Essais nucléaires français en Algérie: Faire appel aux obligations du Traité de non-prolifération    Rencontre gouvernement-walis: Des instructions et des mises en garde    Contrôles renforcés aux frontières    Santé: Les pharmaciens demandent la révision de la carte de «répartition»    L'insomnie due au stress : pourquoi se produit-elle et comment y remédier ?    NA Hussein Dey: Blocages à tous les niveaux !    Djelfa: Une fillette tuée et un garçon blessé par un poids lourd    Hamza Rouabah, épidémiologiste au CHU de Sétif: «La vaccination des enfants est actuellement à l'étude»    La direction régionale du Commerce d'Oran dresse son bilan: Plus de 2.211 tonnes de produits saisies en 6 mois    La sculpture est-elle «maudite» ?    En perspective des JM 2022 d'Oran: Des instructions pour la réhabilitation du Théâtre de verdure    Les indépendants à l'assaut des communes    Le Gouvernement s'engage    Laporta aurait choisi Xavi    Brèves Omnisports    Mané: «Un match particulier face au Sénégal»    Des retards qui font mal    Feu sur les spéculateurs!    Lamamra brille à New York    530000 Personnes vaccinées    La vie a repris ses droits    Qui contrôle les transporteurs?    La fin des enseignants non doctorants ?    125 nouveaux cas et 9 décès    «L'Algérie est une puissance régionale»    2.244 écoles fermées en raison des menaces terroristes    L'Algérie face au triangle hostile    Reprise du programme culturel et artistique    Journée portes ouvertes    Des salaires à corriger    La littérature comme réinvention perpétuelle du monde    Kaïs Saïed décide d'une série de mesures pour concrétiser la rupture    Un planning de rattrapage pour les travaux en retard    Décès de l'ancien international Rachid Dali    Fateh Talah la 2e recrue...    À la tribune de l'ONU, les Présidents sud-africain et namibien plaident pour l'autodétermination du peuple sahraoui    Le congrès du FFS reporté    La guerre internationale des gazoducs : entre géopolitique et fondamentaux    La scène médiatique en deuil    La facture s'alourdit pour le royaume: Le Maroc joue et perd    Abdelkader Bensalah inhumé au cimetière d'El-Alia    Ali Ghediri condamné à quatre ans de prison    À quand le vrai bonheur?    La presse en deuil    Le séparatisme est un crime en démocraties modèles !    Pétrole : le juste prix ?    La pluralité syndicale et le mammouth UGTA    Formation en écriture cinématographique    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Consolider les mesures de prévention
Epidémie de covid-19
Publié dans Le Midi Libre le 15 - 04 - 2020

L'actuelle crise sanitaire est une pandémie de la maladie Covid-19, due à la propagation d'un nouveau virus de la famille des coronavirus, appelé SARS-CoV-2, apparu en décembre 2019 àWuhan, en Chine. Il est responsable d'une pneumonie mettant en jeu le pronostic vital. Par malheur, le virus se répand de façon planétaire et toute la population mondiale estconcernée.
L'actuelle crise sanitaire est une pandémie de la maladie Covid-19, due à la propagation d'un nouveau virus de la famille des coronavirus, appelé SARS-CoV-2, apparu en décembre 2019 àWuhan, en Chine. Il est responsable d'une pneumonie mettant en jeu le pronostic vital. Par malheur, le virus se répand de façon planétaire et toute la population mondiale estconcernée.
ContenuEn Algérie, l'épidémie est déjà au stade 3, avec une transmission active, et un pic déjà atteint. Elle risque d'être incontrôlable, vu les données épidémiologiques malgré les mesures préventives prises. Le profil épidémiologique semble prendre une allure particulière. Cette allure peut être liée à la structure de notre population. ans (40%), parmi les malades et les décès. Le 6 avril dernier, une fillette de 09 ans est décédée par la maladie. Nous enregistrons, aussi, des pertes de nos compétences voire des professeurs d'université (santé et autres), des médecins, des professionnels de la santé et autres. Le nombre de nouveaux cas énonce une stabilité depuis le premier mars.
