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1ER NOVEMBRE, REVOLUTION LAIQUE OU RELIGIEUSE ?
Publié dans Le Quotidien d'Algérie le 01 - 11 - 2018

" Nous avons libéré la terre, mais nous avons failli dans la libération de l'homme. "
Ferhat Abbas (Homme d'Etat Algérien, 1899 -1985)
Dans les faits, la Révolution Algérienne fut d'abord terriblement meurtrière. C'est le lot de toutes les révolutions sans exception qu'elles soient laïques ou religieuses. A croire que la liberté et le progrès prônés par l'être humain ne peuvent survenir que dans la violence et l'effusion du sang.
Devant tant de tragédies, de souffrance et de sacrifices consenties par tant de femmes et d'hommes dans leur chair et dans ce qu'ils ont de plus cher, une lecture historique sévère et apaisée en même temps s'impose. Si la déclaration du 1er novembre, stipule dans son programme politique : « la restauration de l'Etat Algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques », il reste néanmoins toute une perdition intellectuelle à oser pour clarifier et interpréter ces mêmes principes qualifiés d'islamiques ; au plus grand désespoir du peuple algérien.
Débat s'il a été initié au rendez-vous imposé par l'Histoire, il nous aurait épargné d'autres peines et souffrances, surtout ceux des deux dernières décennies.
Gouverner c'est prévoir, force est de constater que l'élite algérienne n'est pourvue d'aucun des deux.
Dans une conférence publique prononcée à Alger en février 1964, Malek Bennabi a révélé des faits sur la crise de l'été 1962 : « Pour la vérité historique, il faudrait dire que ce sont les membres du GPRA qui avaient donné l'exemple de cette course éperdue au pouvoir. Les uns lâchant tout un plan à Tripoli où la rédaction du programme n'était même pas achevée, rejoignent Tunis pour s'occuper de leurs "affaires personnelles" et mettre au point leurs combines, avant de remettre les pieds sur le sol natal, en libérateurs. Le GPRA non seulement n'a pas prévu la situation qui a suivi le cessez-le-feu, mais il l'a précipitée par le comportement de ses membres […]. Jusqu'au jour où les libérateurs s'étaient précipités au Rocher noir pour s'emparer du pouvoir, ils n'avaient en tête qu'une idée : réoccuper l'Algérie à mesure que le colonialisme évacuerait ses propres forces, afin que le peuple algérien n'ait aucune possibilité de leur demander des comptes sur leur gestion ». (1)
C'est un jugement d'une grande sévérité que Malek Bennabi a formulé sur le GPRA, mais sa sévérité n'est rien devant l'immensité des affres que vient de consentir tout le peuple algérien. Les réactions et méfaits du parti opposé au GPRA sont connus de tout le monde. Et le peuple, le grand absent vit le résultat de la confrontation qui s'en est suivi. On ne peut effacer les souffrances, mais on peut les amoindrir pour ceux qui vivent et peut être les éviter pour ceux qui viennent après nous. Pour cela, il faut remarquer que notre terre, la terre algérienne brûlée par tant de violence dans sa gouvernance ; a été le produit de défaillances historiques, mais surtout culturelles.
L'Algérie fut envahie par une multitude de peuples dont la dernière fut l'occupation française.
Mais il faut surtout dire avec la même sévérité que celle de Malek Bennabi que les origines de nos malheurs passés et présents relèvent essentiellement du substrat socioculturel d'une civilisation musulmane en décrépitude depuis le 7éme siècle.
Civilisation dont la pensée s'est figée dans un cursus et une interprétation rigide du message divin, solidifiant ainsi les énergies créatrices du savoir dont découle la gouvernance saine.
Ceci fut le prélude d'une aptitude annoncée au colonialisme dans toutes ses formes. Aptitude qui perdure jusqu'à aujourd'hui, et dans laquelle la question soulevée dans le titre de l'article reste purement conjoncturelle.
Khaled Boulaziz
(1) De l'idéologie. Conférence publiée dans Perspectives algériennes, Editions Nahda, Alger, 1964.
Malek Bennabi, Les grands thèmes, IPA, Alger, 1976, p. 84-85.


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