseront de verser un salaire plus élevé et licencieront des travailleurs.
Par ailleurs, ils soulignent que les travaux de recherche menés pendant des décennies n'ont pas mis fin au débat, de nombreux travaux ne parviennent pas à des conclusions claires. Cela dit, un consensus semble se dessiner sur le fait qu'un salaire minimum établi à un niveau modéré a une incidence légèrement négative sur l'emploi.
Des études récentes montrent généralement qu'une augmentation du salaire minimum a des effets presque nuls sur l'emploi, bien que les groupes les plus vulnérables, notamment les jeunes travailleurs et les employés les moins qualifiés, puissent faire les frais de cette augmentation. Tandis que des études empiriques révèlent que les hausses du salaire minimum ont tendance à réduire les disparités de salaire, mais uniquement si elles s'inscrivent dans une action globale en faveur d'une réduction massive de la pauvreté.Ainsi, les résultats obtenus à la suite de l'instauration d'un salaire minimum ont toutefois des limites si
il est établià un niveau trop élevé, il peut alors être à l'origine de nombreuses pertes d'emploi et avoir ainsi des répercussions néfastes sur les équilibres économiques, creusant ainsi les inégalités à mesure que des travailleursà faible revenu perdent leur emploi. En outre, une hausse du salaire minimum peut entraîner une revue à la hausse de l'ensemble de la structure salariale, laquelle reproduit alors les mêmes disparités de rémunération, car les entreprises veulent que leurs salariés les plus productifs soient mieux rémunérés.
"Admettons qu'un salaire minimum bas est bénéfique et qu'un salaire minimum élevéest néfaste : quel est donc le niveau optimal auquel il devrait être établi ?", s'interrogent les deux économistes qui précisent que peu d'études traitent directement de cette question. Le peu d'études qui abordent le sujet, continuent-ils, "fixent le niveau idéal entre 25 % et 50 % du salaire moyen". Ils préconisent alors que "dans la pratique, le salaire minimum devrait être instauré en faisant en sorte que la croissance économique continue d'être conforme aux gains de productivité, ce qui laisse à penser que les modalités de son instauration ne devraient pas être confiées à des responsables politiques, mais à des experts indépendants"
Dans une analyse établie par l'économisteprincipal au département Asieet Pacifique du FMI, PiypornSodsriwiboon et l'économiste principal audépartement Afrique du FMI, GabrielSrour, il est question de dresser desconclusions des différentes études menéessur les effets de l'instauration d'un salaireminimum.
Pour "des raisons morales, sociales etéconomiques et principalement pouraccroître les revenus des travailleurs auplus bas de l'échelle et d'améliorer leursconditions de vie tout en réduisant les inégalitéset en favorisant l'intégrationsociale, il est justifié l'instauration d'unsalaire minimum fixé en général par lespouvoirs publics et révisé régulièrementen consultation avec les organisationspatronales et syndicales", est-il noté dansla publication.Certains pays, "comme la France, déterminent un minimum universel pour l'ensemblede l'économie, tandis que d'autres, l'Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande,par exemple, établissent une distinctionentre les différents secteurs et catégoriesde travailleurs. Les opposants au salaireminimum estiment que celui-ci est contreproductif, car il perturbe le marché du travail, préconisant alors d'autres mesures, plus ciblées et créant moins de déséquilibres,
peuvent permettre d'assurer une aide sociale", soulignent les deux économistes. Premièrement, il est possible que les employeurs n'appliquent pas la législation relative au salaire minimum dans les pays où l'économie informelle est omniprésente, les employeurs versant souvent, par exemple, à leurs salariés des compléments de salaire officieux (paiements par enveloppe) pour échapper à l'impôt et aux cotisations sociales. Selon les auteurs de l'analyse, dans de telles circonstances, l'employeurpeut réagir à une hausse du salaire minimum en réduisant ces compléments, ce qui, au bout du compte,
maintient inchangée la rémunération de ses salariés. Il peut également déclarer un chiffre inférieur au nombre d'heures effectivement travaillées par ses salariés, qui ne voientdonc pas leur rémunération totale augmenter, ou bien déclarer qu'il ne compte pas de salarié du tout et ainsi se soustraire complètement à la législation en la matière.Deuxièmement, continuent les économistes,"même lorsque les normes régissant le salaire minimum sont pleinement respectées, un supplément de rémunération peut faire l'objet de lourdes cotisations sociales et d'une forte imposition du travail, ce qui en réduit l'incidence sur le salaire net".
La hausse du salaire minimum peut induire des licenciements Enfin, pour réduire leurs coûts, les employeurs peuvent compenser une hausse du salaire minimum par une réduction des prestations, du temps de travail ou des effectifs.Ainsi, les effets potentiels du salaire minimum sur l'emploi sont au coeur du débat sur ce dispositif et restent un sujet de désaccord vu que d'un côté, sur les marchés concurrentiels, si un salaire minimum est appliqué et hisse les rémunérations au-dessus des niveaux en vigueur, certaines entreprises refuseront de verser un salaire plus élevé et licencieront des travailleurs.
Par ailleurs, ils soulignent que les travaux de recherche menés pendant des décennies n'ont pas mis fin au débat, de nombreux travaux ne parviennent pas à des conclusions claires. Cela dit, un consensus semble se dessiner sur le fait qu'un salaire minimum établi à un niveau modéré a une incidence légèrement négative sur l'emploi.
Des études récentes montrent généralement qu'une augmentation du salaire minimum a des effets presque nuls sur l'emploi, bien que les groupes les plus vulnérables, notamment les jeunes travailleurs et les employés les moins qualifiés, puissent faire les frais de cette augmentation. Tandis que des études empiriques révèlent que les hausses du salaire minimum ont tendance à réduire les disparités de salaire, mais uniquement si elles s'inscrivent dans une action globale en faveur d'une réduction massive de la pauvreté.Ainsi, les résultats obtenus à la suite de l'instauration d'un salaire minimum ont toutefois des limites si
il est établià un niveau trop élevé, il peut alors être à l'origine de nombreuses pertes d'emploi et avoir ainsi des répercussions néfastes sur les équilibres économiques, creusant ainsi les inégalités à mesure que des travailleursà faible revenu perdent leur emploi. En outre, une hausse du salaire minimum peut entraîner une revue à la hausse de l'ensemble de la structure salariale, laquelle reproduit alors les mêmes disparités de rémunération, car les entreprises veulent que leurs salariés les plus productifs soient mieux rémunérés.
"Admettons qu'un salaire minimum bas est bénéfique et qu'un salaire minimum élevéest néfaste : quel est donc le niveau optimal auquel il devrait être établi ?", s'interrogent les deux économistes qui précisent que peu d'études traitent directement de cette question. Le peu d'études qui abordent le sujet, continuent-ils, "fixent le niveau idéal entre 25 % et 50 % du salaire moyen". Ils préconisent alors que "dans la pratique, le salaire minimum devrait être instauré en faisant en sorte que la croissance économique continue d'être conforme aux gains de productivité, ce qui laisse à penser que les modalités de son instauration ne devraient pas être confiées à des responsables politiques, mais à des experts indépendants"


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.