Raffinerie d'Alger: mise en service des unités de production    Real : Hazard face à un choix compliqué    L'ancien chef du protocole de Bouteflika en prison    Communiqués poussés par des vents contraires et panique chez les PPE    Conseils d'éthique pour l'université    Lait subventionné, la pénurie perdure    Pourquoi un Parlement en Iran ?    Du monde unipolaire à l'avènement d'un nouveau monde multipolaire (2e partie)    Fraude et irrégularités à la présidentielle au Togo    Libye : Haftar avance ses pions dans l'ouest amazigh    Bernie Sanders favori pour affronter Donald Trump    Un an de prison requis contre Fodil Boumala    Enfin le derby de la capitale !    Farès rejoue six mois plus tard    Rentrée professionnelle: la nomenclature de la formation étoffée par 4 nouvelles spécialités    Hasna El Becharia en concert à Alger    ...Sortir ...Sortir ...Sortir ...    «Un solfège thématique»    Participation du film Synapse au Festival de Louxor    L'ANFC interpelle le chef de l'Etat et le ministre de la Justice    Tibane rend hommage à Rachid Talbi    Un représentant du FMI souligne une "vraie volonté de changement" de la situation économique    Congestion routière à Alger: plus de 100 points noirs recensés    Coronavirus : Onze villes en quarantaine en Italie    Afrique de l'Ouest : Les organisations terroristes «coordonnent» leurs opérations    Enamarbre de Skikda : Les travailleurs exigent le départ du Directeur    Adoption de la stratégie d'adaptation de la communication gouvernementale à la nouvelle situation    La révision de la Constitution intervient pour satisfaire les revendications du Hirak    Boxe/Tournoi pré-olympique (4e j): Abdelli en quarts de finale    Le coronavirus menance les prochains matchs de l'Inter Milan    MO Béjaïa : Les Crabes toujours menacés    Journée nationale du patrimoine : La Casbah célébrée sous le signe du deuil    Criminalité à Boumerdès : Les chiffres inquiétants de la police    Constantine : 12 blessés dans un accident de la route près de l'aéroport    Du lundi au jeudi : Perturbations dans l'alimentation en eau potable    Ooredoo confirme l'expulsion du PDG de sa filiale algérienne    Tebboune préside un Conseil des ministres    Handball - O. Maghnia: Les frontaliers qualifiés au play-off    La réforme de l'administration au pas de charge ?    Grève des PNC: Des poursuites disciplinaires contre 200 travailleurs d'Air Algérie    Benfreha: 1.000 bouteilles de boissons alcoolisées saisies    Ras El Aïn: Des terrains désaffectés transformés en décharges de déchets inertes    Time is money ?    Le 53 ème vendredi de la contestation populaire à Sétif. Un an déjà    Makri réitère le soutien du MSP    Une loi sur les religions ravive les tensions du passé    Il a atteint 1,9 % en janvier    Le groupe Ooredoo confirme l'expulsion de Nickolai Beckers    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le procès reporté à demain
Responsables poursuivis dans des affaires de corruption
Publié dans Le Midi Libre le 03 - 12 - 2019

Le tribunal de Sidi-M'hamed à Alger, a reporté, lundi, le procès d'anciens responsables et d'hommes d'affaires accusés dans des affaires de corruption, au 4 décembre en cours
Le tribunal de Sidi-M'hamed à Alger, a reporté, lundi, le procès d'anciens responsables et d'hommes d'affaires accusés dans des affaires de corruption, au 4 décembre en cours
Le collectif de défense des prévenus a demandé le report, jugeant que "les conditions nécessaires au procès n'étaient pas réunies". Les responsables concernés, dont les deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, ainsi que d'anciens ministres et hommes d'affaires, sont poursuivis pour "dilapidation de deniers publics, abus de fonction et octroi d'indus avantages à autrui"
lors de passation d'un marché en violation des dispositions législatives et règlementaires, notamment dans l'affaire programmée aujourd'hui relative au montage de véhicules. Pour rappel, le juge-enquêteur près la Cour suprême avait ordonné, en juillet dernier, le placement d'Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, à la prison d'El- Harrach, après avoir été auditionnés. En application des dispositions de l'article 573 du code de procédure pénale, le parquet général près la cour d'Alger avait transmis, fin mai dernier, au procureur général près la Cour suprême, le dossier d'enquête préliminaire instruite par la Police judiciaire de la Gendarmerie nationale d'Alger, pour des faits à caractère pénal, à l'encontre de ces deux mis en cause. Ainsi donc ce procès très attendu par l'opinion publique nationale n'a pas eu lieu comme prévu.
