LDC : Séville se qualifie comme Chelsea pour les huitièmes    L'Algérie, un "élément clé" dans les régions africaine et méditerranéenne    Schalke 04 : Un dirigeants recadre Harit    Réunion de Djerad avec les walis: la situation sanitaire et l'approvisionnement en eau potable au menu    Le film "Abou Leila" de Amine Sidi Boumediene primé en France    Le report de plusieurs affaires pénales intervient à "la demande de la défense des accusés"    Jeux olympiques 2021 : remise de subventions à 325 athlètes représentant 21 fédérations    Sahara Occidental : Convergence des positions russe et algérienne    Pétrole: la demande mondiale atteindra près de 104 millions b/j d' ici 2025    Illizi: recensement de plus de 17.690 sites archéologiques depuis 2016    STRESS HYDRIQUE : Des mesures urgentes pour assurer l'approvisionnement en eau    DEPUIS L'APPARITION DU CORONAVIRUS : Décès de 120 employés de la Santé    MOSTAGANEM : La Conservation des forêts retient un objectif de plus 300.000 plants    Médéa: neuf nouvelles communes "bientôt" alimentées à partir du barrage de "Koudiate Acerdoune"    Karim Tabbou répond à Emmanuel Macron    Foot / Ligue 1 (2020-2021) : Medouar prône l'union pour réussir une saison "exceptionnelle"    Real : Benzema trop court pour le match face à l'Inter Milan    Fin de l'AP-OTAN avec la participation d'une délégation de l'APN et du Sénat    Le premier couac du projet de Anthar Yahia    Le président de la CAF Ahmad Ahmad suspendu cinq ans    L'Algérie perd 2 milliards de m3 de gaz à l'exportation    Tergiversations au Conseil de la Nation    Le juge demande un complément d'enquête    Saisie de plus de 7 kilos de drogue    La situation s'améliore nettement à Alger    Décès de l'ancien Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi    Les premiers pas de «Enamla», le premier théâtre privé à Oran    Achèvement des travaux de réfection de la salle de cinéma Ifriqia    L'association El Mostakbal entame la formation des encadreurs des bibliothèques communales    L'héritage    Le gouvernement guinéen interdit les manifestations    Le Soudan veut modifier la méthode des négociations    Les habitants pris au dépourvu    Aigle Azur va rembourser ses clients    Plus de 10 700 dossiers pour 848 logements    Semaine mouvementée pour les hirakistes d'Oran    Le RAJ exige l'abandon des poursuites contre ses militants    Décès de Abderrachid Boukerzaza: Djerad présente ses condoléances à la famille du défunt    Le procès Benfisseh reporté au 7 décembre    Un taux de participation provisoire entre 38 et 40%    "Entendez-vous dans les montagnes..." de Maïssa Bey traduit en italien    "Mes peintures sont une invitation au voyage"    Sessions de formation théâtrale au profit des jeunes Casbadjis    Chetaïbia (Ouled Chebel) : Absence de structures sportives    EHU 1er Novembre: 60 malades du Covid-19 en soins intensifs ou en réanimation    Gestion des risques majeurs: Une nouvelle loi en préparation    L'INVICIBILITE DU TEMPS    1.005 nouveaux cas et 19 décès    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le courroux des producteurs
Téléphonie mobile
Publié dans Le Midi Libre le 12 - 11 - 2019

Tout porte à croire que la polémique entre la ministre de l'Industrie et les producteurs de produits électroniques, électroménagers et téléphonie mobile, n'en est qu'à ces débuts.
Tout porte à croire que la polémique entre la ministre de l'Industrie et les producteurs de produits électroniques, électroménagers et téléphonie mobile, n'en est qu'à ces débuts.
Ces derniers, n'agréeent pas en effet les dernières mesures prises par le ministère de l'Industrie. Des mesures qui risquent de pousser de nombreuses entreprises à mettre la clé sous le paillasson. Ainsi le collectif des "fabricants des produits électroniques, électroménagers, IT & Mobiles" a plaidé hier sa cause auprès de la ministre de l'Industrie afin de revenir sur la décision du gouvernement de suspendre de manière définitive le dispositif de montage de téléphonie mobile en Algérie.
