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"Fitna" chez les Frères musulmans
Union du maghreb arabe
Publié dans Le Midi Libre le 28 - 02 - 2021

La situation politique que traversent les pays de l'Union du Maghreb arabe (UMA) est certainement en traind'impacter les relations entre les partis islamistes. Cela est notamment le cas entre ces partis au niveau de trois pays, à savoir le Maroc, la Tunisie et l'Algérie.
La situation politique que traversent les pays de l'Union du Maghreb arabe (UMA) est certainement en traind'impacter les relations entre les partis islamistes. Cela est notamment le cas entre ces partis au niveau de trois pays, à savoir le Maroc, la Tunisie et l'Algérie.
Au Maroc, le Parti de la justice et le développement (PJD) est dans une mauvaise posture depuis, notamment, la normalisation des relations diplomatiques entre ce pays et l'entité sioniste. Le PJD, qui dirige la coalition gouvernementale depuis de nombreuses années, s'est quelque peu attiré l'animosité d'autres partis islamistes des pays de l'UMA. En effet le PJD, qui est affilié à la confrérie des Frères musulmans, donne la nette impression d'avoir adoubé cette normalisation avec Israël alors qu'il n'a eu de cesse de clamer son opposition à cet Etat qui empêche les Palestiniens d'avoir leur propre Etat indépendant. Mieux encore, face à la volonté du roi, qui est le véritable artisan de cette normalisation, le parti n'a opposé aucune résistance et son premier dirigeant, Saâdeddine el- Othmani, qui assume aussi la fonction de chef du gouvernement, a été le signataire de l'accord de normalisation.
Un fait inédit pour un parti islamiste. Cette nouvelle donne a plongé la mouvance islamiste, celle affiliée à la confrérie des Frères musulmans, comme l'attestent les critiques acerbes du MSP en Algérie ou du mouvement Enahda en Tunisie. Ces deux derniers partis, appartenant eux aussi à la mouvance des Frères musulmans, n'ont certes pas attaqué directement le PJD, mais ont dénoncé cette normalisation avec des termes très crus. Les relations entre ces partis, qui étaient au beau fixe avant cette normalisation, ont subi du coup les conséquences de cette action politique largement dénoncée au niveau populaire au Maroc. En tout cas la crise chez la famille des Frères musulmans est visible. Pour preuve de cette tournure politique il n'y a qu'à voir la récente sortie politique du leader du parti Enahda en Tunisie. Rached Ghanouchi avait en effet invité son pays, la Libye et l'Algérie à ouvrir leurs frontières et instaurer une monnaie unique en vue de consolider leurs liens de fraternité. Le leader d'Enahda a exclu ainsi le Maroc de cette proposition a cause, dit-on, de la normalisation avec Israël. Cette proposition n'a pas été du goût des Marocains et des responsables du PJD l'ont critiqué.
Comme c'est le cas d'Abdelaziz Aftani qui a indiqué que "Ghanouchi est sous la pression des événements difficiles qui secouent la Tunisie et ces déclarations sont inopportunes".Mais en Algérie les déclarations de Rached Ghanouchi ont été défendues et soutenues. e chef de file du MSP, Abderazak Makri, a clairement indiqué que son parti soutient le leader tunisien. Dans une conférence de presse, tenue hier, Makri a appelé à l'exclusion du Maroc de l'UMA en précisant que "le Maroc a introduit Israël dans la région et on ne peut lui faire confiance". C'est dire que la crise est une évidence et elle risque même de connaître d'autres développements.
Au Maroc, le Parti de la justice et le développement (PJD) est dans une mauvaise posture depuis, notamment, la normalisation des relations diplomatiques entre ce pays et l'entité sioniste. Le PJD, qui dirige la coalition gouvernementale depuis de nombreuses années, s'est quelque peu attiré l'animosité d'autres partis islamistes des pays de l'UMA. En effet le PJD, qui est affilié à la confrérie des Frères musulmans, donne la nette impression d'avoir adoubé cette normalisation avec Israël alors qu'il n'a eu de cesse de clamer son opposition à cet Etat qui empêche les Palestiniens d'avoir leur propre Etat indépendant. Mieux encore, face à la volonté du roi, qui est le véritable artisan de cette normalisation, le parti n'a opposé aucune résistance et son premier dirigeant, Saâdeddine el- Othmani, qui assume aussi la fonction de chef du gouvernement, a été le signataire de l'accord de normalisation.
Un fait inédit pour un parti islamiste. Cette nouvelle donne a plongé la mouvance islamiste, celle affiliée à la confrérie des Frères musulmans, comme l'attestent les critiques acerbes du MSP en Algérie ou du mouvement Enahda en Tunisie. Ces deux derniers partis, appartenant eux aussi à la mouvance des Frères musulmans, n'ont certes pas attaqué directement le PJD, mais ont dénoncé cette normalisation avec des termes très crus. Les relations entre ces partis, qui étaient au beau fixe avant cette normalisation, ont subi du coup les conséquences de cette action politique largement dénoncée au niveau populaire au Maroc. En tout cas la crise chez la famille des Frères musulmans est visible. Pour preuve de cette tournure politique il n'y a qu'à voir la récente sortie politique du leader du parti Enahda en Tunisie. Rached Ghanouchi avait en effet invité son pays, la Libye et l'Algérie à ouvrir leurs frontières et instaurer une monnaie unique en vue de consolider leurs liens de fraternité. Le leader d'Enahda a exclu ainsi le Maroc de cette proposition a cause, dit-on, de la normalisation avec Israël. Cette proposition n'a pas été du goût des Marocains et des responsables du PJD l'ont critiqué.
Comme c'est le cas d'Abdelaziz Aftani qui a indiqué que "Ghanouchi est sous la pression des événements difficiles qui secouent la Tunisie et ces déclarations sont inopportunes".Mais en Algérie les déclarations de Rached Ghanouchi ont été défendues et soutenues. e chef de file du MSP, Abderazak Makri, a clairement indiqué que son parti soutient le leader tunisien. Dans une conférence de presse, tenue hier, Makri a appelé à l'exclusion du Maroc de l'UMA en précisant que "le Maroc a introduit Israël dans la région et on ne peut lui faire confiance". C'est dire que la crise est une évidence et elle risque même de connaître d'autres développements.


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