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Les rituels d'un art sacré
Festival de la Tariqa aïssaouia de Mila
Publié dans Le Midi Libre le 26 - 11 - 2008

La Tariqa Aïssaouia, à laquelle un festival national est consacré depuis dimanche à Mila, se singularise par des chants à haute voix, appuyés par l'usage d'instruments à percussion, le tout sur un rythme allant crescendo. Ces chants sont invariablement dédiés à l'amour du prophète Mohammed (QSSSL) et des ''Awlya Essalihine'' (les amis de Dieu), notamment le fondateur de la confrérie, Cheikh Mohammed Benaïssa, dit Cheikh el Kamel (le cheikh parfait). Selon des sources historiques, le cheikh Benaïssa, né à Fès (Maroc) en l'an 872 de l'hégire et mort en 930 à Meknès, ne s'intéressait nullement, durant sa vie ascétique consacrée à la prière et à l'adoration de Dieu, à la musique ou à la danse. C'est son disciple "El Braoui el Mahdjoub" qui a mis en forme les rituels et les usages protocolaires de la tariqa, enrichis à travers les époques par l'introduction de l'art du chant et de la musique en tant que support d'un enseignement initiatique. La tariqa Aïssaouia s'est implantée ensuite à Tlemcen et à Médéa, sa première zaouïa ayant été fondée au douar Ouzra, près de Médéa, en 1788 de l'ère chrétienne "par la main" de l'un des descendants de Cheikh Benaïssa, pour ensuite s'étendre à travers le territoire de l'Algérie. Cette tariqa a acquis une grande réputation grâce à l'enseignement des vertus de tolérance, de pardon et d'amour de Dieu, portée par un patrimoine culturel et musical qu'illustre la "hadra aïssaouia" au cours de laquelle les instruments à percussion accompagnent les chants religieux dirigés par un cheikh. La "leïla" (nuit) s'ouvre par un "hizb" pour donner lieu, ensuite, à une succession de chants en "solo" tout en réminiscences coraniques, composés par Cheikh el Kamel lui-même, selon certaines sources. Le rythme s'accélère ensuite, mêlant la musique et le chant à la spiritualité dans une atmosphère "enivrante" accentuée par les odeurs de l'encens et du benjoin, favorisant les entrées en transe (le "tahwal") des initiés parmi l'assistance, lesquels, dans un état second, semblent ne plus exister que par le rythme des "bendirs" et des "t'bols".
La troupe Aïssaoua, composée d'hommes uniquement, compte environ 20 membres dirigés par un "mokadem", portant des objets de culte et des habits distinctifs, entouré par les étendards de la tariqa que les "mouridines"( les aspirants) déploient dans tous les sens.
Les instruments de musique des troupes Aïssaoua sont la zorna, (hautbois au timbre strident) et les percussions, "bendir", "taaridja", "bouznazen", "tassa" et autre "t'bol.
La Tariqa Aïssaouia, à laquelle un festival national est consacré depuis dimanche à Mila, se singularise par des chants à haute voix, appuyés par l'usage d'instruments à percussion, le tout sur un rythme allant crescendo. Ces chants sont invariablement dédiés à l'amour du prophète Mohammed (QSSSL) et des ''Awlya Essalihine'' (les amis de Dieu), notamment le fondateur de la confrérie, Cheikh Mohammed Benaïssa, dit Cheikh el Kamel (le cheikh parfait). Selon des sources historiques, le cheikh Benaïssa, né à Fès (Maroc) en l'an 872 de l'hégire et mort en 930 à Meknès, ne s'intéressait nullement, durant sa vie ascétique consacrée à la prière et à l'adoration de Dieu, à la musique ou à la danse. C'est son disciple "El Braoui el Mahdjoub" qui a mis en forme les rituels et les usages protocolaires de la tariqa, enrichis à travers les époques par l'introduction de l'art du chant et de la musique en tant que support d'un enseignement initiatique. La tariqa Aïssaouia s'est implantée ensuite à Tlemcen et à Médéa, sa première zaouïa ayant été fondée au douar Ouzra, près de Médéa, en 1788 de l'ère chrétienne "par la main" de l'un des descendants de Cheikh Benaïssa, pour ensuite s'étendre à travers le territoire de l'Algérie. Cette tariqa a acquis une grande réputation grâce à l'enseignement des vertus de tolérance, de pardon et d'amour de Dieu, portée par un patrimoine culturel et musical qu'illustre la "hadra aïssaouia" au cours de laquelle les instruments à percussion accompagnent les chants religieux dirigés par un cheikh. La "leïla" (nuit) s'ouvre par un "hizb" pour donner lieu, ensuite, à une succession de chants en "solo" tout en réminiscences coraniques, composés par Cheikh el Kamel lui-même, selon certaines sources. Le rythme s'accélère ensuite, mêlant la musique et le chant à la spiritualité dans une atmosphère "enivrante" accentuée par les odeurs de l'encens et du benjoin, favorisant les entrées en transe (le "tahwal") des initiés parmi l'assistance, lesquels, dans un état second, semblent ne plus exister que par le rythme des "bendirs" et des "t'bols".
La troupe Aïssaoua, composée d'hommes uniquement, compte environ 20 membres dirigés par un "mokadem", portant des objets de culte et des habits distinctifs, entouré par les étendards de la tariqa que les "mouridines"( les aspirants) déploient dans tous les sens.
Les instruments de musique des troupes Aïssaoua sont la zorna, (hautbois au timbre strident) et les percussions, "bendir", "taaridja", "bouznazen", "tassa" et autre "t'bol.


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