"Nous n'avons aucune intention de nier que les taux d'intégration actuels sont infimes mais il faudrait tout de même souligner que les perspectives de son amélioration sont importantes, d'autant plus que c'est les producteurs eux-mêmes qui ont longtemps appelé, depuis 2015, à la mise en place du dispositif CKD relatif à la filière téléphonie mobile", plaide le collectif dans un courrier adressé lundi à la ministre de l'Industrie Djamila Tamazirt. "Nous attirons votre attention que cette mesure, qui prévoit de mettre sur le même pied d'égalité les producteurs et les importateurs, n'est pas sans induire des conséquences négatives et dramatiques sur la filière du montage de téléphonie mobile", prévient le collectif. Ce dernier cite comme conséquences le risque de perte de 6.000 emplois directs et 20.000 indirects, la perte d'investissement "en devises de surcroît, l'encouragement de la prolifération du marché parallèle de téléphones et de la devise, ou encore la perte du développement technologique, acquis et potentiel".
"Les producteurs ont consenti des investissements colossaux, en devises de surcroît, afin de mettre en place les unités de montage, lequel investissement qui risque de disparaitre », déplore le collectif, qui estime en outre que cette disposition « ne manquera pas de susciter la perte de la relation de confiance développée avec les opérateurs étrangers de marques mondiales". Le marché algérien des téléphones portables représente entre 8 et 10 millions d'unités par an. Le retour à l'importation du produit fini va "induire une hausse des prix de 90 % entre les droits de douane (30 %) et le DAPS (surtaxe, 60 %)", selon un producteur.
"La mise en place d'une industrie de montage a le mérite d'asseoir une discipline dans le marché de la téléphonie mobile, notamment en ce qui concerne l'origine des marques, la garantie des produits et la prise en charge du client. Ainsi, la suppression de ce dispositif conduira fatalement au retour de la prédominance du marché parallèle", met également en garde le collectif. Le Collectif assure que "la mise en place du dispositif SKD dans la téléphonie a permis de réduire la facture de l'importation des téléphones portables". "Il importe de rappeler que la facture d'importation a toujours été élevée, et a connu une ascension fulgurante, notamment suite à l'avènement de la 3G et la 4G en Algérie, en enregistrant l'évolution suivante", explique le Collectif, en précisant que cette facture "était supérieure à 400 millions USD en 2014, 530 millions USD en 2015 et à 650 millions USD en 2016". Il souligne que "durant toutes ces années l'importation des téléphones mobiles était majoritairement en produits finis et soumise à un droit de douanes réduit à 5 %", et précise qu'en 2017 "la facture a baissé à moins de 230 millions subséquemment à l'interdiction de l'importation de produits finis".
Et qu'en 2018, cette facture a atteint "511 millions, suite à la conversion des importations produits finis vers l'industrie de montage local (SKD)." Dans ce contexte, le collectif appelle le gouvernement à "surseoir à la décision de suppression du régime SKD de téléphonie mobile, à réviser à la hausse les droits de douanes du régime SKD de téléphonie mobile tout en maintenant le DAPS (surtaxe) pour le produit fini, ainsi qu'à mettre en place un comité mixte (ministère de l'Industrie -Collectif des fabricants) pour travailler sur un plan de conversion du régime SKD vers le régime CKD". "Nous sommes persuadés que les pouvoirs publics n'accepteraient jamais de sacrifier un secteur productif au détriment d'une orientation import-import hautement défavorable aux producteurs nationaux et très préjudiciable à l'économie nationale", conclut le Collectif à l'attention nde la ministre de l'Industrie
Ces derniers, n'agréeent pas en effet les dernières mesures prises par le ministère de l'Industrie. Des mesures qui risquent de pousser de nombreuses entreprises à mettre la clé sous le paillasson. Ainsi le collectif des "fabricants des produits électroniques, électroménagers, IT & Mobiles" a plaidé hier sa cause auprès de la ministre de l'Industrie afin de revenir sur la décision du gouvernement de suspendre de manière définitive le dispositif de montage de téléphonie mobile en Algérie.