Il s'agit soit des résultats du confinement partiel (total pour Blida), appliqué la dernière semaine du mois écoulé, soit c'est un signe de sous déclaration pour défaut de confirmation des cas par manque de kits de prélèvements. Mais, ne s'agirait-il pas d'un silence épidémiologique qui peut être à l'origine d'une catastrophe sanitaire et qu'il faut éviter ? En plus de cette situation, nous relevons un important problème sociétal : la réticence d'une catégorie de la population visà- vis des mesures de lutte contre l'épidémie. Nous constatons que nombreux sont ceux qui continuent à fréquenter des marchés. Aussi, nombreux sont ceux qui se permettent même des visites à leurs proches malades, et ne se conforment pas aux mesures d'hygiène et de confinement. Ajouter à cela, les porteurs asymptomatiques qui sont un maillon très important dans la chaîne de transmission du virus. Ils constituent un danger invisible et si cela n'est pas maîtrisé, l'épidémie risque de s'accentuer, et/ou persister plus longtemps. Vu cette situation, une prévention stratégique doit être envisagée, basée sur la rupturede la chaîne de transmission et la préservation de nos forces qui constituent les véritables barrières de lutte contre le coronavirus : le personnel de santé, les forces de sécurité (sûreté nationale, gendarmes, la protection civile, etc...) 1.
La rupture de la chaîne de transmission : Le confinement est à maintenir. Un confinement total de deux semaines pourraitdiminuer la contamination. Il est à savoir que l'indicateur qui permet d'apprécier l'évolution d'une épidémie est le taux de production de base ou le Ro "Ratio de reproduction de base". Tous les efforts consentis doivent maintenir ce taux inférieur à 1 (valeur infra-épidémique), cela signifie une diminution de la fréquence de contamination dans la population. Statistiquement, il veut dire qu'une personne porteuse du virus ne peut contaminer, au maximum, qu'une seule personne. Le Ro est le rapport entre le nombre des infectés par rapport aux personnes exposées non contaminées par le virus. Le Ro donc, dépend du nombre des infectés. Plus ce dernier est important plus le Ro augmente, ce qui explique l'intérêt du confinement qui permet de diminuer la fréquence de contact par personne et par conséquent la diminution du nombre des contaminés.
Le port de masque généralisé à toute la population est éminent : "Porter un masque pour protéger et se protéger"
L'épidémie est à son troisième stade dont la transmission est active. La contamination est interhumaine par les gouttelettes. Des publications scientifiques récentes évoquent la notion de dispersion du virus à quatre mètres autour du porteur. Les surfaces sont contaminées aussi et le virus y survit plusieurs heures voire plusieurs jours en fonction de la durée de l'infectiosité du virus qui est conditionnée par plusieurs paramètres (le type de support : plastique- acier, la température, le lieu et la densité de sa fréquentation dont la charge virale, etc...) Le masque constitue une véritable barrière à double action. Tout individu porteur duvirus (malade ou porteur sain) protégera environnement contre la contamination. Il protège la personne saine contre les gouttelettes émises et les surfaces seront moins contaminées. Chez une personne saine, il constituera une barrière de réception. Il est impératif d'obliger le port de masque pour toute personne qui quitte son domicile pour travailler ou autre. –Les mesures d'hygiène sont à respecter. Les mains, souillées par les surfaces, constituent le principal vecteur de contamination chez une personne en touchant le visage (bouche, nez et les yeux). Le lavage des mains ou la friction fréquente par la solution hydroalcoolique doivent être de règle.
La sensibilisation de la population est à intensifier. – La recherche des porteurs de virus, connus sous la nomination de porteurs sains, est une pratique des épidémies. Il est de coutume qu'en matière de maladies contagieuses causant des épidémies, le diagnostic de la maladie avec l'identification des porteurs du germe, l'isolement et le traitement suffisent pourcasser la chaîne de transmission. Ainsi un dépistage massif, ne serait-ce que parmi les sujets contacts, pourrait participer à la gestion de l'épidémie (diminuer le nombre de confinés à l'hôpital, prévoir le nombre de malades et de complications). La courbe épidémique saurait fléchir. 2. La préservation des forces barrières contre le coronavirus Covid-19 Il n'est pas à négliger de prévenir la transmission du coronavirus covid-19 chez les populations sensibles, à savoir les professionnels de la santé, la police, la protection civile, la gendarmerie etc, qui constituent les vraies barrières de lutte contre le coronavirus.
