La fameuse «référence religieuse nationale unifiée» (ou unique) est certainement un mythe. Beaucoup d'Algériens ont «découvert» dernièrement qu'ils sont malékites. Certains d'entre-eux, d'ailleurs, se sont étonnés qu'on puisse associer à l'islam le nom d'une autre personne (ici l'Imam Malek) que le Prophète. L'histoire de «l'Algérie musulmane» nous montre par ailleurs qu'il y a eu une période chiite (dynastie fatimide). Durant la période ottomane et jusqu'à la fin de la colonisation française, le rite hanafite, apporté par les Ottomans, a été dominant dans certaines villes du nord du pays, sous l'influence «culturelle» turque. Aujourd'hui, des millions d'Algériens sont de rite ibadite ou des adeptes du soufisme. Cette diversité de rites devrait être une richesse pour l'Islam et non un prétexte à la discorde. La promotion de la culture de la citoyenneté pourra faire éviter certains comportements résultant de modes de pensée dépassés. K. B. [email protected]