"Nous n'avons aucune intention de nier que les taux d'intégration actuels sont infimes mais il faudrait tout de même souligner que les perspectives de son amélioration sont importantes, d'autant plus que c'est les producteurs eux-mêmes qui ont longtemps appelé, depuis 2015, à la mise en place du dispositif CKD relatif à la filière téléphonie mobile", plaide le collectif dans un courrier adressé lundi à la ministre de l'Industrie Djamila Tamazirt. "Nous attirons votre attention que cette mesure, qui prévoit de mettre sur le même pied d'égalité les producteurs et les importateurs, n'est pas sans induire des conséquences négatives et dramatiques sur la filière du montage de téléphonie mobile", prévient le collectif. Ce dernier cite comme conséquences le risque de perte de 6.000 emplois directs et 20.000 indirects, la perte d'investissement "en devises de surcroît, l'encouragement de la prolifération du marché parallèle de téléphones et de la devise, ou encore la perte du développement technologique, acquis et potentiel".
"Les producteurs ont consenti des investissements colossaux, en devises de surcroît, afin de mettre en place les unités de montage, lequel investissement qui risque de disparaitre », déplore le collectif, qui estime en outre que cette disposition « ne manquera pas de susciter la perte de la relation de confiance développée avec les opérateurs étrangers de marques mondiales". Le marché algérien des téléphones portables représente entre 8 et 10 millions d'unités par an. Le retour à l'importation du produit fini va "induire une hausse des prix de 90 % entre les droits de douane (30 %) et le DAPS (surtaxe, 60 %)", selon un producteur.
"La mise en place d'une industrie de montage a le mérite d'asseoir une discipline dans le marché de la téléphonie mobile, notamment en ce qui concerne l'origine des marques, la garantie des produits et la prise en charge du client. Ainsi, la suppression de ce dispositif conduira fatalement au retour de la prédominance du marché parallèle", met également en garde le collectif. Le Collectif assure que "la mise en place du dispositif SKD dans la téléphonie a permis de réduire la facture de l'importation des téléphones portables". "Il importe de rappeler que la facture d'importation a toujours été élevée, et a connu une ascension fulgurante, notamment suite à l'avènement de la 3G et la 4G en Algérie, en enregistrant l'évolution suivante", explique le Collectif, en précisant que cette facture "était supérieure à 400 millions USD en 2014, 530 millions USD en 2015 et à 650 millions USD en 2016". Il souligne que "durant toutes ces années l'importation des téléphones mobiles était majoritairement en produits finis et soumise à un droit de douanes réduit à 5 %", et précise qu'en 2017 "la facture a baissé à moins de 230 millions subséquemment à l'interdiction de l'importation de produits finis".
Et qu'en 2018, cette facture a atteint "511 millions, suite à la conversion des importations produits finis vers l'industrie de montage local (SKD)." Dans ce contexte, le collectif appelle le gouvernement à "surseoir à la décision de suppression du régime SKD de téléphonie mobile, à réviser à la hausse les droits de douanes du régime SKD de téléphonie mobile tout en maintenant le DAPS (surtaxe) pour le produit fini, ainsi qu'à mettre en place un comité mixte (ministère de l'Industrie -Collectif des fabricants) pour travailler sur un plan de conversion du régime SKD vers le régime CKD". "Nous sommes persuadés que les pouvoirs publics n'accepteraient jamais de sacrifier un secteur productif au détriment d'une orientation import-import hautement défavorable aux producteurs nationaux et très préjudiciable à l'économie nationale", conclut le Collectif à l'attention nde la ministre de l'Industrie


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.