Aussi un dépistage au sein de ces populations apporterait son bénéfice. Il est temps d'entreprendre ce type d'actions au sein de cette catégorie de population. Il es nécessaire de revoir les définitions des cas pour renforcer les actions de prévention. Pour le cas suspect, il ne s'agit plus des gens avec la notion de séjour dans une zone endémique mais plutôt c'est toute personne ayant eu un contact avec un cas contaminé ou présentant un signe pouvant évoquer le Covid-19, ou tout professionnel de la santé exerçant dans un centre de prise en charge du Covid-19. Il faut tenir compte de la notion de porteurs de virus (porteurs sains) qui sont les plus dangereux dans l'évolution d'une épidémie et qu'il faut identifier en urgence et, dans ce cas, le dépistage massif s'impose.L'aboutissement thérapeutique n'est pas encore connu. Le protocole basé sur l'hydroxycholoroquine, associé à l'azithromycine, et approuvé par nos experts et notre tutelle autorisant son utilisation, semble donner ses preuves dans la prévention de la détresse respiratoire chez les malades hospitalisés ou ayant présenté des symptômes de Covid-19. Beaucoup de cas ont répondu au traitement et ont rejoint leurs domiciles.
Les mesures de prévention contre le coronavirus Covid-19 sont multiples, car le virus commence à être connu par la communauté scientifique.Leur consolidation permettrait de lutter contre l'épidémie. K. T*Professeur en épidémiologie et médecine préventive au service d'épidémiologie et de médecine préventive (SEMEP) de l'EHU Oran. Faculté de médecine – Université Oran 1. Important : Les tribunes publiées sur Midi Libre ont pour but de permettre aux lecteurs de participer au débat. Elles ne reflètent pas la position de la rédaction de notre média.
ContenuEn Algérie, l'épidémie est déjà au stade 3, avec une transmission active, et un pic déjà atteint. Elle risque d'être incontrôlable, vu les données épidémiologiques malgré les mesures préventives prises. Le profil épidémiologique semble prendre une allure particulière. Cette allure peut être liée à la structure de notre population. ans (40%), parmi les malades et les décès. Le 6 avril dernier, une fillette de 09 ans est décédée par la maladie. Nous enregistrons, aussi, des pertes de nos compétences voire des professeurs d'université (santé et autres), des médecins, des professionnels de la santé et autres. Le nombre de nouveaux cas énonce une stabilité depuis le premier mars.
Il s'agit soit des résultats du confinement partiel (total pour Blida), appliqué la dernière semaine du mois écoulé, soit c'est un signe de sous déclaration pour défaut de confirmation des cas par manque de kits de prélèvements. Mais, ne s'agirait-il pas d'un silence épidémiologique qui peut être à l'origine d'une catastrophe sanitaire et qu'il faut éviter ? En plus de cette situation, nous relevons un important problème sociétal : la réticence d'une catégorie de la population visà- vis des mesures de lutte contre l'épidémie. Nous constatons que nombreux sont ceux qui continuent à fréquenter des marchés. Aussi, nombreux sont ceux qui se permettent même des visites à leurs proches malades, et ne se conforment pas aux mesures d'hygiène et de confinement. Ajouter à cela, les porteurs asymptomatiques qui sont un maillon très important dans la chaîne de transmission du virus. Ils constituent un danger invisible et si cela n'est pas maîtrisé, l'épidémie risque de s'accentuer, et/ou persister plus longtemps. Vu cette situation, une prévention stratégique doit être envisagée, basée sur la rupturede la chaîne de transmission et la préservation de nos forces qui constituent les véritables barrières de lutte contre le coronavirus : le personnel de santé, les forces de sécurité (sûreté nationale, gendarmes, la protection civile, etc...) 1.
La rupture de la chaîne de transmission : Le confinement est à maintenir. Un confinement total de deux semaines pourraitdiminuer la contamination. Il est à savoir que l'indicateur qui permet d'apprécier l'évolution d'une épidémie est le taux de production de base ou le Ro "Ratio de reproduction de base". Tous les efforts consentis doivent maintenir ce taux inférieur à 1 (valeur infra-épidémique), cela signifie une diminution de la fréquence de contamination dans la population. Statistiquement, il veut dire qu'une personne porteuse du virus ne peut contaminer, au maximum, qu'une seule personne. Le Ro est le rapport entre le nombre des infectés par rapport aux personnes exposées non contaminées par le virus. Le Ro donc, dépend du nombre des infectés. Plus ce dernier est important plus le Ro augmente, ce qui explique l'intérêt du confinement qui permet de diminuer la fréquence de contact par personne et par conséquent la diminution du nombre des contaminés.
