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Un rapport de l'IGF pointe un risque de faillite
Air Algérie
Publié dans Le Midi Libre le 22 - 09 - 2019

Un rapport de l'IGF, datant déjà de 2017, remis au gouvernement de l'époque, pointait un risque de faillite d'Air Algérie, selon une chaîne de télévision privée qui a pu consulter le document
Un rapport de l'IGF, datant déjà de 2017, remis au gouvernement de l'époque, pointait un risque de faillite d'Air Algérie, selon une chaîne de télévision privée qui a pu consulter le document
Le rapport en question recommandait l'inclusion d'un article à la loi de finances 2020 qui permettrait d'exonérer Air Algérie des intérêts des crédits bancaires contractés pour le renouvellement de sa flotte, un montant de 3,8 milliards de dollars, selon cette même chaîne de télévision privée. Ces crédits ont été contractés en 2004. "Faire payer les intérêts du crédit à Air Algérie la conduira à la faillite en 2021", tranche l'IGF qui recommande par ailleurs une meilleure rotation de la flotte du pavillon national de façon à générer un meilleur flux financier. "Faute de quoi, l'entreprise souffrira d'un déficit financier notamment en 2021 qui aura un impact négatif sur sa compétitivité", prévient le document. Air Algérie, comme la plupart des entreprises étatiques nationales connait une situation de déficit structurel et ne doit sa survie artificielle que grâce aux apports financiers réguliers et successifs du Trésor.
Ce déficit chronique est la conséquence d'un mode de management anachronique qui ne tient pas compte des impératifs de compétitivité et de rentabilité, avec notamment un personnel pléthorique équivalent à plus de 11.000 personnes, alors que quasiment pour le même nombre d'avions qu'Air Algérie, la RAM marocaine fonctionne convenablement qu'avec 3.500 personnes et des billets... moins chers. Pour rappel en 2018, à l'issue de la séance d'audition organisée par la commission de l'équipement et du développement local du Conseil de la Nation sur les grands projets du secteur, M. Zaalane, qui était ministre des Travaux publics et des Transports, répondant à la question d'un journaliste sur le mouvement de protestation qu'a connu récemment Air Algérie, a indiqué que "la direction et le personnel de la compagnie nationale ont pris des mesures", ajoutant qu'un plan de développement de la compagnie est en cours d'élaboration. "La compagnie n'est pas en situation de faillite comme on le laisse entendre mais passe par une situation financière qualifiée de difficile", a-t-il affirmé.
L'ancien ministre a déclaré à l'époque que "la situation d'Air Algérie exige de nous tous, y compris des responsables de lacompagnie, des partenaires et des citoyens, de s'entraider et faire de notre mieux pour l'améliorer". Il a ajouté dans ce cadre que "nous devons retrousser nos manches et mettre de côté les revendications, et travailler davantage pour un meilleur rendement. Et lorsque la situation financière de la compagnie s'améliorera, il y a un staff qui dispose de toutes les prérogatives pour discuter avec les représentants des travailleurs sur les revendications sociales". L'intérêt de la compagnie aérienne Air Algérie est au-dessus de toute considération et de tous, au même titre que les intérêts des travailleurs
Le rapport en question recommandait l'inclusion d'un article à la loi de finances 2020 qui permettrait d'exonérer Air Algérie des intérêts des crédits bancaires contractés pour le renouvellement de sa flotte, un montant de 3,8 milliards de dollars, selon cette même chaîne de télévision privée. Ces crédits ont été contractés en 2004. "Faire payer les intérêts du crédit à Air Algérie la conduira à la faillite en 2021", tranche l'IGF qui recommande par ailleurs une meilleure rotation de la flotte du pavillon national de façon à générer un meilleur flux financier. "Faute de quoi, l'entreprise souffrira d'un déficit financier notamment en 2021 qui aura un impact négatif sur sa compétitivité", prévient le document. Air Algérie, comme la plupart des entreprises étatiques nationales connait une situation de déficit structurel et ne doit sa survie artificielle que grâce aux apports financiers réguliers et successifs du Trésor.
Ce déficit chronique est la conséquence d'un mode de management anachronique qui ne tient pas compte des impératifs de compétitivité et de rentabilité, avec notamment un personnel pléthorique équivalent à plus de 11.000 personnes, alors que quasiment pour le même nombre d'avions qu'Air Algérie, la RAM marocaine fonctionne convenablement qu'avec 3.500 personnes et des billets... moins chers. Pour rappel en 2018, à l'issue de la séance d'audition organisée par la commission de l'équipement et du développement local du Conseil de la Nation sur les grands projets du secteur, M. Zaalane, qui était ministre des Travaux publics et des Transports, répondant à la question d'un journaliste sur le mouvement de protestation qu'a connu récemment Air Algérie, a indiqué que "la direction et le personnel de la compagnie nationale ont pris des mesures", ajoutant qu'un plan de développement de la compagnie est en cours d'élaboration. "La compagnie n'est pas en situation de faillite comme on le laisse entendre mais passe par une situation financière qualifiée de difficile", a-t-il affirmé.
L'ancien ministre a déclaré à l'époque que "la situation d'Air Algérie exige de nous tous, y compris des responsables de lacompagnie, des partenaires et des citoyens, de s'entraider et faire de notre mieux pour l'améliorer". Il a ajouté dans ce cadre que "nous devons retrousser nos manches et mettre de côté les revendications, et travailler davantage pour un meilleur rendement. Et lorsque la situation financière de la compagnie s'améliorera, il y a un staff qui dispose de toutes les prérogatives pour discuter avec les représentants des travailleurs sur les revendications sociales". L'intérêt de la compagnie aérienne Air Algérie est au-dessus de toute considération et de tous, au même titre que les intérêts des travailleurs


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