L'Otan a haussé le ton hier en demandant au Pakistan de ne pas laisser les talibans «mettre en danger ses soldats et sa mission», après les menaces de poursuivre le Jihad en Afghanistan proférées par un islamiste pakistanais engagé dans des négociations de paix avec Islamabad. «Le Pakistan n'est pas notre ennemi, il doit faire face à ses propres problèmes, mais il doit tenir compte de notre position. Il a le droit souverain de conclure des accords, tout comme nous avons celui de répondre si ces accords mettent en danger nos soldats et notre mission», a déclaré au cours d'une conférence de presse Mark Laity, porte-parole de l'Otan à Kaboul. «L'Otan soutient fermement que tout accord de paix au Pakistan doit tenir compte de la situation sécuritaire en Afghanistan», a-t-il poursuivi. «Nous sommes heureux qu'il y ait un gouvernement élu démocratiquement au Pakistan et nous comprenons son désir de parvenir à un accord de paix avec les insurgés. Mais ce n'est pas une vraie solution que de transférer les problèmes d'un côté à l'autre de la ligne Durand», qui marque la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan, a affirmé le porte-parole. Le nouveau gouvernement en place à Islamabad, issu des élections législatives remportées en février par l'opposition au président Pervez Musharraf, a engagé des négociations avec les talibans pakistanais, alors que le pays est en proie depuis dix-huit mois à des violences sans précédent. «L'islam ne connaît pas de frontières et le Jihad (guerre sainte) en Afghanistan va continuer», a menacé samedi le chef du Mouvement des Talibans du Pakistan (TTP), Baïtullah Mehsud, considéré par les Etats-Unis comme le chef d'Al-Qaïda au Pakistan. «Nous avons noté une augmentation des activités des insurgés dans l'est de l'Afghanistan, qui ne peut être provoquée que par une réduction de l'activité militaire pakistanaise», a souligné pour sa part le porte-parole de l'Otan. La zone tribale pakistanaise, frontalière de l'Afghanistan, est confrontée à une flambée de violences depuis que des centaines de combattants islamistes liés à Al-Qaïda et aux talibans chassés d'Afghanistan y ont trouvé refuge. L'Otan a haussé le ton hier en demandant au Pakistan de ne pas laisser les talibans «mettre en danger ses soldats et sa mission», après les menaces de poursuivre le Jihad en Afghanistan proférées par un islamiste pakistanais engagé dans des négociations de paix avec Islamabad. «Le Pakistan n'est pas notre ennemi, il doit faire face à ses propres problèmes, mais il doit tenir compte de notre position. Il a le droit souverain de conclure des accords, tout comme nous avons celui de répondre si ces accords mettent en danger nos soldats et notre mission», a déclaré au cours d'une conférence de presse Mark Laity, porte-parole de l'Otan à Kaboul. «L'Otan soutient fermement que tout accord de paix au Pakistan doit tenir compte de la situation sécuritaire en Afghanistan», a-t-il poursuivi. «Nous sommes heureux qu'il y ait un gouvernement élu démocratiquement au Pakistan et nous comprenons son désir de parvenir à un accord de paix avec les insurgés. Mais ce n'est pas une vraie solution que de transférer les problèmes d'un côté à l'autre de la ligne Durand», qui marque la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan, a affirmé le porte-parole. Le nouveau gouvernement en place à Islamabad, issu des élections législatives remportées en février par l'opposition au président Pervez Musharraf, a engagé des négociations avec les talibans pakistanais, alors que le pays est en proie depuis dix-huit mois à des violences sans précédent. «L'islam ne connaît pas de frontières et le Jihad (guerre sainte) en Afghanistan va continuer», a menacé samedi le chef du Mouvement des Talibans du Pakistan (TTP), Baïtullah Mehsud, considéré par les Etats-Unis comme le chef d'Al-Qaïda au Pakistan. «Nous avons noté une augmentation des activités des insurgés dans l'est de l'Afghanistan, qui ne peut être provoquée que par une réduction de l'activité militaire pakistanaise», a souligné pour sa part le porte-parole de l'Otan. La zone tribale pakistanaise, frontalière de l'Afghanistan, est confrontée à une flambée de violences depuis que des centaines de combattants islamistes liés à Al-Qaïda et aux talibans chassés d'Afghanistan y ont trouvé refuge.