Le port de masque généralisé à toute la population est éminent : "Porter un masque pour protéger et se protéger"
L'épidémie est à son troisième stade dont la transmission est active. La contamination est interhumaine par les gouttelettes. Des publications scientifiques récentes évoquent la notion de dispersion du virus à quatre mètres autour du porteur. Les surfaces sont contaminées aussi et le virus y survit plusieurs heures voire plusieurs jours en fonction de la durée de l'infectiosité du virus qui est conditionnée par plusieurs paramètres (le type de support : plastique- acier, la température, le lieu et la densité de sa fréquentation dont la charge virale, etc...) Le masque constitue une véritable barrière à double action. Tout individu porteur duvirus (malade ou porteur sain) protégera environnement contre la contamination. Il protège la personne saine contre les gouttelettes émises et les surfaces seront moins contaminées. Chez une personne saine, il constituera une barrière de réception. Il est impératif d'obliger le port de masque pour toute personne qui quitte son domicile pour travailler ou autre. –Les mesures d'hygiène sont à respecter. Les mains, souillées par les surfaces, constituent le principal vecteur de contamination chez une personne en touchant le visage (bouche, nez et les yeux). Le lavage des mains ou la friction fréquente par la solution hydroalcoolique doivent être de règle.
La sensibilisation de la population est à intensifier. – La recherche des porteurs de virus, connus sous la nomination de porteurs sains, est une pratique des épidémies. Il est de coutume qu'en matière de maladies contagieuses causant des épidémies, le diagnostic de la maladie avec l'identification des porteurs du germe, l'isolement et le traitement suffisent pourcasser la chaîne de transmission. Ainsi un dépistage massif, ne serait-ce que parmi les sujets contacts, pourrait participer à la gestion de l'épidémie (diminuer le nombre de confinés à l'hôpital, prévoir le nombre de malades et de complications). La courbe épidémique saurait fléchir. 2. La préservation des forces barrières contre le coronavirus Covid-19 Il n'est pas à négliger de prévenir la transmission du coronavirus covid-19 chez les populations sensibles, à savoir les professionnels de la santé, la police, la protection civile, la gendarmerie etc, qui constituent les vraies barrières de lutte contre le coronavirus.
Aussi un dépistage au sein de ces populations apporterait son bénéfice. Il est temps d'entreprendre ce type d'actions au sein de cette catégorie de population. Il es nécessaire de revoir les définitions des cas pour renforcer les actions de prévention. Pour le cas suspect, il ne s'agit plus des gens avec la notion de séjour dans une zone endémique mais plutôt c'est toute personne ayant eu un contact avec un cas contaminé ou présentant un signe pouvant évoquer le Covid-19, ou tout professionnel de la santé exerçant dans un centre de prise en charge du Covid-19. Il faut tenir compte de la notion de porteurs de virus (porteurs sains) qui sont les plus dangereux dans l'évolution d'une épidémie et qu'il faut identifier en urgence et, dans ce cas, le dépistage massif s'impose.L'aboutissement thérapeutique n'est pas encore connu. Le protocole basé sur l'hydroxycholoroquine, associé à l'azithromycine, et approuvé par nos experts et notre tutelle autorisant son utilisation, semble donner ses preuves dans la prévention de la détresse respiratoire chez les malades hospitalisés ou ayant présenté des symptômes de Covid-19. Beaucoup de cas ont répondu au traitement et ont rejoint leurs domiciles.
Les mesures de prévention contre le coronavirus Covid-19 sont multiples, car le virus commence à être connu par la communauté scientifique.Leur consolidation permettrait de lutter contre l'épidémie. K. T*Professeur en épidémiologie et médecine préventive au service d'épidémiologie et de médecine préventive (SEMEP) de l'EHU Oran. Faculté de médecine – Université Oran 1. Important : Les tribunes publiées sur Midi Libre ont pour but de permettre aux lecteurs de participer au débat. Elles ne reflètent pas la position de la rédaction de notre média.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.