Le report a été décidé à la demande de la défense qui a jugé les conditions inadéquates pour la tenue des audiences dans la sérénité. En effet une grande pagaille a régné devant la salle d'audience où des dizaines de citoyens et de journalistes se sont tassés dès le début de la matinée dans l'espoir d'assister à ce procès unique dans les annales et que les autorités avaient annoncé "public et ouvert à tous". Le hall du premier étage, où se trouve la salle d'audience, affichait complet dès 9h30. Peu avant 10h, les prévenus sont acheminés de la prison d'El- Harrach dans les paniers à salade de l'administration pénitentiaire. La foule scande les slogans habituels du "hirak" mais ne s'approche pas du cortège, dissuadée par l'imposant dispositif de sécurité déployé. Les prévenus resteront au sous-sol jusqu'après 11h. La police mettra plus d'une heure pour créer un passage au milieu de la foule entassée dans le hall. Les bousculades se multiplient, les protestations aussi. Les plus furieux sont les journalistes, venus nombreux.
La salle d'audience était ouverte uniquement aux juges et aux avocats. Et aux prévenus bien entendu. Ces derniers, "au complet" selon un avocat de la défense, sont entrés dans la salle dissimulés derrière une cloison improvisée en contre-plaqué. Mais ils n'y resteront pas longtemps, juste le temps d'entendre le juge prononcer le report de l'audience au 4 décembre. Ils sortiront de la même manière, c'est-à-dire à l'abri des regards. Rappelons que ce procès porte sur le dossier relatif au montage des véhicules.
Le collectif de défense des prévenus a demandé le report, jugeant que "les conditions nécessaires au procès n'étaient pas réunies". Les responsables concernés, dont les deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, ainsi que d'anciens ministres et hommes d'affaires, sont poursuivis pour "dilapidation de deniers publics, abus de fonction et octroi d'indus avantages à autrui"
lors de passation d'un marché en violation des dispositions législatives et règlementaires, notamment dans l'affaire programmée aujourd'hui relative au montage de véhicules. Pour rappel, le juge-enquêteur près la Cour suprême avait ordonné, en juillet dernier, le placement d'Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, à la prison d'El- Harrach, après avoir été auditionnés. En application des dispositions de l'article 573 du code de procédure pénale, le parquet général près la cour d'Alger avait transmis, fin mai dernier, au procureur général près la Cour suprême, le dossier d'enquête préliminaire instruite par la Police judiciaire de la Gendarmerie nationale d'Alger, pour des faits à caractère pénal, à l'encontre de ces deux mis en cause. Ainsi donc ce procès très attendu par l'opinion publique nationale n'a pas eu lieu comme prévu.
Le report a été décidé à la demande de la défense qui a jugé les conditions inadéquates pour la tenue des audiences dans la sérénité. En effet une grande pagaille a régné devant la salle d'audience où des dizaines de citoyens et de journalistes se sont tassés dès le début de la matinée dans l'espoir d'assister à ce procès unique dans les annales et que les autorités avaient annoncé "public et ouvert à tous". Le hall du premier étage, où se trouve la salle d'audience, affichait complet dès 9h30. Peu avant 10h, les prévenus sont acheminés de la prison d'El- Harrach dans les paniers à salade de l'administration pénitentiaire. La foule scande les slogans habituels du "hirak" mais ne s'approche pas du cortège, dissuadée par l'imposant dispositif de sécurité déployé. Les prévenus resteront au sous-sol jusqu'après 11h. La police mettra plus d'une heure pour créer un passage au milieu de la foule entassée dans le hall. Les bousculades se multiplient, les protestations aussi. Les plus furieux sont les journalistes, venus nombreux.
La salle d'audience était ouverte uniquement aux juges et aux avocats. Et aux prévenus bien entendu. Ces derniers, "au complet" selon un avocat de la défense, sont entrés dans la salle dissimulés derrière une cloison improvisée en contre-plaqué. Mais ils n'y resteront pas longtemps, juste le temps d'entendre le juge prononcer le report de l'audience au 4 décembre. Ils sortiront de la même manière, c'est-à-dire à l'abri des regards. Rappelons que ce procès porte sur le dossier relatif au montage des véhicules.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.